Après une grosse journée de travail ou de cours, vous terminez votre repas et vous vous installez confortablement devant la télé pour vous détendre. Là, vous zappez, et vous tombez sur une des comédies les plus mémorables des années 90 : The Mask !
Vous avez déjà vu le film 50 fois, et vous décidez quand même de regarder un peu le début avant de passer à autre chose... mais rien n'y fait, impossible de zapper ! Les facéties de Jim Carrey restent encore irrésistibles 32 ans après la sortie du film.
Un plaisir intact
On connaît déjà l’histoire, on a vu les scènes 1000 fois, on pourrait même réciter certaines répliques avant les personnages. Et pourtant, on reste hypnotisés. Dès que les premières notes résonnent et que Jim Carrey enfile son sourire de démon, la télécommande reste posée sur le canapé.
Bienvenue dans The Mask, cette comédie complètement folle qui prouve, 3 décennies après sa sortie, que certaines oeuvres ne vieillissent décidément pas comme les autres. Sorti en 1994 sous la direction de Chuck Russell, The Mask est bien plus qu’une comédie fantastique des années 1990.
C’est un concentré de folie visuelle, un terrain de jeu grandeur nature pour un Jim Carrey en état de grâce, à une époque où l’acteur semblait capable de repousser chaque semaine les limites de son propre visage.
Dans la peau de Stanley Ipkiss, modeste employé de banque un peu trop gentil pour son propre bien, il trouve le rôle idéal pour laisser exploser son génie comique.
New Line
Le show Jim Carrey
Le véritable secret du film, c’est lui. Jim Carrey ne se contente pas de jouer un personnage. Il devient carrément un dessin animé vivant. Sa gestuelle élastique, ses grimaces impossibles, sa façon de passer d’une expression à l’autre en une fraction de seconde… Tout semble avoir été pensé pour lui.
Et quand Stanley découvre le mystérieux masque, c’est comme si l’acteur obtenait enfin le droit de faire absolument n’importe quoi. Impossible, par exemple, de résister à la scène où le héros débarque dans la rue en costume jaune canari, prêt à faire son show devant une foule médusée après avoir traumatisé Madame Bonpoil.
On pense aussi à cette séquence complètement déjantée où il chante Sancho de Cuba, transformant une situation de confrontation en numéro musical irrésistible. Le film bascule alors dans une autre dimension : celle d’un cartoon grandeur nature où les lois de la physique ne sont plus qu’une vague suggestion.
Ssssssplendide !
Et puis, il y a le fameux "Sssssplendide", cette réplique devenue indissociable de Jim Carrey (et de sa VF, l'immense Emmanuel Curtil). Une punchline, une intonation, une expression : il suffit de quelques secondes pour comprendre pourquoi le personnage est entré dans la légende de la comédie.
Mais The Mask, ce n’est pas seulement une succession de grimaces. C’est aussi une esthétique immédiatement reconnaissable, un mélange de film noir, de fantastique et de cartoon, porté par une mise en scène inventive.
Les effets spéciaux donnent vie à des gags visuels qui restent bluffants par leur créativité, tandis que l’ambiance jazzy et les couleurs éclatantes installent un univers dont on ne se lasse pas.
Et comment oublier Cameron Diaz, qui faisait ici des débuts remarqués au cinéma dans le rôle de Tina Carlyle ? Face à l’énergie incontrôlable de Carrey, elle apporte charme et élégance, sans jamais sembler perdue dans ce tourbillon. Leur alchimie contribue largement au plaisir du film.
Voilà pourquoi The Mask est le piège parfait quand il passe à la télévision. On pense ne rester que 5 minutes, juste le temps de revoir une scène culte. Puis vient un gag, une réplique, un mouvement de danse, et l’on se retrouve happé jusqu’au générique.
Et si vous avez envie de le revoir, sachez qu'il est disponible sur HBO Max !