En attendant la saison 2, l'interprète de la mère de Carrie (Prime Video) revient sur la fin brutale de son personnage !
par Bruna Fernandez
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Alors que la série propose une nouvelle lecture de la mère de Carrie, celle-ci connaît tout de même un destin cruel. Son interprète revient sur les derniers instants de cette mère terrifiante, plus complexe qu'il n'y paraît.

Attention, cet article contient des spoilers sur la fin de Carrie !

Après The Haunting of Hill House, Sermons de minuit et La Chute de la maison Usher, Mike Flanagan s'est attaqué à un nouveau monument de l'horreur : Carrie, le célèbre roman de Stephen King. Disponible depuis le 7 octobre sur Prime Video, cette nouvelle adaptation réserve plusieurs surprises aux spectateurs. Et notamment concernant Margaret White, la mère de l'héroïne, incarnée par Samantha Sloyan.

Habituée de l'univers de Mike Flanagan, notamment grâce à son rôle de Bev Keane dans Sermons de minuit, l'actrice s'est confiée sur la psychologie de son personnage et sa mort particulièrement brutale.

"Elle ne peut pas laisser sa fille grandir"

Avant elle, plusieurs actrices ont incarné cette mère fanatique, notamment Julianne Moore en 2013, et surtout Piper Laurie, nommée aux Oscars pour sa performance dans le film culte de Brian De Palma en 1976. Une version particulièrement inquiétante, dans laquelle Margaret considère sa fille comme l'incarnation du péché. Mais cette nouvelle version prend ses distances avec ses prédécesseures. Car pour Mike Flanagan, l'objectif était justement de proposer une autre lecture du personnage.

"Dans le livre, elle voit Carrie comme une personnification du péché, à bien des égards", confirme Samantha Sloyan au Hollywood Reporter. "Mike m'a dit que la raison de refaire Carrie, c'était de l'aborder différemment. [...] Et la façon dont il a construit Margaret, c'est que Margaret aime sa fille."

Si Margaret se montre autoritaire et violente, Samantha Sloyan estime que ses actes sont avant tout motivés par la peur de perdre Carrie. "Elle sait exactement de quoi sa fille est capable. Et je pense que ce moment où les pierres tombent, c'est vraiment celui où Margaret décide que cette enfant ne quittera pas la maison. Parce que que fait le monde aux monstres ? [...] Elle s'est simplement dit : ‘Non, ils ne l'auront pas.’", explique-t-elle à Collider.

Une peur qui dissimule également une immense solitude depuis la mort de son mari, Ralph. "J'ai vraiment l'impression que, tout au long de la série, nous assistons au déchirement du cœur de Margaret. Elle ne peut pas laisser sa fille grandir, ni la laisser partir, parce qu'elle a fait de Carrie toute sa vie." Et d'ajouter : "Carrie est véritablement tout ce qui reste de bon dans ce monde aux yeux de Margaret."

Pourquoi Margaret connaît-elle une fin aussi brutale ?

Dans le dernier épisode, Margaret révèle qu'elle possède elle aussi des pouvoirs psychiques. Une découverte qui remet profondément en question ses croyances religieuses. Alors qu'elle a survécu à l'effondrement de sa maison, elle se retrouve face à Adelaide (Kate Siegel), qui utilise ses pouvoirs pour arrêter son cœur.

"Je pense qu'à ce moment-là, elle comprend très clairement que ce n'était pas Dieu qui lui parlait", poursuit Samantha Sloyan auprès de Collider, en référence aux pouvoirs que Margaret prenait pour une manifestation divine. "Et pourtant, elle choisit de se tourner une nouvelle fois vers lui. Elle a repoussé tout le reste. Elle n'a plus aucun autre lien."

Pour l'actrice, cette mort marque surtout une terrible prise de conscience. "C'est une mort terrible. Je pense qu'elle ressemble à ce que traverse Bev, mais avec un cœur plus bienveillant : se retrouver brutalement face au fait qu'on a fait les mauvais choix."

Et de conclure : "À cet instant, il ne reste rien. La seule chose à faire, c'est espérer que quelqu'un pourra vous pardonner et que la prochaine étape sera meilleure".

Les huit épisodes de Carrie sont disponibles sur Prime Video, et une saison 2 est déjà en route !

Bruna Fernandez
Bruna Fernandez
Née l'année où Kevin McCallister a été oublié à la maison, Bruna grandit entre le Brésil et la France, jamais loin des salles obscures. Journaliste multimédia (et multifonctions), elle aime décortiquer les liens entre cinéma, séries et société, sans jamais bouder un bon épisode de « Friends ».
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