Le programme proposé par les chaînes de télévision ne vous satisfait pas lundi 26 octobre ? Allociné vous propose de passer une soirée cinéma en redécouvrant un film culte qui a marqué l'histoire du septième art. Si vous disposez d'un abonnement à Prime Video, la plateforme de streaming d'Amazon, on vous conseille de visionner Goldfinger de Guy Hamilton. Sorti en France le 18 février 1965, ce long-métrage constitue le troisième volet de la saga cinématographique consacrée à James Bond, le célèbre espion créé par l'écrivain britannique Ian Fleming en 1953.
Après les succès de James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1962) et Bons Baisers de Russie du même cinéaste (1963), Sean Connery reprend pour la troisième fois le rôle de l'agent secret. Le protagoniste se lance dans une nouvelle mission, enquêter sur le milliardaire Auric Goldfinger, dont les spéculations sur l'or inquiètent les États-Unis et la Grande-Bretagne. Notre héros tentera alors de déjouer un complot visant à irradier le dépôt de lingots de Fort Knox à l’aide d’une bombe radiologique.
Cet épisode marque un tournant dans la saga. Goldfinger est en effet considéré comme le film qui a véritablement défini les codes de James Bond et façonné l’identité de l’agent 007, devenue emblématique dans les opus suivants, Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967) ou Casino Royale (1967). Parmi les éléments introduits dans cette aventure : l’utilisation massive de nouvelles technologies et de gadgets par l'espion, une longue séquence pré-générique largement indépendante de l’intrigue principale, des décors situés dans plusieurs pays étrangers et un humour teinté d’ironie.
Donner davantage de puissance aux méchants
Après avoir triomphé au box-office en récoltant 120 millions de dollars à travers le monde, Goldfinger a rentabilisé son budget en deux semaines et été reconnu par ses pairs en devenant le premier film de James Bond à avoir remporté un Oscar, celui du meilleur montage sonore. Salué soixante ans plus tard comme l'un des meilleurs films d'action de tous les temps, notamment par le site spécialisé Collider, l'œuvre est aussi iconique grâce à son antagoniste.
Une volonté de Guy Hamilton, qui souhaitait faire de James Bond un héros moins invincible, en donnant davantage de puissance aux méchants. Mission réussie avec Auric Goldfinger, incarné par Gert Fröbe, et devenu l'un des adversaires les plus mythiques de l'agent 007. "Vous espérez que je parle ?", lui lance notre héros. "Non, monsieur Bond, j'espère que vous mourrez ! Il n'y a rien que vous puissiez me dire que je ne sache déjà !", lui rétorque-t-il dans une réplique désormais culte. S'il n’impressionne pas par sa stature physique, le magnat de l'or est intelligent, impitoyable et inoubliable.
