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    [Cannes ON AIR] Le Festival vu par… Jean-Victor - Lundi 21 mai
    22 mai 2012 à 09:00
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    Du 16 au 27 mai, suivez les aventures cinématographiques et cinéphiles de trois blogueurs au Festival de Cannes 2012. Aujourd'hui, Jean-Victor nous parle de Resnais, de Takashi Miike et de la jungle des invitations cannoises... Avec AlloCiné et Carte Noire.

    Traumatisé dès son plus jeune âge par le 7ème art, écrit et parle devant une caméra sur CloneWeb.

    Toujours en quête d’invitations de plus en plus rares et précieuses, cette journée a été pour le moins prise de tête. Pour vous faire comprendre un peu comment ça marche, il faut déjà savoir qu’à Cannes, même en ayant une accréditation dite "Festival", vous n’êtes pas sûr de voir les films. A partir d’un certain rang de badge, vous cumulez des points avec lequel vous pouvez retirer à des bornes les invitations pour la sélection officielle, contre une somme déterminée. Le problème réside dans la hiérarchie des badges, puisque tout le monde n’a pas le même nombre de points max, et que les gens ayant plus de réserve ont aussi accès aux réservations avant les autres. Le tout donne lieu a des situations assez grotesques, où comment vous vous retrouvez 10 minutes, parfois bien plus, avant la possibilité de réserver pour une séance déjà complète. Et comme certains annulent leurs réservations, il est possible qu’il en tombe à tout moment, pour repartir dans la seconde...

    Après avoir bataillé durant quelques heures, j’ai réussi à obtenir un sésame pour LA montée des marches de la journée : celle de Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais. Un monstre du cinéma venu avec tous ses acteurs fétiches et qui fût accueilli sous un tonnerre d’applaudissements. Concernant son dernier film, on y voit tous ses comédiens récurrents dans leurs propres rôles et se retrouvant dans la villa d’un metteur en scène de théâtre défunt dont la dernière volonté était de les réunir pour qu’ils approuvent une nouvelle version de sa pièce la plus célèbre. En plein visionnage de cette nouvelle monture, ils vont chacun leur tour se retrouver projetés dans celle-ci, et refaire leurs histoires, celle du réalisateur et de sa carrière. Un film testament qui s’amuse une fois n’est pas coutume à prendre de la distance avec la fiction, à la déconstruire pour mieux s’en jouer et la mettre en perspective avec la carrière de Resnais. Un dispositif qui m’a surtout laissé en dehors du film...


    Le soir même, c’était Takashi Miike en séance de minuit avec son For Love’s Sake. Après une première séance nocturne catastrophique samedi soir avec le Dracula de Dario Argento, Monsieur Miike a relevé le niveau avec cette comédie musicale racontant l’histoire d’amour compliquée entre une jeune adolescente venant d’une famille de bourgeois et un rebelle vivant dans la rue, n’ayant aucune considération pour quoi que ce soit et qui passe son temps à casser la gueule à tout ce qui bouge. Si on comprend très vite l’intérêt de projeter une telle œuvre à cette heure-çi, on ne peut qu’être déçu par un traitement qui n’arrive jamais à satisfaire les ambitions de ce réalisateur fou. Les chansons sont drôles, loufoques, et le manque de budget est comblé par des chorégraphies qui pallient les limites de décor et costume du film, mais le rythme ne cesse d’alterner scène un peu folle et passage à blanc, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Sur 2h15 de film, ça devient vite problématique.


    Demain, dernière journée déjà me concernant, avec le film que j’attend le plus de cette sélection : Killing Them Softly de Andrew Dominik. Qui sait, peut être qu’on va croiser Brad Pitt sur la croisette...

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