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    "Le temps d'aimer et le temps de mourir" ressort en salles : 5 choses à savoir sur le chef-d'oeuvre de Douglas Sirk
    Par Cécile Desclaux — 13 oct. 2016 à 12:45
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    À l'occasion de la ressortie de "Le temps d'aimer et le temps de mourir", redécouvrez en cinq anecdotes le chef-d'oeuvre de Douglas Sirk sorti en 1959, porté par le couple de cinéma John Gavin et Liselotte Pulver.

    Ciné Sorbonne

    De quoi ça parle ?

    1944. Alors qu'il revient dans sa ville natale pour une permission de trois semaines, Ernst Graeber, jeune soldat allemand envoyé sur le front russe, rencontre Elisabeth Kruse, dont il tombe amoureux. Mais la guerre qui continue va bouleverser leur histoire...

    Ciné Sorbonne
    John Gavin, Liselotte Pulver

    L'oeuvre d'un grand

    Le Temps d'aimer et le temps de mourir est souvent considéré par de nombreux cinéphiles comme l'acmé de la période mélodramatique de Douglas Sirk. Le film est adapté de l'oeuvre de l'un des plus grands écrivains post Première Guerre mondiale : l'Allemand Erich Maria Remarque. Mobilisé sur le front en 1916, gravement blessé en 1917, il sera toute sa vie un pacifiste convaincu, au même titre que son homologue français, le non moins célèbre Roland Dorgelès, auteur des Les Croix de boisErich Maria Remarque a écrit Un temps pour vivre, un temps pour mourir en 1954, également paru en France sous le titre L'Île d'espérance. Pour la petite histoire, le romancier est devenu très ami avec Douglas Sirk, si bien qu'il a emménagé en Suisse dans une maison non loin de la sienne vers la fin de sa vie.

    L'admiration de Godard

    Dans le numéro d'avril 1959 des Cahiers du CinémaJean-Luc Godard a écrit une lettre enflammée à Douglas Sirk, expliquant que son adaptation de l'oeuvre d'Erich Maria Remarque était son film préféré dans sa filmographie.

    Ciné Sorbonne
    John Gavin, Liselotte Pulver

    Souvenir douloureux

    Douglas Sirk tourna son film en Allemagne, en un temps où de nombreux cinéastes exilés aux Etats-Unis revenaient en Europe. Mais pour Sirk, l'une de ses motivations était familiale : le cinéaste était hanté par le sort tragique de son fils, né d'un premier mariage. Sa première femme était une militante nazie et avait embrigadé son fils en partie par vengeance envers Sirk dont la seconde femme était d'origine juive. Le fils de Sirk a probablement été tué sur le front russe au printemps 1944. Ainsi, le film semble hanté par ce que Sirk imagine être les dernières semaines de son fils.

    Problème de montage

    Malade, Douglas Sirk n'a pas pu terminer le montage de son film. C'est donc Bob Arthur, producteur du film, qui s'en est chargé, en suivant les consignes du cinéaste.

    Refus de visa - Attention Spoiler ! -

    Les Autorités de l'Union Soviétique ont refusé d'accorder un visa d'exploitation au film de Douglas Sirk, au motif que le héros du film incarné par John Gavin se faisait tuer par des partisans ; une chose inconcevable pour l'URSS. De même, Israël a refusé de diffuser le film sur son territoire.

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