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Mel Gibson
Si Mel Gibson a bien fait l'acteur dans des films de guerre comme Gallipoli au début de sa carrière (voir supra dans le dossier) ou Nous étions soldats qui avait pour toile de fond la guerre du Viêtnam, les circonstances ayant mené Gibson à la réalisation de son premier film de guerre, Tu ne tueras point, sont singulières. Il s'agit en effet de sa première réalisation en dix ans : le cinéaste n'avait plus rien réalisé depuis Apocalypto. Comme nous l'évoquions dans cet article, le film a surtout été l'occasion pour Gibson de sortir de l'enfer du purgatoire hollywoodien dans lequel il était plongé depuis dix ans, en raison de ses multiples dérapages comportementaux pas vraiment contrôlés.
Le film raconte l'histoire vraie de Desmond Doss - interprété par un Andrew Garfield très habité- qui s'engage dans l'armée durant la Seconde guerre mondiale, déterminé à sauver des vies sur la ligne de front en tant qu'infirmier, mais qui refuse de porter une arme à feu, par conviction religieuse. "Cela met en lumière ce que cela signifie pour un homme de conviction et de foi de se retrouver dans une situation infernale... et, au milieu de ce cauchemar, cet homme est en mesure d'approfondir sa spiritualité et d'accomplir quelque chose de plus grand", expliquait Mel Gibson, lors d'une conférence de presse à Beverly Hills autour du film, le 22 octobre 2016.
Ci-dessous, la bande-annonce du film...
Quatorze ans se sont écoulés entre l'idée de tourner Tu ne tueras point et la production effective du film. Bill Mechanic tenait absolument à ce que Mel Gibson réalise : "J’ai envoyé le scénario de Tu ne tueras point à Mel en 2002, puis en 2010 et enfin en 2014. Ses agents l’avaient lu, mais jusqu’à ce que je le lui fasse parvenir pour la troisième fois, il avait préféré se concentrer sur ses propres projets. En 2014 cependant, il l’a lu d’une traite et dès le lendemain matin, il acceptait de prendre les rênes du film", se souvient le producteur.
Si le film n'a malheureusement pas été tout à fait un triomphe au Box office, encore qu'il a été rentable (on parle d'un budget de 54 millions, pour 175 millions de $ de recettes), il a au moins eu le mérite de remettre en selle un cinéaste (trop) longtemps déchu.