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    Westworld : derrière la SF, une série résolument féministe
    Par Maximilien Pierrette (@maxp26) — 29 avr. 2018 à 11:00
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    Il y a de la science-fiction, du mystère et toute une réflexion autour de l'intelligence artificielle et de la notion de conscience. Mais "Westworld" c'est aussi (et surtout ?) une série féministe qui résonne dans l'actualité - ATTENTION SPOILERS !!!

    HBO

    News, vidéos, personnages : retrouvez l'univers de la série sur westworld.allocine.fr

    ATTENTION - Cet article s'appuie sur des exemples précis de la saison 1 et du début de la 2 de "Westworld", et contient donc des spoilers sur l'intrigue. Il vaut mieux passer votre chemin si vous n'êtes pas à jour, pour mieux revenir ensuite. Pour les autres, rendez-vous après le générique de la saison 1.

    Le générique de Westworld

    Lancée le 2 octobre 2016 sur HBO, Westworld a très vite fasciné et suscité bon nombre de théories : sur la temporalité de l'histoire, la localisation du parc, l'idendité du mystérieux Arnold et de l'Homme en Noir ou encore les hôtes qu'on tente de nous faire passer pour des humains, dans ce récit centré sur la prise de conscience et la révolte progressive des robots qui peuplent les lieux. Mais c'est aussi (et surtout ?) une série féministe, aspect qui n'était pas au coeur de la majorité des discussions, alors qu'il constitue celui du show.

    Tout a pourtant commencé sur un malentendu, avant même la diffusion du pilote, lorsque beaucoup ont pointé du doigt le postulat initial et l'idée de ce parc dans lequel les riches visiteurs peuvent faire absolument ce qu'ils veulent aux hôtes, y compris sur le plan sexuel. Un pitch qui, couplé aux promesses de nudité fréquente et caractéristique de bon nombre des productions d'HBO, a fait redouter que la série ne dérape comme Game of Thrones avec le viol de Sansa Stark par Ramsey Bolton et ne banalise ce type de comportement. Assez pour que la co-créatrice de la série, Lisa Joy, ne monte au créneau lors d'une présentation à la presse.

    FAMEFLYNET / BESTIMAGE
    Lisa Joy et Jonathan Nolan, son compagnon et co-créateur de "Westworld" avec elle

    "La violence sexuelle est un sujet que nous prenons au sérieux. C'est incroyablement dérangeant et terrifiant", avait-elle expliqué lors d'un panel organisé par la Television Critics Association. "[Westworld] explore ce crime, le définit en même temps que les tourments des personnages au sein de cette histoire pour mieux aborder les leurs avec, je l'espère, de la dignité et de la profondeur." Peu tendre avec les femmes souvent reléguées au second plan, à quelques rares exceptions près (Johnny Guitar, The Homesman, la récente série Godless), le western apparaît alors comme l'écrin idéal pour mettre cette histoire d'émancipation en scène.

    Car la situation n'est pas reluisante pour les personnages féminins dans le pilote, qui nous présente une situation que l'on devine amenée à vite changer : quand elles ne sont pas montrées comme des empêcheuses de tourner en rond (Theresa, Elsie), les femmes sont notamment représentées par Maeve (Thandie Newton), la tenancière d'un bordel, et Dolores (Evan Rachel Wood), jeune demoiselle en détresse dont Teddy (James Marsden) ne parvient pas à empêcher le viol par l'Homme en Noir (Ed Harris). Un acte que l'épisode laisse hors-champ, ce qui renforce son impact et prouve que la complaisance ne sera pas au programme. Pas plus que la nudité n'aura de fonction érotique, puisqu'elle sert à accentuer la déshumanisation des hôtes.

    DES FINS VIOLENTES POUR DES JOIES VIOLENTES

    Au premier abord, Dolores et Maeve apparaissent comme deux archétypes qui renvoient au complexe dit de "La Madone et la Putain" développé par Freud dans la littérature psychanalitique et qui décrit une incapacité à maintenir une excitation sexuelle au sein d'une relation sérieuse et amoureuse. Les hommes qui en sont atteints éprouvent du désir pour une partenaire qui a été dégradée mais pas celle qu'ils respectent, et Westworld se sert de cette idée qui revient fréquemment dans la pop culture pour mieux la déconstruire ensuite, dès que des réminiscences et souvenirs de vies passées viennent parasiter cette mécanique que les créateurs du parc pensaient bien huilée.

    Malgré les efforts des employés pour leur faire oublier les outrages dont elles ont été les victimes et les remettre sur pied, des souvenirs de plus en plus précis subsistent comme autant de blessures internes que des cicatrices effacées ne peuvent masquer. Il n'y a qu'à voir la façon dont Maeve pose sa main sur son bas ventre en grimaçant dès lors que l'image de sa fille lui revient, ou comme Dolores paraît déboussolée et perdue entre passé et présent quand, bien aidée par le labyrinthe de Bernard/Arnold (Jeffrey Wright) censé la mener vers la pleine conscience, des moments sombres de sa vie refont surface.

    HBO
    Dolores prête à mener la révolte

    Des traumatismes sur lesquels chacune va s'appuyer pour sortir du programme conçu pour les hôtes et dans lequel chacun est enfermé, voué à suivre le même scénario sans cesse et sans cesse, sous peine de sanction (la boucle dont Dolores est prisonnière et victime dans la partie au présent ou la menace d'une mise au placard pour Maeve). Après avoir vu leurs conduites respectives dictées par des humains pendant trois décennies, elles se révoltent dans ce qui s'apparente à un soulèvement des minorités doublée d'une charge contre le patriarcat.

    "Elle n'a jamais été ma fille, pas plus que je ne suis celle qu'ils ont crée", affirme Maeve dans le final de la saison 1 alors que Dolores, qui a fait part de son envie de ne plus être une demoiselle en détresse quelques épisodes plus tôt, débute la 2 par de nouveaux massacres de visiteurs pour bien faire comprendre que le temps où les hôtes étaient "prisonniers de [leurs] désirs" est révolu. "Ce sont des rôles que vous m'imposiez", déclare-t-elle froidement. "Il me reste un dernier rôle à jouer : le mien." Des propos qui frappent encore plus dans cette époque post-affaire Weinstein de libération de la parole, et dont Evan Rachel Wood a été l'une des grandes artisanes avec ce discours absolument terrifiant prononcé au Congrès le 28 février dernier, et dans lequel elle évoquait frontalement les viols et abus dont elle a été victime.

    C'est dans une société et un milieu, celui du divertissement, en plein bouleversement que Westworld fait son retour pour nous montrer... un monde en pleine mutation. Pour ne pas dire révolution. Diffusée au moment de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, elle aurait pu avoir le même impact que The Handmaid's Tale, autre grande série qui met l'émancipation féminine au coeur de ses enjeux, si elle était passée quelques mois plus tard. Le hasard du calendrier met d'ailleurs les deux shows face-à-face puisque celui de Jonathan Nolan et Lisa Joy a repris le 22 avril, soit trois jours avant celui de Bruce Miller.

    QUAND RÉALITÉ ET FICTION SE CONFONDENT

    Voir ces deux shows avancer en parallèle à l'heure du #MeToo et autre Time's Up peut ainsi s'avérer passionnant et mettre en lumière des similitudes qui ne sautaient pas aux yeux à première vue, ou l'idée qu'il est question de combats que les femmes tentent de mener depuis "des temps immémoriaux", comme le soulignait Lisa Joy au moment de présenter Westworld, série qui fait se rencontrer fiction et réalité à plusieurs niveaux, et possède même un aspect méta qui s'incarne dans le personnage de Maeve.

    Apprendre que son interprète Thandie Newton songeait à se retirer du métier avant que le rôle ne lui soit proposé ne fait d'ailleurs que renforcer cette impression. Surtout quand la tenancière du bordel est jugée trop vieille et ne doit son salut qu'à Elsie Hughes (Shannon Woodward), programmatrice qui empêche sa mise au placard. Dotée d'une aperception générale (perception accompagnée de réflexion et de conscience) après avoir ordonné sa mise à jour dans l'épisode 6 de la saison 1, elle se met alors à prendre de la hauteur vis-à-vis des récits dans lesquels elle était enfermée et oeuvre de plus en plus en coulisses, avec une attitude décisionnaire. Comme une actrice devenue productrice pour avoir un peu de contrôle sur leur carrière.

    Associée au scénariste en chef Lee Sizemore (Simon Quarterman), qu'elle force à se déshabiller intégralement dans l'épisode 1 de la saison 2 pour bien montrer que le rapport de force a changé, elle pourrait même nous être présentée comme l'équivalent d'une showrunneuse, pour permettre à Westworld de continuer à se présenter comme une série qui parle aussi... de l'écriture de série. Et subvertit "des thèmes incroyablement poignants et importants sur la façon dont les femmes sont representées", pour reprendre les termes choisis par Lisa Joy pour décrire le show à Thandie Newton.

    HBO
    Maeve, en route vers la prise de pouvoir ?

    D'abord malmenées, les femmes sont aujourd'hui au coeur de la révolte qui s'annonce sanglante et où les prétendus héros masculins ont mal tourné suite à une frustration amoureuse (William, futur Homme en Noir) ou ne sont là que pour aider les autres dans leur tâche (Teddy et sa mâchoire carrée). Une prise de pouvoir que l'on retrouve dès la nouvelle version du générique où les personnages de Maeve et Dolores sont clairement représentées par ces images d'une mère et de son enfant, et de longs cheveux blonds coiffés, comme nous vous l'expliquions dans notre décryptage.

    Comme ses hôtes cachent une conscience derrière leur constitution synthétique, Westworld parle presque moins d'intelligence artificielle que de féminisme derrière des atours de science-fiction, et c'est aussi en cela qu'il se distingue de son modèle cinématographique, focalisé sur le point de vue des visiteurs humains. Et l'arrivée de sa saison 2 dans le contexte actuel a de fortes chances de décupler son impact pour faire d'elle l'une des grandes séries féministes de notre époque. Au vu du premier épisode et de la façon dont certaines répliques résonnent comme des coups de feu, le bébé de Lisa Joy et Jonathan Nolan semble sur la bonne voie.

    Westworld S2 est diffusé sur OCS en simultané dès 3h du matin, puis en US+24 à 20h45 le même jour

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    Commentaires
    • Awshit
      Ces deux la sont loins d'être mes personnages préférés en tout cas
    • Barbo69
      Oui la série joue avec la frontière entre le libre arbitre ou non et je pense que la suite nous resserve encore des surprises notamment vis à vis des travaux des Ford et qu'il ne faut pas le mettre sur la touche.
    • Lccf
      C'est très ambigu ... Pour Dolores, oui, elle semble se comporter comme Ford l'espérait, malgré ses déclarations. Il a clairement prévu et voulu le chaos qui s'abat sur le parc.Mais Maeve ... si je comprends bien le final de la saison 1, Ford escomptait qu'elle s'échappe vers le monde extérieur, mais c'est elle qui choisit de rester pour trouver sa fille. Il me semble même que les scénaristes ont dit que la scène du train, où elle prend cette décision, est le moment exact où elle développe un libre arbitre.On pourrait en débattre éternellement ... le fait que Arnold, puis Ford aient créé les conditions d'éclosion de la conscience chez les Hôtes la rend-elle moins réelle ?
    • who do you think you are talki
      Faut pas se formaliser, c'est le côté pop culture couplé à la mode féministe ( je sens qu'on va me tomber dessus pour ces mots) qui veut ça...quant au ne banalise ce type de comportement, au vu des évènements récents faut croire que ça n'a pas attendu GOT pour être banal....cependant il est vrai qu'on aurait pu se passer de la fameuse scène de Sansa (qui n'est pas dans le livre) et qui est pour moi une manière de donner de l'épaisseur ( tout le monde n'a pas la patience de Martin pour faire évoluer un personnage) à un personnage plutôt mièvre tout en choquant. Je peux comprendre l'auteur de l'article sur le fait que cette scène puisse être apparentée à une forme de voyeurisme malsain (perso je l'ai zappé)...Bref, on pouvait se passer de cette scène dans GOT comme on pouvait se passer de cette référence dans l'article de monsieur Pierrette
    • Lila .B
      Dans GOT les femmes sont sur le devant de la scène quand on voit le nombre de femmes fortes comme vous le cité : Daenerys , Cersei , Arya, Sansa , Brienne et je rajouterai aussi le soeur de Theon, Yara . Les polémiques de comme quoi la série est misogyne n'ont pas lieu d'être , car l'histoire bien que imaginé par l'auteur rappel des choses du moyen âge et l'on sait qu'a cette époque c'était pas des saints.
    • Barbo69
      Entierement d'accord avec vous surtout pour le tacle à Got qui n'a pas lieu d'être et qui est surtout un avis perso du rédacteur de cet article...
    • Barbo69
      Son pouvoir n'est que illusion, c'est Ford qui détient le pouvoir et ceci même après sa mort. Les robots jouent son scénario depuis le début sans même sans rendre compte !
    • Belboug Babenco
      Le terme féministe est à la mode. En tous cas, il semble que les scénaristes et les critiques officiels en ont conscience. C'est bien. Toutefois, on peut se demander si ce thème n'est pas, pour ces derniers, une cible marketing de plus surfant allègrement sur la vague de l' affaire Weinstein et balance ton porc .En effet, Aucun d'entres eux ne qualifiaient de féministes les séries comme Super jaimie, Wonder woman, Chapeau melon et bottes de cuirs, les drôles de dames, le personnage d'Alexis Carrington dans Dynastie ou la sorcière bien-aimée. Pas plus des séries plus récentes : Revenge ,Outlander, Big Little Lies ou Orange Is the New BlackPour revenir sur le féminisme des femmes-robots dans Westworld, il ne faut pas oublier la lutte pour le pouvoir qu'a menée le personnage Theresa Cullen, directrice de la qualité du parc (éliminée par Hopkins) et la lutte que mène actuellement Tessa Thompson alias Charlotte Hale, directrice exécutive du parc.
    • N_et
      Demain ils pourraient transformer ces robots en humains que personne dans le fan club ne réagirait . mdr !On passe du thème de l'IA à la révolte des Femen en plastique en route pour faire des sushis à shogun-park ...J'ai hâte de voir la fin , ça promet assurément être pire que celles des trucs genre TWD ou Lost ^^
    • Guillaume B.
      J'ai cité Buffy parce que j'étais grand amateur à l'époque mais j'aurais pu mentionner d'autres titres, comme Sex and the city par exemple. S'il est vrai que WW a du féminisme et que les propos ici évoqués sont intéressants, je ne peux m'empêcher de penser que de toute façon, il y a du féminisme dans toutes les séries modernes, que ce soit par intérêt politique ou par opportunisme commercial et ciblage de public (ce qui n'est pas le cas de WW bien entendu).Je trouve juste maladroit dans une argumentation bien faite sur Westworld, et qui tend quand même à un sujet plus large, qui d'ailleurs cite brièvement handmaid's tale (que je n'ai pas vu donc j'ai rien à dire dessus) mais manque d'élargir le débat sur un cadre plus large, de balancer au détour de quelques lignes GOT en la présentant comme un dérapage ou en parlant de banalisation du viol. Que la scène avec Sansa ait fait polémique, d'accord (bien que je ne vois pas pourquoi elle l'a fait d'ailleurs) mais alors le paragraphe aurait pu le mentionner d'une manière plus claire car on a l'impression dans la formulation que cette question de dérapage et banalisation du viol sont l'opinion avancée de l'auteur ou un fait avéré (et le faire sans arguments pour étayer, ça m'agace), le tout vite balancé en passant, ça m'a fait un peu tiquer j'avoue.
    • MaxPierrette
      Il y a eu beaucoup d'articles sur le féminisme de Buffy ces dernières années, ça a l'air d'avoir été compris. Tout comme GoT, malgré ses nombreuses qualités, avait fait polémique avec cette scène et quelques autres moments.
    • Guillaume B.
      Je ne dis pas qu'ils l'ont prétendu mais pourquoi taper sur GOT en parlant de dérapage ou banalisation du viol? Ca me paraît un peu gratuit et injuste de n'évoquer GOT que pour des dérives sans alors souligner qu'elle ait aussi fait preuve de féminisme.Sinon, la remarque sur Buffy c'est parce que l'on parle de féminisme à toute occasion ces temps-ci et que pour autant, cela existe tout de même depuis un moment, même si parfois on se demande si Hollywood n'aurait pas compris cela que depuis que c'est sur le devant de l'actualité.
    • MaxPierrette
      Il n'a pas non plus été dit que Westworld était la seule série féministe de l'histoire des séries : qu'elle le soit n'empêche pas Game of Thrones ou Buffy de l'être sans que ce ne soit surligné.
    • Xcice
      Bien parlé :-)
    • Fruuit M.
      Merci.
    • Guillaume B.
      Un pitch qui, couplé aux promesses de nudité fréquente et caractéristique de bon nombre des productions d'HBO, a fait redouter que la série ne dérape comme Game of Thrones avec le viol de Sansa Stark par Ramsey Bolton et ne banalise ce type de comportement.Alors, si une série a du sexe et de la violence, alors on peut direct craindre le pire parce qu'elle aborde les abus sexuels?Faudrait pas non plus oublier qui est aux commandes du show avant de juger. HBO a beau, comme tant d'autres, faire usage de l'argument sexe comme catalyseur d'intérêt ou même de vente, c'est pas parce qu'une oeuvre (ça vaut aussi pour la littérature; irait-on juger la philosophie de boudoir sadienne juste à son pitch?) en contient que ça va forcément être de mauvais goût (qu'aurait-on dit de la filmo de Verhoeven avec ça...).Et si je reconnais que GOT a pu faire un usage un peu excessif de nudité (ou d'effet gore) à l'occasion, la nudité, le sexe et la violence de l'oeuvre d'origine ont été dans l'ensemble bien rendues pour être fidèle aux livres (dès qu'on aseptise une oeuvre pour la rendre plus familiale, on vient se plaindre et dès qu'on en met, c'est mauvais goût? faudrait savoir) et coller à une ambiance plus sombre et mature de fantasy (même si l'on peut aussi envisager cela en restant plus grand public) et j'ai du mal à comprendre en quoi GOT aurait dérapé (la série n'a jamais montré l'humiliation, la cruauté ou la violence faite aux femmes de façon agréable, jubilatoire ou quoique ce soit du genre) et notamment pourquoi le viol de Sansa (merci spoiler pour ceux qui n'avaient pas vu la série) serait une banalisation de l'acte!!! Elle n'avait rien de plaisante cette scène et elle était filmée de façon à insister sur la cruauté de l'homme et la souffrance de la femme durant l'acte et non son aspect sexuel (puisqu'il doit s'agir de l'une des rares scènes de sexe de la série dans laquelle on ne voit pas même un sein).On peut reprocher bien des choses à GOT (nul n'est parfait) mais de là à qualifier la série de dérapage ou de banaliser les comportements criminels contre les femmes, qu'est-ce qu'il faut pas entendre! Westworld est féministe mais GOT ne l'est pas? Et Sansa justement qui prendra sa revanche? Et Aya? Et Brienne? Et Cersei (c'est pas la plus héroïque et aimable de la bande mais bon, vu la famille, ça se comprend, et elle aussi tente de s'émanciper dans un système patriarcal et masculin)? Et Danaerys?Sinon, c'est bien de s'extasier sur le féminisme d'une série (c'est certes un aspect de Westworld mais le débat de l'oeuvre s'étend au delà d'une simple question de sexe) mais Buffy déjà le faisait bien avant et on n'en avait pas fait une telle montagne...
    • Docteur_Kino
      je connaissais pas brut fr ... nouveau média d'info ... bien
    • Lccf
      Article intéressant.Le pouvoir ( pour l'instant unique ) que détient Maeve de contrôler les autres Hôtes va encore un peu plus dans le sens de ce que vous dites de son émancipation et de la prise de contrôle de sa propre vie ( même si le fait que tout cela semble avoir été programmé par Ford brouille un peu les pistes ). En tout cas, c'est mon personnage préféré de la série depuis sa menace aux techniciens, qui résume bien sa détermination : Moi, je suis morte de nombreuses fois, et vous ?
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