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    Cannes 2019 : des réalisatrices, des larmes et une carioca, notre troisième journée sur la Croisette
    Par La Rédaction d'AlloCiné — 17 mai 2019 à 05:00

    Coup de coeur, rencontre marquante, anecdote de festivalier : tous les jours, la Rédac' AlloCiné partage son vécu du 72e Festival de Cannes.

    AlloCiné Créations

    Maximilien Pierrette (@maxp26)

    "Je ne sais plus à quel moment je me suis intéressé au Festival de Cannes pour la première fois. Mais c’était il y a un bout de temps et, à l’époque, je n’aurais jamais pensé vivre une journée comme aujourd’hui, où l’on se dit que l’Histoire est peut-être en marche. C’est même certain dans le cas de Mati Diop, première femme noire à présenter un long métrage en Compétition. En 72 éditions. Il était donc plus que temps, et c’est avec un double standing ovation que les spectateurs ont marqué le coup : lorsque la réalisatrice est entrée, fière et pleine d’énergie, dans le Grand Théâtre Lumière ; puis à l’issue de la projection, faisant couler les larmes sur les joues de l’une de ses actrices. Dommage que son film, Atlantique, n’ait pas été aussi fort et émouvant que l’avant et l’après-séance, mais les dix minutes passées en sa compagnie peu de temps après confirment qu’il faudra suivre de très près cette cinéaste aussi humble que passionnante. Quelques heures plus tard, c’est Ken Loach qui a fait son entrée dans la danse avec le coup du chapeau des Palmes d’Or en ligne de mire. Si le jury est ressorti dans le même état que moi de son Sorry We Missed You, une nouvelle page de l’Histoire du Festival s’écrira le samedi 25 mai, pendant la cérémonie de clôture."

    Emilie Schneider (@emilie_sch)

    "Mieux vaut prendre son mal en patience quand on est à Cannes. Voilà la leçon que j'ai retenue et dont je me serais bien passée aujourd'hui. Après 20 bonnes minutes à attendre l'équipe des Misérables, j'ai poireauté 1h30 (!) avant de rencontrer les réalisatrices des Hirondelles de Kaboul, Zabou Breitman et Eléa Gabbé-Mévellec. Difficile de garder son calme dans ces conditions mais c'est le jeu. Ces désagréments sont heureusement compensés par la rencontre avec des artistes impliqués et passionnés."

    Laetitia Forhan (@LaetiFo)

    "Après l’enregistrement matinal du podcast cannois, je file sur la plage du Majestic pour les interviews de Monia Chokri et de son actrice Anne-Elisabeth Bossé pour La Femme de mon frère. Une rencontre trop courte (10 minutes) mais passionnante. Monia Chokri est solaire, intelligente, intéressante et n’a pas la langue dans sa poche. Dès le début elle m’avoue qu’être à Cannes en tant que réalisatrice et pas actrice change tout parce qu’on écoute beaucoup plus les cinéastes que les comédiennes. 'Je découvre qu’en tant que réalisatrice, j’ai un vrai pouvoir avec ma parole, alors qu’on n’écoute pas assez les actrices.' Une rencontre qui m’a fait un bien fou dans toute cette folie cannoise et m’a rappelé ce que j’aimais le plus dans l’exercice des interviews : discuter avec des gens passionnés qui ont un vrai regard sur le monde qui les entoure."

    Yoann Sardet (@SardetY)

    "Quelle étrange journée, partagée entre larmes et rires. Larmes pour le documentaire-choc For Sama, qui m'aura littéralement bouleversé par ses images insoutenables du conflit syrien, par son propos tellement courageux, par sa capacité à célébrer la vie au milieu de la mort, et par la voix de sa réalisatrice Waad Al-Khateab qui nous rappelle que nous avons laissé faire. Retourner aux paillettes de Cannes après cela, c'est compliqué. Très compliqué. Un peu absurde même. Heureusement, il y aura aussi eu des rires dans cette journée. Rires pour la projection-anniversaire de La Cité de la peur, marquée par une Carioca Live signée Alain "Kara" Chabat et Gérard "Bialès" Darmon. On sait qu'être constamment ramené à un film culte, pour des comédiens, c'est lourd (et on peut se tutoyer, c'est plus sympa). Aussi, c'est tellement bien d'avoir fait ça. Merci messieurs, grâce à vous, la journée se termine dans la joie. Mais je continue à penser (beaucoup) à Sama et ses parents..."

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    Commentaires
    • jm m
      France Inter diffuse actuellement des publicités : France Inter aime « Douleur et Gloire », « Douleur et Gloire » film Inter, or, comme ça ne vous a peut-être pas échappé, les prix du Festival de Cannes ne seront décernés que le 25 mai prochain. Je demande donc une forte amende pour France Inter, « la radio du cinéma », qui ne devrait pas dire qu’elle aime un film quand il est en compétition et avant que les résultats ne soient connus et l’annulation pure et simple de la 72ème édition (2019) du Festival de Cannes suite à la tentative d’une radio publique d’influencer les votes des 8 jurés.
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