Quelque chose ne tourne pas rond dans les couloirs de l'hôpital Charles Boyau. Margot (Mara Taquin), jeune interne, fait son entrée dans le service des urgences. Sous la pression de sa supérieure (Karin Viard), elle découvre que son corps commence à saigner de tous ses pores.
Cette réaction physique et viscérale n'est autre qu'une conséquence d'un système qui n'épargne pas les jeunes travailleurs. Très vite, elle découvre découvre que les saignements ne sont qu'une première étape avant une mutation bien plus inquiétante...
Avec ce tout premier long métrage, la scénariste et réalisatrice française Marion le Corroller s'empare d'un sujet politique et ô combien actuel : l'impact du travail sur la santé mentale et physique des jeunes. Objectifs de rendement, compétition, abnégation, manque de considération... Sanguine transforme une réalité malheureusement commune en trip horrifique.
Quelques images de la standing ovation lors de la Séance de minuit :
Ce thème est au service d'un vrai et bon divertissement à l'esthétique pop et rythmé par une musique électronique - signée ROB. Bien sûr, il est impossible de ne pas penser à Julia Ducournau (Grave) et Coralie Fargeat (The Substance). Néanmoins, Marion Le Coroller fonce tête baissée et va au bout de ses idées. La réalisatrice s'est inspirée de son expérience dans le monde la finance pour nourrir son histoire.
Le film trouve son chemin à mesure que l'intrigue progresse. Avec, évidemment, son lot de séquences grinçantes. Il est question de croutes, de cicatrices, d'arrachage de peau, de brûlures de dépouille et de mue. Un sacré festin susceptible de retourner les estomacs bien remplis. Sanguine signe les débuts prometteurs de Marion Le Corroller qui a d'ores et déjà débuté l'écriture de son second long métrage - également un film de genre.
Sanguine, au cinéma le 28 octobre prochain