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    Une vie cachée de Terrence Malick : entre "poème symphonique" et "bondieuserie" selon la presse
    20 mai 2019 à 12:45
    Emilie Schneider
    Emilie Schneider
    -Journaliste
    Amatrice d’œuvres étranges, bizarres, décalées et/ou extrêmes, Emilie Schneider a une devise en matière de cinéma : "si c'est coréen, c'est bien".

    Présenté en compétition le 19 mai au Festival de Cannes, "Une vie cachée" pourrait permettre à Terrence Malick de décrocher sa deuxième Palme d'Or après "The Tree of Life". La presse est-elle conquise par ce film inspiré de faits réels ?

    iris productions

    Une vie cachée de Terrence Malick - En compétition - Date de sortie encore non définie

    De quoi ça parle ?

    Inspiré de faits réels. Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l'histoire de ces héros méconnus.

    Qu'en pense la presse ?

    Didier Péron / Libération : "L’Américain Terrence Malick traite avec trop d’emphase l’histoire vraie d’un objecteur de conscience autrichien qui tint tête aux nazis". Lire la critique complète

    Thomas Sotinel / Le Monde : "On y trouvera certes un début, idyllique, et une fin, tragique. Mais à ceux qui sont entrés dans une salle de cinéma pour accomplir ce chemin en sa compagnie, Terrence Malick demande beaucoup de patience et de croyance, offrant en retour la beauté du monde – ici les Alpes autrichiennes –, qui enlumine une longue homélie, inspirée par le sort de Franz Jägerstätter, que l’Eglise catholique a béatifié en 2007". Lire la critique complète

    Jacques Morice / Télérama - POUR : "Et voilà qu’Une vie cachée, présenté en compétition dimanche 19 mai, nous a littéralement cueilli, transporté d’émotion, allant puiser au fond de nous des choses indicibles pour les transfigurer à l’écran".

    Anne Dessuant / Télérama - CONTRE : "Malick n’a jamais été aussi christique : on a vite compris que son héros entêté ne sera pas jugé, sa décision ne sera pas remise en cause… du moment que Dieu veille. Ce n’est plus de la religiosité, ça confine à la bondieuserie !" Lire les deux critiques complètes

    Jean-Claude Raspiengeas / La Croix : "Comme son personnage, dans son exigence d’élévation, le cinéaste s’adresse à l’âme des spectateurs. Son poème symphonique, habité par la grâce, est un sommet de spiritualité". Lire la critique complète

    Peter Debruge / Variety : "De retour à Cannes avec son meilleur film depuis The Tree of Life, Terrence Malick soulève des questions difficiles autour de la foi personnelle dans un monde égaré, avec ce retour épique vers ce qu'il sait faire de mieux". Lire la critique complète

    Todd McCarthy / The Hollywood Reporter : "Au bout de seulement quelques minutes de film, il n'y a aucun doute sur l'identité de son réalisateur. Mais même avec un matériel au potentiel plus profond, Malick se contente de produire les mêmes mouvements, sans les modifier ni les amplifier. Son processus consiste à embellir, aplatir et simplifier". Lire la critique complète

    La montée des marches de l'équipe d'Une vie cachée, mais sans Terrence Malick :

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    Cannes 2019 : Zahia, Alain Delon ému et l'équipe d'Une vie cachée sans Terrence Malick sur les marches
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    Commentaires
    • Blasi B
      De retour à Cannes avec son meilleur film depuis The Tree of Life bon bah je suis mal barré, j'ai détesté tree of life, surement un des film les mortellement ennuyeux que j'ai vue de ma vie.... très beau je dis, mais il suffit pas d'être beau pour m'accrocher 3h... (et j'ai rien contre malick, j'ai adoré la ligne rouge ou le nouveau monde)
    • Blasi B
      je trouve hélas que cannes, c'est devenue surtout de la com... exit les jeunes auteurs inconnues et les films qui serait passer inaperçus sans la promotion cannoise, place au réalisateur renommé, quelque soit la qualité de leur film... jim jarmush, malgré un film apparemment assez faible celons les critiques, almodovar, tarantino qui avait carrément sa place de réserver avant même que qui que ce soit ne voit une image de son film, terrence malic pour un film la aussi moyen, ken lauch, les frères dardenne, bong joon ho, Arnaud deplechin, Xavier dolan, abdelatif kechiche.... j'ai l'impression qu'il y a plus de grand nom que d'inconnue, et je sais pas... je trouve ça dommage, j'ai jamais autant ressentit le coté vase clôt de gens du milieu qui ne reste qu'entre eux que cette année à canne... surtout pour ceux séléctionné sans que personne ne voit leur film, type tarantino, mais ça doit être le cas pour les 3/4 de ceux que je viens de cité...
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