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    Messiah sur Netflix : Tomer Sisley pense déjà à une suite
    Par Mathilde Fontaine — 6 janv. 2020 à 17:00
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    Débarquée le 1er janvier, Messiah est le la nouvelle série évènement de Netflix, portée notamment par Tomer Sisley. Tournage, explication du dernier épisode, indiscrétions sur une 2e saison, projets après la fin de Balthazar : l’acteur nous dit tout.

    AlloCiné : Pouvez-vous nous résumer Messiah en quelques mots ?

    Tomer Sisley : C’est une série d’action internationale qui raconte l’ascension d’un homme mystérieux, considéré par ceux qui le suivent comme étant potentiellement le Messie. À savoir maintenant s’il l’est ou pas, c’est une question à laquelle tentent de répondre les autres personnages. La série n’apporte pas forcément une réponse précise, mais va interpeller le spectateur et le faire devenir acteur à part entière de cette histoire, car chacun doit y trouver sa propre vérité. 

    AC : Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez décroché le rôle ?

    TS : J’étais aux anges ! J’étais aussi heureux, si ce n’est plus, que lorsque j’ai appris que j’allais faire Largo Winch. C’est simple, quand j’ai lu ces dix épisodes, j’avais rarement lu des scénarios si bien écrits, si intelligents, si aboutis. Il n’y a pas une séquence qui ne sert à rien, qui ne raconte pas plusieurs choses. Les personnages sont profonds, remplis de backstory. À jouer, c’est vraiment un régal. Et en toute honnêteté, si j’avais eu à choisir un rôle dans la quantité de personnages qu’il y a, j’aurais porté mon choix sur Aviram.

    AC : Parlez-vous de votre personnage, l’officier israélien Aviram Dahan. Partagez-vous des points communs avec lui ? 

    TS : Aviram est un agent du Shin Bet, très dévoué et plutôt bon dans son travail. Je pense être autant dédié à mon travail d’acteur qu’Aviram au sien. C’est aussi le papa d’une petite fille, séparé de la maman avec qui ça ne se passe pas très bien, comme moi… donc oui on a quelques points communs là-dessus (rires). Et en plus de tout ça, il a un passé assez lourd qui pèse sur ses épaules et que l’on découvre au fur et à mesure des épisodes… un peu comme lorsque l’on pèle un oignon. 

    Capture d'écran

    AC : Vous parlez plusieurs langues durant le show, qu’est-ce que cela change sur un plateau ?

    TS : Sincèrement, pas grand-chose. Là où ça a fait une vraie différence, c’est durant les séquences où je parle arabe, parce que ça c’est une langue que je ne parlais pas à l’origine. C’était très important que l’accent soit irréprochable pour que ce soit crédible. J’ai donc beaucoup travaillé avec un coach, mais j’ai la chance d’être plutôt doué en langues. [Ndlr : Tomer Sisley parle couramment allemand, hébreu, anglais et français].

    AC : Quel est votre meilleur souvenir de tournage ?

    TS : Tous les jours, c’était un rêve absolu. Vraiment. On a terminé de tourner fin 2018, ça a duré un peu plus de 100 jours et on est allé dans plein d’endroits de la planète, avec des moyens américains. L’expérience de tournage est forcément bonifiée. Par exemple pour les scènes des camps de réfugiés, c’était des journées où il y avait plus de 800 personnes sur le plateau. C’est quelque chose que l’on voit rarement en Europe et ça facilite vraiment le travail : tout va beaucoup plus vite, donc on a plus de temps pour bosser son personnage, multiplier les prises et les plans. 

    AC : Comment s’est passé le travail avec les réalisateurs James McTeigue et Kate Woods ?

    TS : J’ai adoré bosser avec les deux, car chacune des approches avait ses avantages et ses inconvénients, avec pour point commun ce scénario extraordinaire. James McTeigue, qui est le réalisateur principal et qui a dirigé les épisodes 1,2,3,4,9 et 10, est très directif. Il te dit exactement où et comment te placer, comment regarder etc… Kate Woods est beaucoup plus dans l’échange avec les acteurs. Elle venait me voir et me disait “Selon toi, qu’est-ce qu’elle raconte cette scène ?” C’est troublant au début, mais pour elle, c’est une manière de mettre à l’aise et de donner plus de liberté. Il ne faut pas oublier Michael Petroni, le showrunner, le scénariste principal et celui qui a eu l’idée de la série. Il était là tous les jours, derrière les réals, c’est lui qui avait le dernier mot. C’est un vrai bonheur de bosser avec lui parce qu’il a énormément de talent. 

    Capture d'écran

    AC : Vous donnez la réplique à Michelle Monaghan, parlez-nous d’elle.

    TS : C’est une vraie rencontre. J’étais déjà fan d’elle depuis Kiss kiss, bang bang. J’avais tourné dans un film qui s'appelait Nuit Blanche et qui avait eu pas mal de succès outre-Atlantique, si bien que les Américains en ont fait un remake (Sleepless)… et elle a joué dedans ! Quand je l’ai rencontrée, je suis donc allé la voir en lui lançant “Salut, tu me dois un film ! C’est un peu grâce à moi que t’as tourné avec Jamie Foxx (rires)” [Ndlr : l’acteur reprend le rôle de Tomer Sisley dans le remake]. Avec Michelle, on s’est tellement bien entendu que c’est devenu une vraie amie, même une sœur : elle m’appelle son frère. Elle est venue chez moi pour mon dernier anniversaire, ma dernière soirée à L.A c’était chez elle… c’est un bonheur de travailler avec cette fille, je la trouve extrêmement talentueuse, belle, drôle, décomplexée et elle est extraordinaire dans la série. 

    AC : Que veut dire le dernier regard d’Aviram dans le final ?

    TS : Quand j’ai revu James McTeigue - le réalisateur de la dernière séquence - il est venu me voir, une bière à la main, pour me dire “Alors Tomer, t’en penses quoi de ton regard que j’ai monté à la fin ?” Je lui ai dit que je le trouvais super parce qu’effectivement, il peut soulever pas mal de questions… mais ce n’est pas à moi d’y répondre !

    AC : Seriez-vous partant pour une 2e saison ? 

    TS : Si saison 2 il y a, on serait ravis de repartir pour une nouvelle aventure ! Effectivement c’est une histoire qui invite à une suite… On verra, cela ne dépend pas de moi, mais je serais très très heureux de remettre les gants. 

    Capture d'écran

    AC : Dernièrement, on vous a vu dans plusieurs séries à succès. Quelles sont les qualités de ce format selon vous ? 

    TS : Si on aime son personnage dans une série, on va pouvoir l’aimer plus longtemps que dans un film, lui apporter plus de finesse, plus de couches. C’est le vrai avantage des séries sur le cinéma : le temps que l’on a pour raconter une histoire. 

    AC : Quels sont vos prochains projets ?

    TS : On va tourner la troisième et dernière saison de Balthazar. J’attends de voir si on repart pour Messiah… mais je pense qu’il y a quand même de très grandes chances pour que ce soit le cas ! Et puis je développe une histoire en tant que producteur pour TF1. C’est une mini-série en 6 épisodes qui devrait s’appeler Par Amour : une histoire d’amour sur fond de polar, basée sur des faits réels. 

    Messiah est disponible sur Netflix.

     

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