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    Intraitable sur France 2 : l'histoire vraie qui a inspiré le téléfilm
    Par Julia Fernandez — 1 mars 2021 à 19:30
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    Lundi 1er mars à 2105, France 2 consacre une soirée autour du thème "Comment faire sans pesticides ?" avec la diffusion du téléfilm "Intraitable" porté par Fred Testot et Zineb Triki. Saviez-vous qu'il s'inspire d'un vrai procès datant de 2014 ?

    Charlotte Schousboe - APrime - FTV

    Diffusé ce soir sur France 2 et disponible en avant-première sur la plateforme de streaming SALTO, Intraitable est un thriller juridique inspiré de faits réels, retraçant le combat d'un viticulteur indépendant contre l'administration française pour faire valoir ses droits et défendre la pratique d'une agriculture alternative. La diffusion du téléfilm est suivie d'un débat à 22h40, intitulé "Comment faire sans pesticides ?" et présenté par Julian Bugier.

    Incarné par Fred Testot (Sam, La Mante), le héros, Gabriel Rivalan, refuse de se plier à un arrêté préfectoral lui imposant le traitement préventif de sa vigne avec des pesticides. Adepte de la biodynamie (à ne pas confondre avec l'agriculture biologique), il refuse d'utiliser des produits chimiques polluants, nocifs pour la terre et dangereux pour l'homme. Mais ce simple refus va avoir des conséquences très lourdes pour le viticulteur, qui va peu à peu basculer dans une spirale judiciaire sans fin. Abandonné par son syndicat, condamné en première instance, Rivalan va également subir les pressions de ses confrères, qui menacent de s'en prendre à sa compagne Loubna (Zineb Triki) en la dénonçant à l'administration française. L'aide inattendue d'une lobbyiste repentie et une pétition lancée sur Internet pourront-elles l'aider à obtenir justice ? 

    Le téléfilm, réalisé par Marion Laine, s'inspire librement du procès très médiatisé du viticulteur Gabriel Giboulot en 2014. Adepte de l'agriculture biologique et de la biodynamie, une pratique naturelle faisant débat, celui-ci est condamné en première instance pour ne pas avoir respecté un arrêté préfectoral demandant de traiter sa vigne de façon préventive contre la flavescence dorée, un type de jaunisse végétale. Arguant qu'aucun foyer important de la maladie n'est détecté en Côte-d'Or dans la région bourguignonne où il possède son terrain, Giboulot refuse le traitement qui aurait abîmé ses vignes en vain.

    Au cours de son procès, de nombreuses pétitions émergent par le biais des réseaux sociaux, rassemblant au total près d'un million de signatures. Il est alors approché par le scénariste Didier Vinson, qui lui explique son souhait de faire un film sur son parcours. "Quand j’ai lu le scénario, j’ai accepté sur le principe que le film ne soit pas partisan mais équilibré. Ma position a toujours été de reconnaître les différentes postures en fonction des risques, des peurs, de la culture… Didier, qui a écrit dans cet esprit, l’a très bien compris", explique-t-il à France Télévisions. "J’ai aussi accepté ce projet afin de resensibiliser le public à des problématiques environnementales toujours très présentes. On se rend bien compte qu’à chaque fois qu’il y a une avancée sur des règles et des pratiques, il y a une espèce de retour de balancier avec des lobbies qui ne veulent pas que le système change."

    Pour le viticulteur, l'intérêt du téléfilm est de créer du débat autour du sujet, de sortir des injonctions à traiter aux pesticides sans autres alternatives. En se tournant vers des associations gouvernementales pour trouver du soutien, il médiatise l'affaire malgré lui. "Il y a eu un moment de basculement : cette incohérence dans le système qui nous imposait de traiter alors qu’il n’y avait pas urgence, ni de présence avérée de la maladie dans notre région. Le besoin d’avoir plus de clarté sur les pratiques agricoles : dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit ! (...) Les consommateurs réclament aussi plus de transparence et de conscience dans les pratiques."  

    Depuis, le procès a fait évoluer une partie des réglementations en région Bourgogne, et incité de nombreuses conversions vers l'agriculture biologique. "En l’espace d’un an, en Côte-d’Or, nous sommes passés de 21 à 24 % de la surface certifiée en bio. Il y a plein de choses positives, mais il reste encore du chemin à faire !"

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