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    La Bande à Picsou sur Disney Channel : "Une lettre d’amour à tous les dessins animés de Walt Disney"
    25 mai 2021 à 18:30
    Emmanuel Itier
    Emmanuel Itier
    -Correspondant
    Basé à Los Angeles, Emmanuel Itier accompagne AlloCiné sur les sorties américaines, en assurant interviews/junkets et couverture d’événements US.

    Rencontre avec les showrunners de la série "La Bande à Picsou", Francisco Angones et Matt Youngberg, à l'occasio de la diffusion de la 3ème et dernière saison.

    D.R.

    AlloCiné : Parlez-nous de la prochaine saison et de l’épisode special “La Dernière aventure"

    Matt Youngberg : "La Dernière aventure” est un l’épisode final de la troisième et ultime saison de La Bande à Picsou. Pour la première fois on aura, en plus de Donald, Riri, Fifi, Loulou, Zaza, Flagada Jones et Picsou, la présence aussi de Daisy. La famille part en mission de sauvetage et va affronter un nouvel adversaire. Quant à la série, c’est la continuation de l’univers fantastique hérité de Disney. C’est dans un esprit familial et d’aventure tout du long de cette troisième série. Nous avons essayé de satisfaire autant les fans en général de Disney que ceux de Ducktales ou même ceux qui lisent les comics.

    Francisco Angones : Pour moi, cet épisode final est une lettre d’amour à tous les dessins animés de Walt Disney que nous avons vus étant petits. En particulier la série des Ducktales que nous regardions il y a quelques décennies et que vous pouvez regarder en un week-end sur Disney+! Ce qui a changé est l’approche technologique de l’animation et les sujets, les thèmes qui sont plus contemporains. J’espère que notre nouvelle série inspirera les cinéastes comme celle de Carl Barks en 1987 qui a inspiré, en partie, Spielberg et Lucas pour leurs films d’aventure comme “Les Aventuriers de l’Arche perdue”. Je pense que la notion même du mot famille est l’ultime aventure en soi et c’est ce que nous avons cherché à explorer avec l’épisode final. C’est intéressant que la famille de Donald et de Picsou fascine le public depuis presque 100 ans, d’autant que ce n’est pas une famille forcément structurée et fonctionnant comme les autres. C’est un groupe d’enfants vivants avec leurs deux oncles, Donald et Picsou, la mère étant absente. Mais cela reflète un peu la famille “moderne” et re-composée, parfois, de notre époque. Ce n’est pas la famille de Mickey Mouse, toute simple et presque à l’eau de rose. Tout est assez complexe avec la famille de Donald. Cette complexité rend la série beaucoup plus riche et intéressante.

    Quels sont les autres sujets abordés dans cet épisode final et la série ? Est-ce que vous y mettez quelques références d’actualité ?

    Matt Youngberg : Comme nous prenons un certain temps pour finir ces dessin-animés nous évitons d’y inclure des “messages” reflétant l’actualité volatile. Ceci dit, jusqu’à un certain point, ces aventures de Ducktales sont un peu le miroir de la société et où en est notre siècle. Au moins, sur le plan familial. Encore une fois, le sujet principal est que d’avoir une famille sera toujours l’aventure ultime de votre vie. C’est aussi de se rendre compte, qu’aujourd’hui, votre famille est autant faite de personnes avec qui vous avez des liens de sang et d’autres que vous aimez tout simplement. Plus que jamais, l’épisode final de la saison 3 parle de ces thèmes de la famille et de l’importance d’en avoir une pour surmonter tous les défis de la vie, pour résoudre toutes les énigmes qui se dressent sur votre route.

    Francisco Angones : Comme toute aventure, une famille est parfois imprévisible et avec son lot de surprises, bonnes et mauvaises. C’était, d’abord, avec beaucoup d’humour que nous nous sommes lancés dans les Ducktales avec cette notion d’explorer la famille comme une Aventure. Au fur et à mesure le ton est devenu un peu plus sérieux pour bien faire comprendre au public que le plus grand des trésors c’est votre famille, quelle que soit sa configuration. Egalement, l’épisode final traite des secrets de famille et ce qui, ainsi, nous retient dans le passé, nous empêchant d’avancer. Avec la famille de Donald nous avons un miroir plus exact de la plupart de nos familles où rien ne se passe comme nous l’espérons et où il faut savoir improviser pour sauver le jour. Je pense que nous avons mis dans cette série toute notre expérience de cette notion de famille et, en même temps, avec ce partage, nous avons appris d’autres aspects de cette notion de famille que nous ne connaissions pas. Au final, ce show est donc aussi une lettre d’amour à chacune de nos familles.

    Avec cette étude en profondeur de la notion de “famille”, qu’avez-vous découvert sur cette notion que vous ne saviez pas ?

    Matt Youngberg : Je pense qu’avec ce que nous venons de vivre, avec la pandémie, que notre notion de la famille s’est élargie, a grandi. Evidement que cette situation nous a permis, tous ceux qui ont travaillé sur Ducktales, de former des liens familliaux extrêmement forts. Venant moi-même d’une famille de 9 enfants j’avais déjà une vision très unie de ce que représente une famille aussi grande. Maintenant, grace à cette série, ma famille s’est encore plus agrandie.

    Francisco Angones : Ce que j’ai appris c’est que rien n’est parfait dans aucune famille et que de maintenir la continuation d’une famille unie prend beaucoup d’efforts et de patience. Tout est une question d’amour. L’amour c’est le ciment qui tient la famille ensemble. Il y a d’ailleurs une phrase à la fin de l’épisode spécial qui dit : “Une famille ce sont les gens qui se battent pour vous, qui sont toujours à vos côtés, et qui sacrifient tout ce qu’ils ont pour vous aimer”. Et pour moi c’est vraiment cela la notion de famille.

    Quels types de défis avez-vous dû surmonter avec cette série et épisode final ?

    Matt Youngberg : Parce que nous voulions garder une certaine continuité avec la série des années 80 nous avons utilisé à la fois l’ordinateur pour animer notre série et à la fois des dessins faits “à la main”. La seule différence c’est que nous utilisons une tablette digitale pour dessiner alors qu’auparavant tout était dessiné sur du papier. J’espère que cela donne un résultat “Classique” et moderne, en même temps. Nous nous sommes également inspirés du coup de crayon des comics pour donner une sensation de “vintage” à l’ensemble, le résultat est presque de la pulp-fiction. Si nous avions uniquement utilisé l’ordinateur, cette “texture” n’aurait pas été aussi riche. Et, évidemment, d’avoir la pandémie pendant plus d’un an nous a tous forcé à travailler de chez nous et en zoom meetings. Cela ralenti un peu le processus mais nous nous sommes adaptés. Nous sommes fiers du résultat final.

    Francisco Angones : C’est clair que la pandémie nous a forcé à travailler encore plus en commun, liés les uns aux autres. Ainsi, chaque image est vraiment créé par cette famille d’artistes qui a su faire 1 pour venir à bout de cette aventure animée.

    La générique de La bande à Picsou :

    La Bande à Picsou (2017) - Générique

     

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