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    Deauville 2021 - Pleasure : l'affiche sulfureuse décryptée par la réalisatrice Ninja Thyberg
    5 sept. 2021 à 15:15
    Maximilien Pierrette
    Maximilien Pierrette
    -Journaliste cinéma
    Un feel-good movie avec une BO aux petits oignons, un drame situé dans l’Amérique rurale, une pépite qui prend le pouls des États-Unis, il aime se pencher sur la dernière sensation venue de l’autre côté de l’Atlantique.

    Réalisatrice de "Pleasure", l'un des chocs du début de la compétition de Deauville 2021, Ninja Thyberg a évoqué son affiche française et expliqué en quoi elle représente bien son film.

    C'est assurément l'un des films dont on parlera le plus pendant ce 47ème Festival de Deauville. Pour sa qualité d'abord, car Pleasure nous plonge dans les coulisses de l'industrie pornographique américaine avec une grande maîtrise, et permet à se réalisatrice Ninja Thyberg de questionner la prédominance du regard masculin. Dans ce milieu et la société en général.

    Pleasure
    Pleasure
    Sortie : 20 octobre 2021 | 1h 49min
    De Ninja Thyberg
    Avec Sofia Kappel, Revika Reustle, Evelyn Claire, Chris Cock, Dana DeArmond
    Presse
    3,5
    Spectateurs
    3,7
    Séances (2)

    Et puis il y a l'affiche française de ce film choc, révélée quelques jours avant le début du Festival. Reprenant une photo tirée du long métrage, elle renvoie à son côté coloré qui tranche avec la noirceur de certaines situations, et son côté sulfureux n'est pas vide de sens. La preuve avec sa réalisatrice, qui a évoqué le poster à notre micro.

    "J'aime l'idée d'avoir les deux filles, car il est ainsi question de leur relation d'amitié", nous répond Ninja Thyberg à Deauville. "Et nous les voyons jouer avec cette banane et ce téléphone. Il y a une part de jeu de rôles et elles font très jeunes sur la photo, donc elle représente deux jeunes filles qui, à la fois, jouent avec ces rôles et reproduisent elle-même le regard masculin [ou "male gaze", ndlr]."

    "Car c'est ce qui se produit aujourd'hui, avec les réseaux sociaux et la génération Instagram, où les femmes deviennent des productrices d'images. Ce sont à la fois des objets sexuels et le sujet en même temps. Des productrices devant comme derrière la caméra. Il est très intéressant de voir comment elles jouent avec cela, en le reproduisant et, parfois, faisant quelque chose de subversif avec."

    Interdit aux moins de 18 ans au moment de sa présentation, en Compétition, au 47ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, Pleasure sortira dans nos salles le 20 octobre. Auréolé d'un prix mérité ?

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    Commentaires
    • mollet83
      Ou juste son nom d’artiste… qui sait… mais même en nom d’artiste… je te rejoins.
    • Marc A.
      Une bouse visuelle hors sujet avec le climat ambiant, mais érigée au rang de chef-d'oeuvre par la presse ? Je vais me faire des frites, c'est déjà plus intéressant.
    • David M
      (HS mais m'en fiche) Sérieux un jour un couple s'est dit :- Comment on va appeler notre fille ? - Marie ? Jeanne ? Elisabeth ? Martine ? - Non je sais on va l'appeler NinjaWTF ! o.O
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