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    Star Wars : les vaisseaux TIE-Fighters pourraient vraiment exister !
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    L'univers de Star Wars a beau être peuplé d'inventions technologiques folles, certaines d'entre elles s'appuient pourtant sur des éléments de recherche scientifique tout à fait authentiques, comme le système de propulsion des vaisseaux TIE-Fighter.

    Lucasfilm Ltd.

    On ne va quand même pas vous faire l'affront de vous expliquer ce qu'est un TIE Fighter, vaisseau iconique et culte de la saga Star Wars. En revanche, peut-être ignorez-vous comment fonctionne le système de propulsion de ce vaisseau de combat de l'Empire.

    Désignés sous l'acronyme Twin Ion Engine (TIE), ces vaisseaux utilisent des panneaux solaires hexagonaux pour fournir l'énergie suffisante à des micro-accélérateurs de particules. Ces accélérateurs produisent du gaz ionisé, qui est expulsé de l'arrière du vaisseau, permettant ainsi sa propulsion.

    Ci-dessous, juste pour le plaisir, le combat entre le Millenium Falcon de Han Solo et les TIE Fighter dans Star Wars.

    Figurez-vous que ce système de propulsion ionique existe bel et bien, et les travaux de recherche sur ce sujet sont anciens : la NASA commença en effet à phosphorer dessus dès les années cinquante. Le premier moteur de ce type fut ainsi créé en 1959. Il est embarqué à bord des satellites de communication, qui utilisent ce système de propulsion contrôlé par ordinateur afin de maintenir le satellite en bonne position.

    La première fois que ce système fut utilisé comme système de propulsion principale remonte à 1998, avec le satellite de la NASA Deep Space 1. La propulsion était fournie par un moteur ionique au gaz xénon, monté dans l'unité de propulsion situé dans le bas du châssis de la sonde.

    Le moteur de 30 cm de diamètre consistait en une chambre d'ionisation dans laquelle le gaz xénon était injecté. Deep Space 1 était capable, sous la seule puissance de son propulseur ionique, d'accélérer de 12 960 km/h par an. Un monstre.

    A noter d'ailleurs que la NASA travaille au développement d’un moteur ionique qui sera alimenté en énergie grâce à un réacteur nucléaire. Cela rendrait l’utilisation du moteur ionique possible pour les vols spatiaux à très grande distance du Soleil, là où des panneaux photovoltaïques ne peuvent plus fournir assez d’énergie.

    Ci-dessous, une vue d'artiste du satellite Deep Space 1 :

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