Les résultats du festival de Fribourg

Plusieurs films sud-américains ont triomphé à la 14e édition du Festival international de Fribourg, qui s'est déroulée du 12 au 19 mars.

Un film sud-coréen et plusieurs films sud-américains ont triomphé à la 14e édition du Festival international de Fribourg, qui s'est déroulée du 12 au 19 mars dans cette ville de l'ouest de la Suisse.

Le Grand Prix du Festival a été attribué à L'Oiseau qui s'arrête dans les airs, du Sud-Coréen Jeon Soo-il, qui met en scène un professeur de cinéma, plutôt épris de films d'auteurs français, confronté à des élèves rêvant de tourner des productions hollywodiennes.

Cette oeuvre, qui médite sur la relation entre le cinéma et la vie, contient plusieurs extraits de Mauvais sang du français Léos Carax, par ailleurs ami du cinéaste sud-coréen.

Le Festival de Fribourg entend ouvrir ses écrans aux réalisations du monde entier, mais a surtout acquis sa réputation en projettant des oeuvres des cinématographies du Sud.

Cette manifestation, qui existait depuis 1980 sous forme de projections itinérantes dans la Suisse romande, s'est définivement installée depuis 1986 dans la ville de Fribourg.

L'autre grand gagnant de la 14 édition du Festival est Un monde de grues (Mundo Grua), premier long métrage de l'argentin Pablo Trapero (29 ans), qui décrit la vie quotidienne d'un ouvrier et ses relations avec son fils.

Cette oeuvre, tournée en noir et blanc, a obtenu le prix du meilleur scénario, le prix du jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique, le prix du jury oecuménique et le prix Don Quijote, remis par la Fédération internationale des cinés-clubs.

Cette dernière distinction permettra à ce film argentin, qui brosse sur un mode tragi-comique le portrait sans complaisance d'une génération perdue, d'être diffusé dans les ciné-clubs du monde.

Le prix des jeunes et le prix du public ont été remis à Yepeto, de l'argentin Eduardo Calcagno.

Le prix du jury de la presse politique est allé à Patio 29. Histoires de silences, un documentaire chilien d'Esteban Larrain qui évoque les disparitions de citoyens lors de la prise du pouvoir par Pinochet.

Quelque 18.000 festivaliers ont suivi les 72 films de ce festival, alors qu'ils étaient en 1999 plus de 21 000 spectateurs. Cette baisse de fréquentation est due au fait qu'il y a eu moins de projections pour les écoles, a souligné Martial Knaebel, directeur artistique du festival.

A.F.P

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