Panahi accuse la police américaine

Le réalisateur iranien Jafar Panahi dénonce le comportement sauvage de la police américaine.

Le cinéaste iranien Jafar Panahi, réalisateur du film Le Cercle, Lion d'Or lors de la dernière Mostra de Venise, dénonce la sauvagerie de la police américaine.

Ce n'est pas là le propos d'un film mais une mésaventure qui lui est arrivée lors d'une escale à New York. Il effectuait un voyage depuis Hong Kong à destination de l'Amérique du Sud où il devait participer à des festivals de cinéma. Puisqu'on l'avait assuré qu'il n'avait pas besoin de visa pour un transit de 2 heures, Jafar Panahi a refusé de laisser ses empreintes et sa photo aux autorités américaines. Les policiers l'auraient alors enchaîné "comme les prisonniers au Moyen Age". Il dit être resté 10 heures assis sur un banc attaché à d'autres "prisonniers", sans pouvoir bouger.

Le lendemain, il a eu l'autorisation de téléphoner avant d'être enchaîné de nouveau et embarqué sur un avion à destination de Hong Kong. Le réalisateur ajoute : "je n'avais pas dormi depuis 16 heures et j'avais encore 15 heures de vol vers Hong Kong".

En espérant que ces actes soient condamnés publiquement, Jafar Panahi a envoyé une lettre à la Fédération internationale de la presse cinématographique ainsi qu'au National Board of review of motion pictures (le syndicat de la critique aux Etats-Unis), qui lui a remis la médaille de la liberté d'expression.

E.M. avec AFP

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