Je n'ai pas vu l'œuvre de 1946 mais ce remake de 1981 m'a beaucoup plu. Le couple à l'affiche est hyper convaincant. Il y a à peu près tout dans ce film : du suspense, des sentiments, de la sensualité, des scènes chaudes, de la bagarre, du crime passionnel.
3 étoiles : ce film n'en mérite ni plus, ni moins. Remake d'un film de 1946, très bien réalisé et mis en scène, cette oeuvre répond à la définition même du "film noir". Un drame qui se passe dans une Amérique des années 1930-40, excellement interpreté par un Jack Nicholson au mieux de sa forme, la très belle Jessica Lange et John Colicos. A noter aussi la présence d'autres acteurs tels que Michael Lerner (Les nuits de Harlem), John P. Ryan (Runaway train) et Christopher Lloyd (Retour vers le futur). Un grand classique. A voir.
Un bon remake plus proche de la véritable histoire que l'original: Les relations du couple/Nick & Cora y sont cruellement décrits et l'ensemble s'achemine vers le drame lors de l'arrivée de Frank Chambers; laissant de coté, au passage, le restaurateur...
Une des meilleure prestation de Jack Nicholson! Des scènes d'antolhogie du cinéma qui ne m'explique pas le fait qu'il n'ai pas encore été édité en format DVD? Encore un mystère à élucider avec le mystère "Le Temps des Gitans" de Kusturica???
Bonnes interprétations des acteurs mais déroulé du film lent et moyennement intéressant. Le débarras du mari par la femme et son amant est un thème très souvent porté au cinéma et cette version n'est pas passionnante et n'apporte rien de spécialement original au genre. Très long et l'on finit par s'ennuyer ferme en se demandant pourquoi 40 minutes de plus au film spoiler: après le procès gagné si n'est pour confirmer l'intérêt de la ceinture de sécurité.
Un mécanicien de station service entame une liaison avec la femme de son patron, jusqu'à ce que les deux amants complotent pour éliminer le mari gênant. Ecrit comme un film noir, cette version du "Postman Always Rings Twice" tient pourtant davantage du thriller psychologique, voire du drame. Si le scénario comporte quelques bribes efficaces de chantage, meurtre, ou liaison dangereuse, il se centre avant tout sur l'étrange relation entre les deux protagonistes. Ceux-ci sont campés par les excellents Jack Nicholson et Jessica Lange, très en forme ici. Le tout étant soutenu par une bonne mise en scène, qui donne un côté poisseux à cette ruralité des années 30, et livre quelques séquences très sensuelles.
Après le premier remake de 1946, réalisé par Tay Garnett (l’œuvre originale, réalisée par Pierre Chenal, date de 1939), un second remake US voit le jour, une trentaine d’années après, mise en scène par Bob Rafelson (Cinq pièces faciles - 1970) en 1981. Une nouvelle version bien plus sulfureuse que la précédente (à cause de la censure de l’époque), donc plus fidèle au roman de éponyme de James M. Cain, si la mise en scène évite le remake plan par plan auquel on aurait pu s’attendre, là où Bob Rafelson se démarque, c’est dans le choix de ses acteurs, deux têtes d’affiches qui investissent littéralement leurs rôles, certes, on est loin d’atteindre le niveau de Lana Turner & John Garfield, mais il faut tout de même reconnaître que Jessica Lange & Jack Nicholson s’en sortent plutôt bien. Un drame passionnel & charnel auquel on reste captivé du début à la fin, même si on connaît déjà les tenants et les aboutissants. Un remake qui a pour seul intérêt au final, d’avoir deux acteurs talentueux.
Une énième version du classique, peut-être la meilleur ? Des personnages plus complexes et une narration assez différente des autres adaptations. La relation entre les deux amants est plus chaude et je trouve Jessica Lange et Jack Nicholson idéaux pour les rôles. Un peu moins intense dans la dernière demi-heure mais cela reste correct.
Une histoire d'amour et de passion traitée sous la forme d'un polar. Les interprétations de Jack Nicholson et Jessica Lange sont parfaites, et le scénario, très bien ficelé, nous réserve sans cesse des surprises jusqu'à la fin du film. Un classique.
Est ce qu'on est face à un grand film? La réponse est oui. Sans conteste, une claque. Portés par Nicholson et Lange, Le facteur sonne toujours 2 fois à de grandes ambitions. Remake d'une oeuvre de 1946, cette oeuvre aussi permissive que choquante nous offre une romance particulière entre une femme mariée qui désir l'émancipation et l'aventure auprès d'un malfrat sans besogne qui réclame avant tout l'argent de la belle. Tout cela va étrangement se compliquer dans un lieu quasi-unique, une station essence perdue au milieu de nulle part. Si la partie plus policier reste décevante, elle ne camoufle pas notre désir et attachement pour cette histoire limpide, sans temps morts qui regorge de bonnes idées pour nous maintenir en haleine. Une réussite sur tous les plans (réalisation, photographie, direction artistique...) jusqu'à une fin juste et émouvante. Que demandez de plus?
Très bon film et superbe interprétation de Jack Nicholson et de Jessica Lange. Cette dernière est ici magnifique et sensuelle. L'ambiance poisseuse dont l'histoire est empreinte ne peut que conduire à une fin tragique. A noter également le travail de restitution de l'amérique rurale des années de la grande dépression.
Une station-service, deux amants et un mari encombrant pour un film noir et torride à l’ambiance pesante, porté par le couple vénéneux Lange/Nicholson. 3,75
J'imaginais mieux que ça quand même, on m'avait dit un film policier je n'ai vu qu'un piètre drame sans rythme ni action. Un film doté d'une histoire qui manque d'originalité et qui s'effondre très vite. Jack Nicholson peine à surnager tandis que le personnage joué par Jessica Lange ne sert à rien à part crier, se faire taper ou faire l'amour. Un très mauvais film!!
C'est fait, j'ai vu les quatre versions de films tirés du même roman américain : "le dernier tournant" (1939), "Ossessione" (1943), "le facteur sonne toujours deux fois" (1946) , et le remake américain homonyme de 1981, celui-ci par conséquent. Le premier de ces films, français, a un côté naturaliste et ne cherche pas particulièrement les effets dramatiques ou esthétiques. Le deuxième, italien, est classé néo-réaliste, et décrit un petit peuple laborieux. Le troisième, américain, est dans la ligne des films noirs de cette époque avec leur ambiance dramatisée. Il est essentiel pour le metteur en scène d'avoir une Cora qui tienne la route. Corinne Luchaire, 18 ans, était une Cora juvénile très convaincante. Lana Turner, 25 ans, faisait plus femme fatale. Jessica Lange, 32 ans, avait débuté sa carrière dans la main de King Kong. Je l'ai revue ensuite dans Tootsie mais sans réaliser que c'était la même. Je trouve que Jessica sur sa table de cuisine dégage moins d'érotisme que Lana qui se contente de récupérer son tube de rouge à lèvres en tenue blanche suggestive. La scène où Lana plonge dans les vagues de l'océan au clair de lune, en compagnie de son partenaire, est digne de son équivalent de "Tant qu'il y aura des hommes", sept ans après. Le rôle du partenaire masculin nécessite de la sobriété, donc pas besoin d'un Nicholson. Le mari cocu et gênant le plus mémorable est Michel Simon. Enfin, plus on s'éloigne dans le temps des événements relatés, plus cela fait toc, reconstitution, avec voiture de collection. Mon classement est donc : Turner et Luchaire en tête, l'italienne et Lange en second. Sinon, les scénarios se ressemblent presque exactement d'un film à l'autre, sauf peut-être l'italien, et respectent je crois le roman.