Un biopic visuellement beau mais bien trop classique. Les acteurs sont bons, notamment Jeremy Allen qui réussit son interprétation. La photographie est belle et le film agréable. Mais pour quel intérêt au final ? On a un sentiment de déjà vu quand on nous raconte une énième histoire de père alcolique. Surtout, le film manque d'ampleur et d'enjeux, en savoir plus sur la dépression du Boss pendant la genèse de l'album Nebraska c'est intéressant mais est ce que cela mérite tout un long métrage consacré à ça ? Des longueurs sont d'ailleurs aussi à déplorer. A reserver aux inconditionnels ou alors aux amoureux des biopics musicaux.
Tout ce que vous avez voulu savoir sur le boss sans osez le demmander Ce biopic est très bien fait j'ai appris beaucoup de choses que ne connaissais pas sur lui,ce qui me l'a rendu encore plus attachant et l'acteur s'en sort plutôt pas mal ,à réserver aux fans surtout
Bon biopic honnête et bien interprété. Dans le genre le Dylan était mieux réalisé et plus surprenant, mais travail intéressant quoique scolaire si on veut mieux connaître Springsteen
Je suis fan de Bruce Springsteen depuis 40 ans. Je suis allée le voir en concert à Paris puis à Zurich. Le film représente bien le début de sa carrière et la création de son album Nebraska. Film merveilleux fidèle à Bruce Springsteen. On a envie d'un autre film retranchant le reste de sa carrière. Bruce Springsteen et sa musique donnent espoir, courage , rage de vivre malgré les aléas de la toute beauté ce film.
Quel ennui. Il ne se passe rien. La musique est inexistante dans ce film. Les séances d'enregistrement en studio sont interminables. La romance est pénible. On ressort du film aussi déprimé que springsteen. L'acteur force sur les traits du rockeur et il ressemble plus à rocky qu'au boss.
Comparé à d’autres films récents consacrés à un monstre de la musique , ce film est fade . Je n’ai pas trop cerné le pourquoi de cette fadeur …peut être que vouloir réaliser un film uniquement pour raconter la genèse de deux albums ..ici ..Nebraska et Born in the usa …était trop léger ….la vie de Bruce Springsteen est finalement assez banale, et ce film se résume un peu trop à la dépression que le chanteur a dû gérer tout au long de sa vie , et à sa relation compliquée avec un père violent…. Je m’attendais à mieux…
Excellente option du réalisateur qui choisit ce moment de bascule, de vérité que représente l'album Nebraska dans la vie de Bruce. La trame est fidèle à l'autobiographie "Born to run" dans laquelle Springsteen racontait avec sa simplicité et sa sincérité légendaire sa dépression et sa relation avec son père. Tout en sobriété et en intériorité, Jeremy Allen White est très juste. Son interprétation est talentueuse et très convaincante. Et quelle bande son... Nebraska, Atlantic City, State Trooper... Bref, aucune fausse note 李
"Springsteen: Deliver Me from Nowhere" adapté de l'ouvrage Deliver Me from Nowhere: The Making of Bruce Springsteen's Nebraska de Warren Zanes est un drame musical avec quelques qualités. Le cinéaste Scott Cooper a puisé dans la vie de Bruce Springsteen pour réaliser un biopic musical à la fois traditionnel et émouvant, explorant la relation compliquée entre Springsteen et son père, ainsi que ses blessures personnelles et son parcours vers la célébrité mondiale. Bien qu'il ne soit pas inoubliable, le film présente un intérêt certain, notamment grâce à la performance nuancée de Jeremy Allen White, et pourrait se démarquer lors des prochains Oscars.)
Très intéressant et beau film tout simplement qui n'est pas un Biopic puisque le réalisateur Scott Cooper se concentre sur la genèse de l’album “Nebraska” et prends le parti de ne parler que de son processus de création et de la période qui l’entoure ! Dans le rôle du "Boss" Jeremy Allen White est impeccable et on est loin des grands show habituels que l’on retrouve dans les précédents Biopics Musicaux à succès. Ici on parle d’un artiste en dépression qui perd peu à peu le contrôle et de ce qui l’a construit et détruit années après années !
Présenté comme la conception de l'album folk " Nebraska" (1982 ) réalisé à contre-courant de la trajectoire artistique de Bruce Springsteen, le scénario va pourtant bien au delà, ou disons plus en profondeur.
Cet album est le révélateur d'une intériorité douloureuse de Springsteen et de son besoin vital de se reconnecter émotionnellement à son enfance, à ses ombres qui l'entourent et l'empêchent de vivre.
L' origine de cette inspiration vient sans doute de la famille dysfonctionnelle dans laquelle il est né et a grandi dans une petite ville du New Jersey ( côte Est des Usa ).
Père violent avec son fils et sa femme, cris, disputes c'est ce dont est témoin de façon continuelle BS, enfant unique.
Il en ressort pour cet artiste, anxiété, un style d'attachement insecure ( évitant ou chaotique) qui l'empêche de construire sa vie sentimentale ( cf relation avec la jeune femme, décrite par le scénario) et le conduit à se réfugier dans une solitude dont il ne comprend pas les raisons.
Plus qu'un film musical ( les morceaux sont peu nombreux et sont rapidement écourtés par le metteur en scène Scott Cooper ( son western " Hostiles " mérite vraiment le coup d'oeil ) on a affaire à un portrait d'artiste tourmenté dont on nous présente l'intériorité source de son inspiration créative.
Springsteen était une star aux Usa ( j'ignore si aujourd'hui les plus jeunes écoutent encore beaucoup ses albums).
Certains des contempteurs de Springsteen ( oui ça existe ! lui reprochait de trop pousser sa voix ). En voyant le film on se souviendra que le cri est la façon la plus archaïque de tenter de libérer ses émotions refoulées et non traitées.
Scott Cooper nous fait le récit du refoulement de blessures émotionnelles non résolues jusqu'à l'acte créatif, symbole de la thérapie que suivra BS, nécessaire à sa survie. Autre chose que la simple juxtaposition des conditions de création d'un album !
Encore un biopic musical. Oui, encore. On ne peut s’empêcher d’éprouver une lassitude face à cette mode qui se mue en avalanche où chaque année voit défiler deux ou trois avatars du genre dans nos salles. Et ça doit être pareil dans tous les pays, chacun ayant ses stars et ses idoles. Forcément, ceux provenant des States ont le plus de visibilité, leurs chanteurs, chanteuses et musiciens rayonnant dans le monde entier en général à quelques exceptions près (Dolly Parton par exemple ou les artistes country). Donc, avant le film très attendu et scindé en deux mais qui semble rencontrer bien des problèmes de production sur Michael Jackson ou celui sur les Beatles par Sam Mendes (quatre films, un pour chaque membre du groupe!) et après celui sur Bob Dylan l’an passé, « Un parfait inconnu », voici celui sur le « boss », Bruce Springsteen.
Et on ressent une fatigue et un manque d’engouement avant d’entrer dans la salle bien que ce film en particulier n’y puisse rien. C’est juste qu’on a souvent l’impression de voir la même chose : une fiche Wikipédia déroulée, des récits qui gomment souvent les aspérités pour satisfaire la star ou les ayants droits et une prestation de comédien qui vient tenter des nominations aux cérémonies de récompenses. Le refrain est connu et finit par devenir rengaine. Récemment, on a eu plus de films de ce type franchement peu emballants comme celui sur Amy Winehouse que de « Bohemian Rhapsody » (et bien que celui n’ait pas du tout plu aux critiques à cause des libertés prises, quel pied c’était!). « Springsteen, deliver me from nowhere » tente de changer la donne de manière louable mais échoue à nous captiver malheureusement.
Plutôt que de couvrir une grande partie ou toute la vie de la star, Scott Cooper s’inspire de l’œuvre de Warren Zanes sur le chanteur et ne traite qu’une infime partie du parcours de Springsteen, en l’occurrence sa dépression et la période où il a pondu l’album « Nebraska ». Cela permet de cerner le personnage sur une époque charnière de sa vie et importante pour son œuvre. Le film est agrémenté de flashbacks en noir et blanc de très bon goût qui montrent des moments de l’enfance compliquée à cause d’un père alcoolique. Peut-être les meilleurs moments avec un Stephen Graham effrayant puis touchant (la dernière scène entre le père et le fils est sans aucun doute le plus beau moment du long-métrage).
Pour le reste, entre la relation avec une fille inventée bien peu passionnante et les affres de la création qui ne résonnent pas vraiment en nous et s’avèrent répétitifs, on est peu emballé. La réalisation brute et sans filtre de Cooper n’est pas en cause, ni l’interprétation de qualité de Jeremy Allen White qui évite le mimétisme à tout prix, juste qu’on ne se passionne pas. Même la dépression face à l’art n’est pas illustrée de manière à nous parler et nous toucher. Les seconds rôles ont peu à jouer (Jeremy Strong ne peut pas réitérer le coup de son excellente performance de « The Apprentice » avec un rôle mal défini ici). Peut-être que les fans et les inconditionnels de l’artiste vont apprécier ce « Springsteen, deliver me from nowhere », mais les autres risquent de trouver le temps long.
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Le vent passe sous la porte. Un bruit d’enregistrement. La bande tourne, craque. Le monde se tait. Springsteen : Deliver Me From Nowhere commence là, dans le grain d’une chambre vide. Scott Cooper filme le creux avant la musique — l’espace où la voix cherche à se tenir. Pas de gloire, pas de stade : juste une lampe, une chaise, un homme. Bruce Springsteen n’est plus le Boss ; il devient ce souffle, cette fatigue, cette présence qui hésite à parler. Jeremy Allen White marche lentement. Il parle peu. Ses gestes sont raides, hésitants, comme s’il craignait d’effleurer trop fort le réel. Il transpire la nuit, la poussière du plancher, la mémoire des morceaux qu’on n’a pas encore écrits. Par moments, il regarde hors champ — on dirait qu’il écoute quelque chose qu’on n’entend pas encore. Le son sature. Le silence pèse. On sent la chaleur de l’ampoule, la morsure du froid dehors, l’odeur sèche du bois. La lumière est grise, métallique. Les plans tremblent. Le cadre reste collé au visage, jusqu’à ce qu’on entende presque la respiration du film. Cooper filme la création comme une brûlure : lente, invisible, nécessaire. Jon Landau (Jeremy Strong) veille dans l’ombre, figure douce, presque effacée. Les autres — Odessa Young, Stephen Graham, Paul Walter Hauser — gravitent autour, silhouettes sans contours, voix murmurées dans la brume. La caméra glisse d’un regard à l’autre, comme si elle cherchait l’origine du son. On pense à The Rider, à Inside Llewyn Davis, à ces films qui ne racontent rien d’autre que le travail d’une âme. Ici, la musique n’est plus décor mais respiration. Le mixage devient prière, la lumière, une cicatrice. Chaque note semble tirée d’un effort, d’une lutte intérieure. Ce n’est pas un film sur la gloire, mais sur l’endurance, sur le droit d’exister sans public. Et puis, à la fin, le silence. La bande s’arrête. L’air reste suspendu. La lumière s’éteint lentement sur le bois du sol, sur les doigts immobiles. C’est là que tout se joue : dans cette seconde où rien ne sonne encore, mais où tout a déjà été dit. Un homme, une voix, un monde qui recommence à peine à respirer. Ma note : 12 / 20
Ce film revient sur une periode de doute de l’artiste qui accouche de l’album Nebraska, pour faire un parallele avec un autre Biopi. on a finalement un anri Dylan (temporairement) mais le succés est là
On pouvait s'attendre à un film rock, très agité, a l'image des concerts de Bruce Springsteen et ... non, c'est un film sobre et mélancolique sur comment Bruce a fait son album "Nebraska". Le casting est impeccable et en particulier le duo Jérémy Allen en Bruce et Mark Stong en agent (célébre depuis la série "Succession"). La bande son est parfaite.