Un film intelligent... trop peut-être. Il a dû en décontenancer plus d'un. C'est long mais... passionnant. Ça parle beaucoup et c'est très intello... bah oui et alors ? Pour une fois qu'on a un film bac+6 Y a pas beaucoup d'action... mais ça fait réfléchir... allez on met son cerveau sur "on" ! Malgré les thèmes abordés ancrés dans notre société bien malade, l'humour est discrètement omniprésent : Le prof accusé devenu proie à abattre qui cite du Shakespeare "all the perfumes of arabia will not sweeten...", ou la scène du mari qui n'apprécie pas ouvertement la protégée de son épouse et qui met sa musique à fond, et Chloé Sévigny en psy un peu à la ramasse qui "kiffe" la playlist dans une soirée étudiante, ces scènes, je dois dire, m'ont fait beaucoup rire. Un rôle très riche pour Julia Roberts que la caméra filme sans concession. Ciel ! Le film se passe à l'université de Yale, Où on voit des profs qui coulent des bielles, avec des propos de haute volée plein de fiel, des élèves de grosses "huiles" essentielles, et où il est aussi question du pronom "iel". Yale ne rime définitivement pas avec Miel. Voilà c'est dit.
Je voulais me détendre mais se replonger pour cela dans son univers de travail c'est très particulier, déjà que le sujet est lourd mais de surcroît tous les personnages de ce film sont en souffrance, pour des raisons diverses… Tout me ramène à mon quotidien, jusqu' à en percevoir, de façon étrange, les odeurs. Le regard des étudiants, le côtoiement des collègues, le bal des égos, les enjeux professionnels, les rapports de séduction jusqu'aux confrontations même… La musique, à l'occasion lancinante, ajoute à ce tableau une couleur pesante, les images parfois presque voilées distillent un mal-être avec une efficacité redoutable. Si le but du réalisateur était de nous laisser gagner par ce qu'éprouve les personnages c'est diablement réussi…
After the Hunt est un film sérieux, intelligent, parfois glaçant. Il parle moins d’un scandale que de ce qu’il révèle : la peur, l’aveuglement et les compromis que chacun accepte pour préserver sa place. Ce n’est pas un film facile, ni spectaculaire, mais qui laisse une trace durable. Un cinéma adulte qui fait réfléchir bien après le générique.
Le film est très bien jusqu’à cette scène finale « 5 ans après » qui gâche vraiment l’histoire. Pourquoi essayer de faire un bilan alors que c’est justement l’idée du film que toutes les histoires sont différentes ?
Je mets 3 sur 5 par respect pour ceux qui on travaillé sur ce film sans être coupables de la catastrophe. La bande son est désagréable et mal balancée. Le film est mou et lent. Les textes et le scénario sont incompréhensibles. Le message général aussi. Quel gâchis.
Beaux décors, bons comédiens, sujet intéressant ça aurait pu être un excellent film. mais le propos n’est manifestement pas de connaître la vérité non plus de mener une réflexion approfondie post me too. Seul le personnage joué par Julia Roberts entretient le suspens : de quoi souffre t-elle ? Quelle posture va t’elle tenir ? Quel est son passé ? Ce n’est donc pas un thriller, j’ai le sentiment d’avoir vraiment perdu mon temps : très long et décevant !
Un film courageux et audacieux à plus d'un titre. Dans sa forme, la réalisation oscille entre le burlesque et le classique avec une photo volontairement terne et sans vie. Ça n'hésite pas à ironiser sur la vacuité des débats de salon, dans l'entre-soi des bourgeois qui ventilent des concepts sur des réalités dont ils n'ont jamais eu à faire l'expérience et dont ils font tout pour se protéger tout en les observant avec un désir paradoxal. Il suffit d'avoir été universitaire pour comprendre toute la force de la volée de bois vert que se prennent les "milieux intellectuels". Il est également très courageux d'aborder le thème de la cancel culture et de rappeler qu'il ne suffit pas de prétendre être une victime pour en être une et qu'il ne suffit pas d'avoir un vagin pour être honnête. Ce discours totalement disruptif correspond bien à la volonté du réalisateur de se placer dans le flou, dans la nuance même si cette zone grise n'est pas politiquement admise. Il est d'ailleurs fort probable qu'une partie de la Gen Z trouve ce film assez insultant à leur endroit. Et à raison. Il n'en reste pas moins que ce film est une véritable proposition artistique, volontairement dérangeante sur la forme et sur le fond qui ne laissera personne à l'aise sur ses positions. En cela, ce film est véritablement brillant... pour qui a l'humilité de se remettre en question. Et ce n'est pas toujours la motivation première du spectateur.
Un film qui a du mal a démarrer, des acteurs englués dans un scénario qui tourne autour d’une pseudo philosophie. Pas d’intrigue, un casting raté, que fait julia roberts qui surjoue. Et pour finir une bande son, en fait des sons tout du long du film qui tentent de meubler un vide sidéral celui du jeux des acteurs et une thématique inintéressante au possible. Bref passez votre chemin.
Je m'attendais à mieux. Mais j'aime beaucoup le rôle de Julia Roberts et sa manière de l'interpréter. Mais bon pas un film que je reverrai. L'histoire d'une étudiante qui se confie à sa professeur sur un problème qu'elle a vécu avec un enseignant.
C'est un très bon film sur un sujet hyper complexe et en même temps minoré voire galvaudé : Croire une personne qui se dit victime d’agression sexuelle. Ne nous voilons pas la face toutes les civilisation ont un problème avec cela et nous ne valons pas mieux que aucune autre. Hormis les civilisations dîtes primitives qui sont toujours dans ce que Sigmund avait nommé les "totem et les tabous" dans son livre éponyme dans les années 1910. Levis-strauss approfondira cela 40ans plus tard.
Le film explore donc tous nos affects, nos passions tristes, nos lâchetés nombrilistes et nos craintes de perte de statu. Il évoque ainsi les craintes et las haines qui se tissent en nous dès lors qu'un proche commet un irréparable que nous ne voulons ni voir ni assumer. Qui aurair le courage ? Levez la main dans la salle... Merci on est tous d'accord. C'est ainsi que cela perdure.
Il y a évidement eu meeToo, m'enfin ne nous cachons pas derrière une plume d'oie blanche : Rien a vraiment changé hormis pour ceux qui le savaient déjà. La majorité des gens resterait sur affects préalables. Un ami est accusé c'est surement un mensonge ! Car qui voudrait être, lui aussi victime de tromperie dans la sincérité des valeurs communes partagées dans une amitié ? Personne.
Personne n'aime être déçu car nous nous sentons trahis, nous ne voulons pas le croire, nous nous cachons derrière le voile d'une fiction d'un but caché par la "prétendue victime" qui voudrait évidement autre chose que la justice et la reconnaissance du crime commis à son endroit.
Cela s'appelle cela, le déni, et nous sommes tous très prompt à en être victime et ne pas agir. Ce film pourrait s'appeler ainsi "le déni"
La on a une doctorante quinqua, phd, qui doit avoir à tenir un choix entre une jeune etudiante noire (à priori 26ans), femme comme elle, mais noire, face à son pair d'étude, homme, blanc, d'une petite 40aine, mais désirable voire désirant. L'ambiguité demeure entre eux deux.
Julia Roberts est vraiment comme à son habitude époustouflante de justesse (j'ai un biais : je l'adore depuis l'affaire pélican j'avais 15ans....)
Creux, décousu, moralisateur, fin bâclée, mais puisqu’il faut 100 caractères, je dirai que le dessin animé Migration avec des canards qui parlent a été plus agréable à regarder