After The Hunt
Note moyenne
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Nathalie Calabrese
Nathalie Calabrese

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2025
Un navet ! C’est rare que j’écrive ça mais je le pense vraiment !!! Même la musique elle ne va pas avec les scènes ..
Michael Letombe
Michael Letombe

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2025
Un film intelligent... trop peut-être.
Il a dû en décontenancer plus d'un.
C'est long mais... passionnant.
Ça parle beaucoup et c'est très intello... bah oui et alors ? Pour une fois qu'on a un film bac+6
Y a pas beaucoup d'action... mais ça fait réfléchir... allez on met son cerveau sur "on" !
Malgré les thèmes abordés ancrés dans notre société bien malade, l'humour est discrètement omniprésent :
Le prof accusé devenu proie à abattre qui cite du Shakespeare "all the perfumes of arabia will not sweeten...", ou la scène du mari qui n'apprécie pas ouvertement la protégée de son épouse et qui met sa musique à fond, et Chloé Sévigny en psy un peu à la ramasse qui "kiffe" la playlist dans une soirée étudiante, ces scènes, je dois dire, m'ont fait beaucoup rire.
Un rôle très riche pour Julia Roberts que la caméra filme sans concession.
Ciel !
Le film se passe à l'université de Yale,
Où on voit des profs qui coulent des bielles,
avec des propos de haute volée plein de fiel,
des élèves de grosses "huiles" essentielles,
et où il est aussi question du pronom "iel".
Yale ne rime définitivement pas avec Miel.
Voilà c'est dit.
Lulufurtive
Lulufurtive

27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2025
Pour moi, lorsqu'on aborde un sujet aussi grave, dans une actualité aussi sidérante, la moindre des choses est de prendre parti. Ou à tout le moins de choisir un thème. Sinon à quoi cela sert-il ? Ni un thriller, ni un film politique, ni un film autour de la crise de la cinquantaine... Tous ces sujets possibles sont survolés à tel point qu'on se demande : mais que veut nous dire le réalisateur, au final ? Pas grand chose apparemment. Heureusement que Julia Roberts est là.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 812 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2025
Qui est le film ?
Luca Guadagnino quitte les élans sensuels du corps, les étés saturés de soleil, les drames adolescents pour se glisser dans l’univers feutré d’une université d’élite. After the Hunt n’est pas (ou du moins ne prétend pas) délivrer un verdict clair sur la question de l’agression supposé. Plutôt, il installe un labyrinthe moral, narratif, institutionnel, tout en s’inscrivant dans l’époque post-#MeToo, époque de “cause + contre-cause + procès médiatiques + procès publics + incertitudes”. On y parle d’autorité morale, de réputation, de mémoire blessée, de récit brisé. Le film se présente comme un drame sans certitude, une interrogation sur la manière dont une société construit ce qu’elle nomme vérité. Sa promesse est de regarder comment notre époque fabrique ses coupables et ses victimes, comment elle négocie le doute.

Par quels moyens ?
Le film commence dans un concentré de prestige, de diplômes, d’assurance de carrière et de joutes sociales. Mais autour d’un événement (soirée, alcool, ambiguïtés, abus supposé), surgit soudain le risque de perdre cette autorité, cette carrière, cette réputation. L’accusation (réelle ou non) met en péril l’édifice social et symbolique de la réussite. L’enjeu ne tient pas seulement dans la véracité de l’acte, mais dans ce qu’il menace. Guadagnino et la scénariste Nora Garrett choisissent délibérément le flou sur les faits. Le film oppose des récits crédibles mais divergents, des perspectives qui se télescopent. Le point n’est pas “qui a raison ?”, mais “qui décide de ce qu’est la vérité ?”

De là, la cancel culture n’est jamais abordée comme un slogan médiatique, mais comme un mécanisme institutionnel à part entière, avec sa chaîne bien rodée : l’accusation qui surgit, la suspicion qui s’installe, l’isolement qui s’opère, le jugement moral qui précède d’un pas la justice. Le film fait sentir ce vertige propre à notre société occidentale gouverné par l’obsession des apparences. Dès lors, l'un des crimes mis au jour n’est pas que l’agression elle-même, mais aussi le mode de fonctionnement d’un pouvoir continu dont la force se loge dans la réputation, l’image et la posture.

Tout cela s’épaissit avec la fracture générationnelle. La mentor (Alma, professeure de la génération X) face à la jeunesse étudiante (Maggie, Gen-Z), tout cela dans le cadre de privilèges décrits précédemment, d’ostracisme implicite, de lutte pour la reconnaissance. Au-delà de #MeToo, c’est un récit de transmission et de trahison : l’ancienne génération, qui a travaillé dur pour ses acquis, se sent interpellée, accusée. Cette tension est aussi sociale : Maggie est décrite comme jeune, noire, héritière, queer ; des intersections d’identité qui, dans le film, deviennent autant de zones de projection, de suspicion, et de stigmatisation latente à laquelle le récit ne s’affranchit pas totalement. Le personnage de Maggie finit par être douté, son traumatisme relativisé, ce qui peut renvoyer l’image d’une “victime suspectable” plutôt que d’une personne écoutée.

Dans ce cadre, l’esthétique de Guadagnino joue un rôle crucial. Les intérieurs soignés, la lumière cérémonielle, la texture des tissus et des murs créent un écrin qui contraste brutalement avec la violence de l’intrigue. On regarde des décors splendides se faire traverser par des malaises, des discours et gestes qui perdent pied. Mais ce luxe formel semble parfois être un écran, un palliatif à la faiblesse du scénario. Le film reste trop bavard, trop cérébral, mal rythmé, inégal et les moments censés choquer restent superficiels, la bande-son est utilisée comme une “astuce sonore” pour pallier le manque de tension dramatique réelle.

Les personnages eux-mêmes, pris dans ces tensions, peinent parfois à trouver une densité émotionnelle. Le récit les utilise comme symboles : mentor, accusatrice, institution, coupable possible. On attend qu’ils débordent leurs fonctions, qu’ils témoignent d’une déchirure intime, qu’ils fassent entendre une voix singulière. La parole se substitue souvent à la sensation, la douleur restent plutôt déclaratives.

Enfin, la dynamique narrative oscille entre plusieurs genres qui se superposent sans toujours se rejoindre. Thriller universitaire, drame moral, étude de caractère, satire sociale, chaque piste possède sa propre logique, mais aucune ne s’impose réellement. Le film veut tout embrasser, tout dire, tout capturer de notre époque. Il en résulte une forme de chaos, parfois fertile, parfois maladroit, où l’on sent une ambition immense qui se heurte à ses limites.

Quelle lecture en tirer ?
After the Hunt est un film d’épreuve pour ses personnages, mais aussi pour son public. Il n’offre pas la consolation de la clarté ou de la certitude. C’est un pari audacieux et dangereux : celui de traduire au cinéma l’agonie contemporaine de la vérité (ou des “vérités”). Il regarde notre époque droit dans les yeux et montre comment les récits concurrents, les mémoires blessées, les institutions fragiles produisent un monde où l’incertitude devient la matière même du quotidien. Sa force réside moins dans sa résolution que dans sa capacité à faire sentir ce malaise.
Don
Don

27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2025
Beaux décors, bons comédiens, sujet intéressant ça aurait pu être un excellent film. mais le propos n’est manifestement pas de connaître la vérité non plus de mener une réflexion approfondie post me too.
Seul le personnage joué par Julia Roberts entretient le suspens : de quoi souffre t-elle ? Quelle posture va t’elle tenir ? Quel est son passé ?
Ce n’est donc pas un thriller, j’ai le sentiment d’avoir vraiment perdu mon temps : très long et décevant !
eldarkstone

306 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2025
Toujours aussi fan de ce Réalisateur ! Ce Mélodrame, bien qu'avec quelques longueurs, nous prends et nous retourne, à partir d'une histoire qui est déjà et pourrait encore largement arrivé. C'est du très bon, les acteurs, les dialogues, la tension montante !
coca13aix
coca13aix

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 décembre 2025
Des le debut donne mal à la tête... tic tac au debut.. musique parole tout est mélangé... Bruyant... pourtant il y a Julia Robert.. j'ai tenu 15 mn...
Morcar
Morcar

42 abonnés 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2025
Avec "After the Hunt", Luca Guadagnino aborde un sujet qui n'est franchement pas évident. L'intrigue suit une professeure d'université se retrouvant confrontée à une situation pas évidente lorsqu'une des étudiantes qu'elle a prise sous son aile accuse d'agression sexuelle un autre professeur qui se trouve être le meilleur ami de l'héroïne. Qui croire et qui soutenir dans cette situation, à moins de préférer ne pas prendre position pour ne pas risquer sa carrière.

Le film est très bavard, parfois trop même, mais le sujet est traité finalement avec beaucoup de justesse je trouve. Non seulement on évite les clichés du méchant agresseur ou de la plaignante manipulatrice, mais surtout au milieu de tout ça on nous dresse le portrait d'une femme se retrouvant devant un cas de conscience. Car au delà de croire l'un ou l'autre des opposants dans l'histoire, elle cherche avant tout à sauver sa propre place, peu importe qui en paiera les frais.
Le trio d'acteurs est franchement bon, et l'écriture des personnages l'est toute autant. Mais le film aurait peut-être mérité d'être un poil plus court et moins bavard. Il ose cependant traiter le sujet de manière non manichéenne, ce qui n'est pas évident dans l'ère post-meToo d'aujourd'hui.

Grâce au talent de ses acteurs et à une écriture talentueuse, "After the Hunt" parvient donc à traiter un sujet qui était terriblement casse gueule, mais se perd parfois un peu trop à s'écouter lui-même, avec un discours universitaire un peu élitiste.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 589 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 novembre 2025
Un sujet d'actualité qui pose un questionnement dont il ne faut attendre davantage. malheureusement son traitement trouble, terne et sans réelle consistance est presque contourné, étouffé par du verbiage assourdissant. S'ajoute un conflit, vain, de générations, d'une critique de classe ou de couleur de peau. Par ailleurs, on ne croit guère à ces personnages, au couple J. Roberts-M. Stuhlbarg et aux rapports entre le professeur et l'élève dépassant la déontologie. Malgré quelques séquences bien filmées, le cinéaste se perd de film en film et du déjà lointain, Call me by your name!
traversay1

4 504 abonnés 5 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2025
À une époque, celle d'Amore, il n'était pas incongru de se demander si Luca Guadagnino n'avait pas l'étoffe d'un Luchino Visconti. Quinze ans plus tard, la question est devenue caduque et ses trois dernières œuvres ont sonné le tocsin de la déception renouvelée : Bones and all, Challengers et Queer. After the Hunt n'infirmera pas la tendance, hélas, loin de là. Cette incursion universitaire, avec son thème opportuniste et traité de manière cynique et quelque peu douteuse, impose sa froideur dès ses premières images, alimentées par des dialogues oiseux d'intellectuels qui n'ont que Foucault ou Kierkegaard à la bouche. L'affaire est entendue, cette élite de Yale ne semble composée que d'individus arrogants, égocentriques et dissimulateurs. Le sujet grave du consentement et, plus largement, des relations ambiguës entre professeurs et étudiants, mentors et protégés ne paraît être présent que pour verser quelques gouttes de fiel sur des personnages à peu près tous méprisables, pour une raison ou pour une autre. Nul inconvénient à exprimer sa misanthropie, mais Guadagnino, ce n'est pas une découverte, paraît totalement dépourvu d'humour et c'est bien dommage. Le film a beau tenter d'explorer les zones grises des rapports humains et intergénérationnels, il ne fait que patauger dans un sombre marasme, la plupart du temps, et ce, malgré une interprétation irréprochable (courageuse Julia Roberts), laissant filer ses intrigues filandreuses dans une impasse. Que dire, par ailleurs, de son dénouement, qui joue le contre-pied dans une fausse attitude bienveillante ou ironique, on ne sait plus trop et on s'en fiche un peu.
clement9
clement9

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2025
Le film est très bien jusqu’à cette scène finale « 5 ans après » qui gâche vraiment l’histoire.
Pourquoi essayer de faire un bilan alors que c’est justement l’idée du film que toutes les histoires sont différentes ?
FB40
FB40

5 abonnés 33 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 novembre 2025
Long, très long, trop long !! Je n'ai pas résisté longtemps avant d'accélérer tellement on s'ennuie dans ce film creux, sans surprise, avec une bande son inadaptée et vraiment dérangeante à certains moments. Ne perdez pas 2h00 de votre vie !.
christophe l.
christophe l.

55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Je voulais me détendre mais se replonger pour cela dans son univers de travail c'est très particulier, déjà que le sujet est lourd mais de surcroît tous les personnages de ce film sont en souffrance, pour des raisons diverses…
Tout me ramène à mon quotidien, jusqu' à en percevoir, de façon étrange, les odeurs. Le regard des étudiants, le côtoiement des collègues, le bal des égos, les enjeux professionnels, les rapports de séduction jusqu'aux confrontations même…
La musique, à l'occasion lancinante, ajoute à ce tableau une couleur pesante, les images parfois presque voilées distillent un mal-être avec une efficacité redoutable. Si le but du réalisateur était de nous laisser gagner par ce qu'éprouve les personnages c'est diablement réussi…
FaRem

10 599 abonnés 11 654 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Entre justice et vengeance, les conséquences sont différentes et c'est sur ces conséquences que porte le nouveau film de Luca Guadagnino. Après qu'une élève a fait part d'une agression sexuelle d'un professeur, Alma, qui fait partie du corps enseignant, voit tout ce qui l'entoure s'effondrer. Un équilibre dans lequel elle se complaisait, mais qui n'a jamais été très sain entre l'absence de barrière entre les profs et les élèves ou cette obsession de Maggie envers elle. Avec une histoire racontée du point de vue d'Alma, la vérité concernant cette accusation n'a pas tant d'importance. Est-ce une manière pour le réalisateur de se dérober ou de nous laisser maîtres de notre analyse ? C'est difficile à dire, car il aborde des thèmes importants et soulève des questions intéressantes avant de les délaisser. Quand on voit comment tout se termine, c'est très frustrant comme si tout ce qu'il y avait eu avant n'avait pas d'importance. J'ai bien aimé quand les masques tombent et que les personnages arrêtent leurs discours hypocrites et leurs courbettes, mais ça ne dure quelques minutes. De plus, il n'y a pas grand-chose à apprécier chez ces gens. C'est le cas dès le début avec des dialogues barbants et hautains. Avec une meilleure conclusion, j'aurais pu mettre la note au-dessus, mais là, ça ne fait que confirmer que c'est un film qui ne veut pas se mouiller.
JR
JR

11 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2025
Superbement filmé, mise en scène au cordeau, musique minimaliste excellente, le film serait prenant si le scénario voulait aller quelque part. Je dis ça parce que j'ai rien compris. Mais il en ressort de la tension entre les générations surtout, beaucoup de noirceur finalement dans les rapports humains, ceux qui aiment purement sont déçus, l'amitié échoue elle aussi (l'amie psy et Anna), les jeunes intellectualisent leur relationnel pour leur image, finalement le film se contraint dans de la sociologie un peu forcée et plutôt encombrante, du style "regardez le monde comment il est aujourd'hui". Bref, dommage, ça joue pas mal à bien des niveaux, mais comme d'hab chez ce réalisateur, il y a trop d'auto-satisfaction cérébrale venant embourber l'ensemble.
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