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christophe l.
58 critiques
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3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Je voulais me détendre mais se replonger pour cela dans son univers de travail c'est très particulier, déjà que le sujet est lourd mais de surcroît tous les personnages de ce film sont en souffrance, pour des raisons diverses… Tout me ramène à mon quotidien, jusqu' à en percevoir, de façon étrange, les odeurs. Le regard des étudiants, le côtoiement des collègues, le bal des égos, les enjeux professionnels, les rapports de séduction jusqu'aux confrontations même… La musique, à l'occasion lancinante, ajoute à ce tableau une couleur pesante, les images parfois presque voilées distillent un mal-être avec une efficacité redoutable. Si le but du réalisateur était de nous laisser gagner par ce qu'éprouve les personnages c'est diablement réussi…
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2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Entre justice et vengeance, les conséquences sont différentes et c'est sur ces conséquences que porte le nouveau film de Luca Guadagnino. Après qu'une élève a fait part d'une agression sexuelle d'un professeur, Alma, qui fait partie du corps enseignant, voit tout ce qui l'entoure s'effondrer. Un équilibre dans lequel elle se complaisait, mais qui n'a jamais été très sain entre l'absence de barrière entre les profs et les élèves ou cette obsession de Maggie envers elle. Avec une histoire racontée du point de vue d'Alma, la vérité concernant cette accusation n'a pas tant d'importance. Est-ce une manière pour le réalisateur de se dérober ou de nous laisser maîtres de notre analyse ? C'est difficile à dire, car il aborde des thèmes importants et soulève des questions intéressantes avant de les délaisser. Quand on voit comment tout se termine, c'est très frustrant comme si tout ce qu'il y avait eu avant n'avait pas d'importance. J'ai bien aimé quand les masques tombent et que les personnages arrêtent leurs discours hypocrites et leurs courbettes, mais ça ne dure quelques minutes. De plus, il n'y a pas grand-chose à apprécier chez ces gens. C'est le cas dès le début avec des dialogues barbants et hautains. Avec une meilleure conclusion, j'aurais pu mettre la note au-dessus, mais là, ça ne fait que confirmer que c'est un film qui ne veut pas se mouiller.
Superbement filmé, mise en scène au cordeau, musique minimaliste excellente, le film serait prenant si le scénario voulait aller quelque part. Je dis ça parce que j'ai rien compris. Mais il en ressort de la tension entre les générations surtout, beaucoup de noirceur finalement dans les rapports humains, ceux qui aiment purement sont déçus, l'amitié échoue elle aussi (l'amie psy et Anna), les jeunes intellectualisent leur relationnel pour leur image, finalement le film se contraint dans de la sociologie un peu forcée et plutôt encombrante, du style "regardez le monde comment il est aujourd'hui". Bref, dommage, ça joue pas mal à bien des niveaux, mais comme d'hab chez ce réalisateur, il y a trop d'auto-satisfaction cérébrale venant embourber l'ensemble.
Rien que les premières minutes avec ce tictac aurait du me faire comprendre que ce film, bein je n'irai pas au bout. Que de lenteurs, tout est mou, des discours à n'en plus finir. J'ai tenu 15 minutes, mais impossible d'aller au-delà. et pourtant il y a de bons acteurs. C'est dommage.
Un film qui a du mal a démarrer, des acteurs englués dans un scénario qui tourne autour d’une pseudo philosophie. Pas d’intrigue, un casting raté, que fait julia roberts qui surjoue. Et pour finir une bande son, en fait des sons tout du long du film qui tentent de meubler un vide sidéral celui du jeux des acteurs et une thématique inintéressante au possible. Bref passez votre chemin.
Creux, décousu, moralisateur, fin bâclée, mais puisqu’il faut 100 caractères, je dirai que le dessin animé Migration avec des canards qui parlent a été plus agréable à regarder
L’histoire se passe à Yale une grande université américaine. Il est évident qu’ils abordent des sujets philosophiques. Comme dans la série succession on parle économie/finance holding. On ne comprend pas tout mais cela ne rend pas le film hermétique pour autant. Il y a deux dimensions, la pensée et l’organique ou l’émotionnel. Un peu ce que constitue un être humain…la musique est décalée et est j’ai l’impression symbole de la dérégulation émotionnelle des personnages. À voir. Les acteurs sont exceptionnels. Et c’est tiré d’une histoire vraie.
Ça commence doucement. Trop doucement. Une horloge, un dîner universitaire, des rires polis. Une chorégraphie sociale où chacun connaît son rôle. Alma (Julia Roberts) y règne — calme, solide, presque intouchable. Une femme que l’on écoute, parce qu’on l’a toujours écoutée. Mais dans le hors-champ, quelque chose remue déjà. Puis Maggie (Ayo Edebiri) parle — pas fort, mais avec un courage presque physique. Elle accuse Henrik (Andrew Garfield). Les mots tombent comme une pierre sur du verre. La pièce se fige. Et immédiatement, le système se met en défense. Avant toute écoute. Avant toute enquête. Avant tout courage. Le cœur du film est là : dans la rapidité avec laquelle une communauté brillante choisit la protection de son image plutôt que le risque de regarder en face. Réunions, couloirs, portes fermées — la rumeur devient politique. On parle de procédure, jamais de douleur. On parle de réputation, jamais de vérité. La bande-son de Reznor & Ross transforme ce huis clos en tension continue : pulsations métalliques, souffle mécanique, battement qui ressemble à une alarme que personne ne coupe. Alma lutte avec elle-même. Elle a construit sa vie dans cette institution. Elle y croit encore. Elle veut croire qu’elle sait reconnaître le vrai. Mais Maggie ne lâche pas. Et c’est cette résistance qui fracture l’édifice. Je sais que nombreux sont ceux qui diront que le film manque de résolution nette — mais c’est précisément là qu’il frappe le plus fort. Parce qu’exiger une réponse claire, c’est vouloir refermer la plaie trop vite. La scène d’hôpital ouvre une brèche — Alma voit ce qu’elle n’avait jamais voulu voir. Et le final, dans la neige, montre deux silhouettes séparées par un silence immense. Pas de victoire. Pas de pardon. Juste l’espace nécessaire pour comprendre que le courage ne vient pas toujours d’où on croit. Alors oui, la vraie question est celle-ci : que vaut une institution qui demande d’abord le silence ? Et la brûlure qu’on garde après le générique reste longtemps dans la gorge. Ma note : 12 / 20
Mais qu’est-ce que Guadagnino est allé faire dans ce bourbier scénaristique? Et ces acteurs/actrices incroyables qui font ce qu’ils peuvent mais n’arrivent pas à sauver cette histoire sans queue ni tête… C’est vraiment pas terrible. Ni le jeu des acteurs ni la caméra ne sauvent tout cela. Dommage.
Un film qui mêle psychologie, thriller. Un excellent casting et un suspens haletant. Le tout est de se mettre dans le film. Ce qui vu certaines critiques n’est pas forcément à la portée de tout le monde.
Un film qui ouvre à la discussion, ai adoré. Je ne comprends pas les critiques sur le scénario… j’ai trouvé ça bien écrit et compréhensible sauf le début c’est un peu lourd leur discours. Julia livre unet très bonne performance, tout est dans le regard , dans les silences. Andrew est génial je ne connaissais pas cette facette de lui. Ayo est plutôt moyenne. La photographie est jolie et la bande originale est bien choisie Quel gâchis que ce film ne sorte pas au cinéma