Un film très fade, bâti autour d’une fausse intrigue tarabiscotée, à laquelle on ne croit pas. Comme le scénario est faible, cousu de fil blanc, on va rajouter des sous -intrigues, des« spin offs » , comme on dit dans les films US, mais tout aussi inintéressant : un fumeur qui veut arrêter de fumer un peu schizo , une histoire d’amour qui redémarre entre un ex. mari et sa femme, une jeune fille qui parait dingo, mais finalement ne l’est pas, tout cela sans queue ni tête. L’intrigue principale est tellement poussive qu’elle n’arrive pas à nous embarquer. Chacun de ces « reboot» ne sert en fait qu’à rallonger et diluer le récit. Mais le fond , le centre du film reste insipide . Jodie Foster n’est pas à son meilleur, elle joue très froidement, sans charme ni chaleur, on a du mal à la suivre. Peut -être une erreur de casting. Par contre les autres acteurs sont plutôt bons : Daniel Auteuil impeccable, Mathieu Amalric hirsute et délirant égal à lui-même et Vincent Lacoste, très bon, un des meilleurs de sa génération . Même la jeune coréenne Jim-Min Park que l’on voit partout , ici dans un tout petit rôle, nous régale.
Rebecca Zlotowski nous surprend avec ce film à la tonalité singulière qui n’est jamais vraiment drôle mais jamais non plus vraiment sombre et tendu comme on l’aurait supposé. Vie privée se situe dans un entre-deux étonnamment galvanisant et met surtout l’accent sur son actrice principale. Jodie Foster, pour son premier grand rôle en français, ne démérite pas et impressionne autant par sa maîtrise parfaite de la langue française que dans sa mise en danger dans un rôle croustillant et dont les multiples couches surprennent. Au final, on se rend compte que ce qui intéresse le plus la cinéaste (et, par ricochet, le spectateur) ce sont tous les à-côtés de l’intrigue plus que l’enquête à tendance policière en elle-même. Et c’est très bien comme ça pour ce petit plaisir aussi inconséquent que délicieux qui lorgne sur les mystères à la Agatha Christie en ajoutant une bonne couche d’introspection personnelle.
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Il y a des films qui ne se livrent pas tout de suite. Vie privée en fait partie. Rebecca Zlotowski installe un climat lent, feutré, presque hypnotique. On ne sait pas très bien où l’on met les pieds — entre le drame intime, la comédie douce-amère et le polar psychanalytique. C’est déroutant, parfois frustrant, mais il y a dans cette étrangeté quelque chose de sincère, presque fascinant.
Jodie Foster y trouve un rôle à contre-courant, et la voir s’exprimer tout du long en français, avec cette justesse tranquille, c’est un vrai plaisir. Elle apporte une forme de gravité, de pudeur aussi, qui tient le film à elle seule. Daniel Auteuil et Virginie Efira gravitent autour d’elle dans un ballet un peu théâtral, mais qui fonctionne étonnamment bien.
Le film ne cherche pas à plaire à tout prix. Il se tient à distance, assume son rythme, et parfois, oui, il s’égare un peu. On aimerait que certaines émotions aillent plus loin, que la tension prenne davantage. Mais il reste une vraie élégance dans cette retenue, une cohérence dans ce ton feutré où tout se joue dans les regards, les silences, les hésitations.
Vie privée, c’est un film sur le contrôle, sur la frontière fragile entre celui qui écoute et celui qui s’effondre. Pas un coup de cœur absolu, mais un film qui laisse une trace — un peu floue, un peu désordonnée, comme une pensée qu’on rumine longtemps après la séance.
Déçu… Je m’attendais à une fin différente et une histoire plus haletante. Jodie Foster méritait mieux pour un premier film joué en français. Cigarettes et alcool quasi omniprésents, quel est l’intérêt ?
Aïe aïe aïe ! Espèce d'Agatha Christie totalement raté. On se perd dans les méandres d'une histoire affreusement alambiquée où l'on ne croit à rien et où, surtout, on n'y comprend rien. Un bon point malgré tout : voir Jodie Foster s'exprimer dans un français parfait.
Vie Privée est un film très intéressant dans sa réalisation. Entre le rythme guidé par le découpage et la musique choisie il fait presque film américain. C'est un très bon film mais avec plein de défauts. J'ai aimé regarder ce film mais j'avoue m'être perdue plusieurs fois au vu des nombreuses intrigues qui s'entremêlent. spoiler: Autant l'enquête que Liliane poursuit, que sa nouvelle relation avec son ex mari puis ses yeux qui pleurent sans pouvoir les contrôler, aux flashbacks de la vie antérieure. Je pense que les scénaristes ont voulu faire un film si complet qu'ils l'ont bourré de choses pour combler l'histoire et le spectateur. J'aime énormément le travail de Rebecca Zlotowski donc j'ai un amour particulier pour ses oeuvres et donc ce film en fait partie. Je pense qu'avec un regard de scénariste le film est archi intéressant. Cependant même si j'ai compris la logique dans la fin du film j'ai quand même été un peu déçue par cette finalité. Bref en somme c'est un film très très bien réalisé mais avec une grosse complexité au niveau du scénario.
Mauvais scénario, mauvaise musique. Je me suis beaucoup ennuyé. En fait, c'est un film raté. Même les grands acteurs ne parviennent pas à sauver le scénario on ne peut plus plat.
Une psy, une patiente qui meurt et des soupçons. D'abord un casting intéressant. Ensuite, il y a ce ton, ces mots qui fusent, une mélodie espiègle qui donne envie. Enfin, il y a ce renversement qui donne à explorer les déséquilibres et contradictions internes, les non-dits, une banalité dans la vie qui, fatalement, peut décevoir malgré toutes les qualités du film
Film complexe difficile à suivre dans certains de ses composants. En revanche, la justesse et la nervosité de la mise en scène nous tient en haleine . Si Joddie Foster est remarquable, je mettrais une note spéciale à Daniel Auteuil qui apporte de la légèreté et du bon sens.
Inutile de faire le résumé, vous l'avez certainement déjà lu. Vu ce film hier. Un de ces films auquel on réfléchi après l'avoir vu. Personnellement j'adore toutes les questions que je me suis posées APRÈS, tant le scénario est bien ficelé et les acteurs excellents. En revanche, zéro pointé à ceux qui comme le Canard Enchainé décrit cette réjouissance comme étant écrite pour les "Nuls en psy." Il se trouve que connais (assez bien) le domaine. Ce film est une sorte d'Agatha Christie dans la Vie Privée d'une psy et il est bien loin d'être "basique" à ce sujet (peut être que les critiques du Canard le sont...). Le monde intérieur de la psy représenté par Jodie Foster est télescopé par les évènements qui la remettent en cause. Tout cela est joliment exprimé, drôle tout autant que profond. Le face à face entre l'hyponitiseuse et la psy est à cet égard une véritable scène de genre. L'occasion peut-être de pointer une certaine condescendance de la critique parisienne croyant posséder tous les "codes " et semble refuser au public le plaisir et la joie de la découverte. Et oui, la fin se termine bien[/spoiler]. Ça existe la bienveillance et c'est bon! Donc, un conseil : foncez ! C'est pétillant, réjouissant ET intelligent.
J’ai beaucoup aimé cette comédie dramatique en forme de « thriller psychanalytique », et ai hâte de revoir jouer en français cette très grande actrice qu’est Jodie Foster. Et bravo aux scénaristes pour le clin d’œil à « Manon des sources » : « C’est pas moi qui pleure, ce sont mes yeux », lance Lilian (J. Foster) à son ex-mari, Gabriel (D. Auteuil) qui, ici, campe le personnage d’un… ophtalmologue ! Le cinéphile se souviendra que cette phrase faisait partie de la tirade d’Ugolin, interprété par D. Auteuil dans le film d’Yves Robert.
Quelque chose ne colle pas dans cette comédie thriller qui semblait pourtant prometteuse et jubilatoire compte tenu de sa tête d’affiche. Pourtant, malgré le talent et la stature indiscutable de Jodie Foster, son jeu en français peine à convaincre et on se demanderait presque ce qu’elle apporte de particulier à ce personnage. D’ailleurs, aucun des autres talentueux comédiens ne tire vraiment son épingle du jeu. La faute à une direction d’acteurs pas assez affirmée ? En tous cas ce qui ne manque pas d’être affirmé, c’est la thématique psychanalytique qui fait tâche par sa littéralité grossière. Difficile de croire à cette scène où Jodie Foster se balade dans son subconscient comme à l’Atelier des Lumières. Quant à l’enquête que nous vend Rebecca Zlotowski, elle ne comporte aucune complexité si bien que lorsqu’arrive le dénouement, on en vient à se dire qu’on ne s’attendait à rien mais qu’on est quand même déçu.