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4,0
Publiée le 23 mai 2026
Cela me surprend que les critiques qui ont été publiées par les spectateurs sont quasi unanimement négatives. Personnellement, j’ai adoré le film Vie privée. Peut-être que ça tient au fait que j’adore Jodie Foster et Daniel Auteuil comme acteurs. Ou au fait que ce mélange d’éléments français et anglophones est tout à fait à mon gout. Ou peut-être parce que je comprends la détresse qui peut être ressentie lorsqu’on commence à se demander si on a bien été à la hauteur lors d’une mission professionnelle. Et lorsqu’on se rend compte que le client perçoit peut-être différemment la qualité de ses prestations qu’on a fourni avec la meilleure volonté du monde. A mon avis, le film est souvent mal compris. Il s’agit en effet d’une psychiatre (Lilian Steiner) en crise professionnelle. Je pense que, inconsciemment, le personnage principal se rend compte qu’elle a échoué en manquant de capter les signaux émis par sa cliente (entre-temps décédée) qui était en dépression et en crise morale. En tant que psychiatre, Lilian aurait dû mieux comprendre que sa patiente n’allait vraiment pas bien. Idéalement elle aurait dû faire quelque chose pour empêcher que sa cliente ne se suicide. Elle projette son propre échec sur le mari, et elle essaye de prouver que c’est lui qui a tué sa patiente décédée. A mon avis, c’est une façon de gérer son sentiment intuitif d’échec. A mon avis, les sessions d’hypnose doivent être comprises dans ce même sens. Lors de la session d’hypnose, elle se voit (s’imagine) en tant que collègue musicienne et amante de sa patiente décédée lorsqu’ils sont en train de jouer dans un opéra pendant la deuxième guerre mondiale. Elle voit le mari de sa patiente en tant que chef d’orchestre qui est sur le point de tirer sur sa patiente avec un revolver. Les sessions d’hypnose et la confusion qui en est la conséquence sont illustratives pour le désarroi vécu par Lilian. C’est une femme intelligente, rationnelle, diplômée en tant que psychiatre qui perd tout à fait les pédales. Elle commence à s’imaginer (lors de la deuxième session d’hypnose) que son fils travaillait pour les occupants allemands à Paris lors d’une vie antérieure, jusqu’à se brouiller avec lui. C’est seulement après une conversation avec le mari de sa patiente qu’elle commence à se remettre en question, et qu’elle se rend compte des signaux que sa patiente lui avait donnés lors de leur dernière session avant son décès. Le film se termine avec le début d’une session avec un de ses patients avec lequel elle s’était pourtant brouillée pendant l’entièreté du film. Le fait qu’elle a arrêté d’enregistrer les séances avec sa patiente démontre à mon avis qu’elle a commencé à se mettre davantage en question.
Il y a certes le plaisir de voir l’actrice Jodie Foster tourner dans la langue de Molière mais le scénario labyrinthique de ce film peine à maintenir l’intérêt au-delà des prestations d’une bonne distribution entourant la star américaine. Si la mise en scène est plutôt élégante, ce mélange des genres entre le polar et la comédie ne convainc pas la faute aux méandres d’une intrigue inconsistante et sans relief.
Un film foutraque. L'intrigue était pourtant intéressante mais des scènes invraisemblables, voire ridicules et à l'enchainement douteux plombent le film. On sent bien que l'objectif de la réalisatrice est plus de s'enorgueillir d'avoir fait tourner Jodie Foster que de faire un film abouti. Dommage car l'opportunité de voir Jodie Foster dans un film français était belle, surtout avec un Daniel Auteuil qui est totalement sous employé dans son rôle d'ancien mari.
Ce film porté par un très bon casting (Jodie Foster est toujours aussi incroyable, tout comme son français !) propose une enquête relativement captivante quant à la résolution d'une mort mystérieuse, tout comme il mettra en exergue l'introspection d'une psy remettant en question ses méthodes, mais également sa vie de famille. Tantôt drôle, tantôt stressant, ce polar à la française, sans être non plus transcendant, se laisse regarder comme un bon Maigret, c'est déjà ça !
Grande déception pour les mêmes raisons que ceux qui ont vu de la lumière et sont rentrés ...pour pas grand chose ...scénario indigeste ,tout le monde surjoue pour essayer de donner un peu de sens cinématographique ..ça n'aura rien sauvé ,quand c'est mauvais ,c'est mauvais ...gardons la séquence chez ''l'hypnotiseuse ''la palme du ridicule ...
Je n’ai pas été convaincu par ce thriller psychanalytique plutôt bien reçu par la presse. Un scénario filandreux malgré un côté décalé, des longueurs, de la fadeur et de l’ennui. Alors oui, le plus de « Vie Privée » c’est bien entendu la présence de Jodie Foster. C’est aussi la preuve qu’un événement comme celui-ci ne fait pas obligatoirement un bon film.
"Vie privée" doit énormément à sa distribution grand luxe, dont évidemment Jodie Foster en psychiatre persuadée qu'une patiente fraîchement décédée a été assassinée. L'actrice américaine, dont le français parfait est bien connu dans nos contrées, nous gratifie à peu près tous les 20 ans d'une prestation francophone, c'est l'occasion de la saisir... et un plaisir de la voir dans ce rôle de psychiatre névrosée et paranoïaque. A ses côtés, Daniel Auteuil en ex bienveillant, et Mathieu Almaric en veuf inquiétant de la patiente. Vincent Lacoste et Virginie Elfira n'auront cependant qu'une poignée de scènes, respectivement en fils distancé, et en patiente décédée. C'est toujours mieux que la pauvre Park Ji-min, actrice talentueuse qui monte depuis "Retour à Séoul", et qui n'a ici que quelques répliques ! J'ai par ailleurs apprécié le ton du film, qui oscille entre polar sérieux, voire angoissant, et comédie policière. A tel point qu'on ne sait jamais quel sera le ton de l'échange ou de la scène suivante. Cela en déboussolera plus d'un, pour ma part c'est un atout. En revanche, le scénario se veut poussif, et manque d'un vrai intérêt. Rebecca Zlotowski multiplie les sous-intrigues qui ne mènent pas loin, et embrouille sa protagoniste pour une résolution somme tout simple. C'est un peu le "tout ça pour ça" qui ressort à la fin ! Dommage pour une comédie policière bien portée, qui avait du potentiel. PS : j'ai repéré une gaffe dans les décors, la croix gammée dessinée dans l'escalier de l'héroïne est à l'envers ! Et ce n'est clairement pas un swastika asiatique. Erreur du décorateur, ou inversion hâtive du plan pour faire un raccord visuel ?
Rebecca Zlotowski surprend son public avec ce film à mi-chemin entre l'enquête policière et l'étude psychologique. C'est d'ailleurs le problème majeur du film : ne pas trouver son genre. A force d'osciller entre l'un et l'autre, le spectateur perd l'équilibre et ne trouve pas le ton juste. Les comédiens sont bons et font pourtant de leur mieux mais on se demande en fin de compte si leur enquête a un quelconque intérêt. Ce n'est pas un grand film mais le spectacle n'est pas déplaisant.
Voir Jodie Foster, Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric et Vincent Lacoste réunis à l’écran, ça en impose direct. Et forcément, ils sont tous très bons — mais en même temps, avec une équipe pareille, difficile de faire autrement. Le début est super accrocheur, on se dit qu’on tient une petite pépite à la Hitchock… puis ça patine. Le scénario manque un peu de nerf, d’audace, comme s’il n’osait jamais aller au bout de son délire. Du coup, ça reste sympa à regarder, jamais désagréable, mais un peu frustrant. Il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux, du coup un petit goût de déception qui reste à la fin.
Un drame policier flirtant avec le thriller proposant une intrigue qui suscite l'intérêt bien que parfois tirée par les cheveux, malgré un final inattendu et une distribution de haute volée. Pas mal mais on est loin du chef-d'œuvre.
Malgré un casting remarquable, il est difficile de s'attacher à cette psychiatre qu'on nous présente comme incompétente, vu la frustration de ses clients qui ont perdu des milliers d'euros à cause d'elle. C'est si appuyé qu'on se demande pourquoi le film n'est pas centré plutôt l'hypnotiseuse qui a bien plus l'air de savoir ce qu'elle fait (et ce malgré tout ce qu'on pourrait dire sur cette médecine alternative), voire le point de vue d'un de ses patients, pourquoi pas ?
Pourquoi avoir tout misé sur ce personnage esseulé, qui se lance vaguement dans une enquête en plongeant dans ses souvenirs ? C'est confus, surréaliste dans le mauvais sens du terme, le film traite de psychologie avec la maladresse d'y mêler de l'onirique et du fantastique, alors quel est le but ? Finalement, ce que j'ai regardé, c'est un film d'enquête sans rythme, avec un enjeu faible (que se passerait-il si elle ne parvenait pas au bout de son enquête ?).
Virginie Efira est bien mise en avant dans la bande-annonce, mais ne vous y trompez pas, on l'aperçoit à peine dans le film. Je ne comprends pas ce projet si confus, le lien entre Zlotowski et Virginie Efira avait pourtant bien marché dans Les enfants des autres. Vincent Lacoste avec un personnage qui se contente de dire qu'il ne faut pas réveiller l'enfant...comment peut-on avoir d'aussi bons acteurs et faire un film insondable et abscons ? Même le duo Auteuil / Foster ne produit qu'un couple fade et mélodramatique.
Cette interprétation ésotérique et vaseuse de la psychologie, à coups de psychanalyse désabusée et d'hypnose psychédélique, m'a été insupportable. Un sujet traité avec une grande naïveté.
Quel gâchis.... Franchement je suis de plus en plus inquiet pour le cinéma occidental en général et le cinéma français plus particulièrement. C'est long, alambiqué, ennuyeux..... Mais qu'est ce que Daniel Auteuil et Jodie Foster sont ils aller faire dans cette galère. Il va falloir rapidement retrouver des scénaristes dignes de ce nom.