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Saralou
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5,0
Publiée le 2 juillet 2025
Quelles émotions ! On s'attache petit à petit aux personnages. Le père et la fille, certes mais pas que. Les autres personnages sont drôles, touchants, inquiets et on partage, sans le voir venir, ce qu'ils et elles ressentent ! Le film est contemporain et traite de sujets d'actualités sans jamais mépriser. Et cela fait du bien ! spoiler: Je pense à une scène ou Sam rencontre un homme qui lui explique la cibi, Sam utilise un ton moqueur, ironique, tout de suite contrebalancé par l'homme, stoïque et presque étonné de la naïveté de l'enquêteur . Que dire sur la dernière heure si ce n'est qu'on se prend une belle claque de cinéma !
Comparé au précédent film policier avec Sami Bouajila "6 jours" (Juan Carlos Median, 2024) il n'y a pas photo, celui-ci est bien mieux réussi. L'acteur Sami Bouajila a ici un film à la mesure de son talent et pas une intrigue de téléfilm de fin de semaine. L'idée de situer l'action dans le milieu du journalisme d'investigation est accrocheuse, surtout avec le journal cité, plutôt réputé à sensation...Avec en surimpression une relation père-fille à consolider et à maturer - voire à réparer -, tout est fait pour rendre ce thriller captivant. Certains éléments du scénario font aussi penser à des affaires du passé qui ont défrayé la chronique, dont celle d'Elodie Kulik, d'autant que l'action se situe en Picardie (chose assez rare au cinéma...). Il s'agit là d'un bon thriller bien français qui mêle suspense, action et mystère, et qui pour une fois n'est pas une pale inspiration d'un scénario américain,
On ne s'ennuie pas une minute a suivre ces journalistes enquêtant sur des crimes pour le journal Détective. Les séquences dans le restaurant et la course poursuite sont de haute volée et méritent à elles seules le prix du ticket. Sans révolutionner le genre, voilà un excellent thriller qui nous fait découvrir en plus un métier dont on parle peu.
Le bon suspense de l'été, les journalistes enquêtant sans collaboration avec les flics. Tous les acteurs sont bons, la première scène doit être une copie conforme de ce qui peut s'entendre dans une salle d'audience.
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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
« On met le nez là où ils n'osent même pas mettre la main. » Samuel est presque le cliché du journaliste de la presse à scandale. C'est une fouine immorale qui ne se soucie pas des victimes ou de leurs proches auprès desquels il essaie de gratter chaque détail morbide pour son papier. Il ne cache pas cette facette à sa fille qui l'accompagne en stage alors qu'il pense que deux affaires de meurtre sont liées. Une intuition qu'il décide de suivre jusqu'au bout... "Rapaces" est plusieurs films en un et c'est ce qui fait sa force même si certains aspects sont inévitablement traités de manière superficielle. Il y a ce regard intéressant sur le métier de journalisme et tout ce qu'il y a autour comme la couverture d'affaires tordues pour relancer les ventes ou encore cette hiérarchisation du métier avec les sujets "nobles" et les autres, ce qui donne quelques bonnes séquences grâce à des personnages secondaires malheureusement peu exploités. L'autre regard est sur cette mouvance dangereuse qui pose les bases de ce qui va transformer le film. J'appréciais déjà "Rapaces", mais la dernière partie est excellente. Peter Dourountzis fait preuve d'une vraie maîtrise pour installer la tension en isolant toujours plus ce duo qui ne peut compter sur personne. C'est terrifiant, tendu, et étouffant. Bref, un très bon film porté par d'excellents Sami Bouajila et Mallory Wanecque.
"Rapaces" est un thriller journalistique où l’intrigue se noue à partir d’un fait divers glaçant. Sami Bouajila incarne Samuel, journaliste chevronné déterminé à mener l’enquête, épaulé par sa fille Ava, stagiaire au même journal. Bouajila livre une prestation solide, dense, et possède ce mélange de fatigue et de détermination qui nourrit le personnage. Le duo père-fille apporte une vraie dynamique. La mise en scène, elle, se distingue par une atmosphère pesante, des éclairages souvent sombres, un sentiment de filature qui fonctionne bien. Cependant, le film souffre d’un scénario un peu embrouillé. L’enquête, au départ prometteuse, se disperse en pistes secondaires et digressions, ce qui dilue l’intensité.
Samuel est journaliste d'investigation pour un magazine racoleur de faits divers. Touché par le meurtre violent d'une jeune fille, il décide de mener l'enquête dans le dos de sa patronne, aidé de sa fille. Peter Dourountzis s'inspire de l'affaire Elodie Kulik, une jeune femme violée et assassinée sauvagement en 2002. Mais il n'en reprend que quelques bribes, pour livrer un thriller situé sur les routes. L'originalité du film est qu'il dépeint de manière nuancée le journalisme. Les reporters d'investigation sont montrés comme déterminés, allant plus loin que la police dans leur travail. Mais usant de beaucoup de malhonnêteté, au service ici d'un journal guère reluisant. Les "Rapaces" du titre sont tout autant les agresseurs en puissances, que les journalistes aux aguets ! La thématique des violence envers les femmes sera également prédominante, notamment à travers la fille de Samuel. Jouée par Mallory Wanecque, qui offre une jolie prestation, après son rôle plus adolescent dans "L'Amour Ouf". Elle qui sera régulièrement "abordée" de manière plus ou moins poussive. En tout cas son duo avec le mauvais père incarné par Sami Bouajila fonctionne bien. Et dynamise régulièrement une enquête pas toujours hyper rigoureuse. Entre un début un peu laborieux, et quelques facilités (tiens, notre héros qui tombe par hasard sur le bon pickup !). Ou un fin trop expédiée à mon goût. Néanmoins, sur la forme Peter Dourountzis maîtrise son affaire sans aucun mal. Plusieurs scènes ou confrontations prennent aux tripes. Comme cette utilisation de l'enregistrement audio de la victime (faisant écho à la véritable affaire). Ou cette longue et impeccable scène de tension dans un restaurant routier, qui ne relâche jamais la pression, rappelant un peu "Duel" de Steven Spielberg.
Je craignais le pire, encore un film français policier en mode téléfilm.... Et puis non ! Si l'image et la réalisation sont franchement mauvais, les acteurs, les situations hyper tendues, l'enquête menée par un journalistes issus d'un journal décrié et non des policiers, ça fonctionne. Mallory Wanecque est lumineuse et crève l'écran (encore !). Mais cette longue séquence dans le restau... WHAOU, ça faisait des années que je ne me suis pas senti aussi tendu. Incroyable, je ne m'y attendais pas du tout. Une très très belle surprise.
Le principe de l'enquête journalistique autour d'un meurtre est l'originalité de ce thriller noir. S'il est confus dans sa première partie, il réserve une longue séquence à suspense haletante. Comme toujours, S. Bouajila performe avec une grande justesse.
L'intérêt du film n'est pas tellement d'exposer un certain microcosme social à travers un fait divers, mais de dépeindre un certain journalisme d'investigation, avec ses accroches racoleuses et ses pratiques à la limite. Le portrait n'est bien sûr pas tout sombre, et s'il n'est pas exempt d'effets un peu faciles, le film réserve néanmoins quelques séquences particulièrement tendues dans une mise en scène clinique et assez rondement menée.
Très bancal, voilà ce qui me vient immédiatement à l’esprit après avoir vu Rapaces, car même si l’intention est louable et le sujet très grave, le jeu d’acteurs et la réalisation gâchent tout, je n’ai même jamais vu notre Sami Bouajila aussi peu crédible, faute à un manque d’enthousiasme ou une très mauvaise direction d’acteur, je ne sais pas, mais tous ses dialogues sonnent creux, comme s’il récitait son texte par cœur et qu’il n’y avait pas le temps pour une deuxième ou troisième prise.
Après, on est bien dans l’esprit « Détective » et le monde des « rapaces », peu importe le fait divers il faut du sensationnel, du percutant, faut faire du CHIFFRE, et ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la rédac en chef dit qu’ils se font battre par « Le Journal de Mickey », leur journal n’attirant que les ménagères de plus de 40 ans qui veulent pimenter leur vie comme le ferait un épisode frémissant de Faites Entrer l’Accusé.
Un sujet aussi glaçant et barbare aurait donc mérité plus de profondeur et d’enquête justement, car à la finale spoiler: on n’apprendra rien sur les motivations de cette bande de cassos . Reste pour autant une jolie relation père-fille qui se développe de façon émouvante et qui au fond est peut être justement le sujet principal du film vu que l’intrigue est quant à elle survolée.
Rapaces est une belle et à la fois sinistre photographie de ces enquêteurs de la Presse (en l’occurrence pour le magazine Détective, ici) prêts à toutes les bassesses pour faire la une de leur journal à sensation. Un journaliste aguerri emmène sur le terrain sa fille stagiaire pour enquêter sur une disparition morbide au fin fond de la France. Les personnages ont une épaisseur certaine à l’écran et c'est avec grand intérêt que l'on découvrira leur façon de faire pas toujours avec une grande éthique. La moral n'y est pas toujours et cette curiosité malsaine fait parfois peine à voir jusqu'à ce que les limites soient franchies. Bel épisode de tension au cours de cette histoire sans artifice, plus vraie que nature, belles prestations des acteurs en générale, ce thriller atteint son but brillamment. Dommage que l'histoire ne soit que fiction...
Deuxième long-métrage du Français Peter Dourountzis, Rapaces nous plonge dans l’univers des journalistes fait-diversiers et de leurs méthodes peu ragoûtantes pour obtenir des informations. spoiler: Mais plutôt que de charger la barque d’un métier ayant mauvaise presse, le film évolue dans une forme de réhabilitation de la profession, puisque l’on suit un journaliste dont la pugnacité va faire éclater la vérité sur une terrible affaire de féminicide – le long-métrage diffuse avec intelligence des indices d’une société d’hommes aux relents masculinistes constants. Porté par de très bon acteurs – Sami Bouajila et Mallory Wanecque en tête – ce film qui explore aussi les notions de famille et de transmission parvient à tenir la route avec les honneurs, malgré quelques maladresses et une économie de moyens évidente. Il s’achève sur une impressionnante séquence d’une bonne demi-heure qui donne des sueurs froides.