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Nicolas N.
55 abonnés
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3,5
Publiée le 3 novembre 2025
Rapaces plonge dans un thriller d’enquête captivant, où un journaliste chevronné et sa fille stagiaire se retrouvent au cœur d’un féminicide brutal. Sami Bouajila incarne Samuel avec sobriété et puissance, et Mallory Wanecque ajoute une fraîcheur et une tension touchante dans le rôle d’Ava. Le film parvient à installer une vraie atmosphère : paysage urbain, huis‑clos moral, et l’obsession de la vérité derrière les apparences. Malgré cela, l’intrigue présente quelques longueurs et certaines pistes restent sous‑explorées, ce qui freine l’élan. La mise en scène est soignée, l’ambiance sonore forte, mais on ressent parfois un écart entre ambition et efficacité dramatique. En somme, Rapaces est un polar solide et engagé, qui séduit assez pour le recommander, même s’il ne révolutionne pas le genre.
Sur le papier, la promesse est alléchante : un polar noir, rural, tendu, vu sous l'angle de l'enquête journalistique de terrain. À l’écran, pourtant, le film peine à convaincre. L’intrigue avance mollement, avec un scénario maladroit, où les intrigues secondaires (souvent sans intérêt) desservent presque le rythme du film. Le personnage incarné par notre bon Darroussin en est l’exemple parfait. D’abord personnage important dans la première partie film, il disparait ensuite sans explication. À cela s’ajoute une écriture trop appuyée : les personnages, qu’ils soient bons ou méchants, sont assez archétypaux, Les dialogues, surtout dans la première partie, sont sur-écrits, ave l'impression que l'on veut prémâcher le travail au spectateur.
Il faut pourtant reconnaître au films quelques réussites, à commencer par la scène du restaurant, qui s’impose comme le moment le plus fort du film. L’idée d’insérer l’univers des cibistes apporte également une touche d'originalité, avec un aspect documentaire plutôt bien vu. Mais ces bonnes intentions ne suffisent pas à sauver un ensemble trop moyen, à l’image de la dernière scène (ridicule) entre le père et la fille, digne téléfilm de France 3.
Impressionnante cette scène du restaurant (et la poursuite qui en découle) : la tension atteint des sommets et on retient son souffle comme le duo formé par Sami Bouajila et Mallory Wanecque, impeccables. Elle conclut un bon thriller, avec certainement des incohérences (la résolution de l'enquête par un journaliste semble plutôt facile alors que la police piétine...), mais qui se suit avec plaisir. A noter également un générique de début très "tarantinesque" du plus bel effet.
Qui sont les rapaces ? Les journalistes du faitdiv ou les assassins ? Le film est superbement joué avec plein de rebondissements et une montée en puissance inattendue !
Samuel est journaliste pour un journal de faits divers. Sa fille effectue son stage a ses cotes et découvre les rouages du métier d’enquêteur… En enquêtant sur un mystérieux meurtre, Samuel va prendre des risques et frôler la catastrophe. Le film est une grande réussite : avec une extrême tension, il coupe le souffle du spectateur suspendu au sort de cet homme qui cherche la vérité.
Un bon film d'enquête, quasi policière, mais qui est en fait une enquête journalistique. Samuel (Sami Bouajila) est un journaliste impliqué dans un tirage de faits divers. Donc il représente la petite porte du métier comparé à ceux qui couvrent des rubriques plus prestigieuses dans d'autres éditoriaux. Cela ne l'empêche pas de faire son travail avec cœur et obstination. Un exercice sous la surveillance de sa fille Ava (Mallory Wanecque), stagiaire, et aussi une jeune femme têtue que son père qui cherche un rapprochement plus personnel avec son paternel. Le duo est formidable et très juste. Les actions sont menées avec subtilité où les accélérations s'emballent autant à l'écran que nos rythmes cardiaques grâce aux plans très forts de la fin. A voir !
Une enquête policière sous le prisme du journalisme de faits divers … une idée bien pensée qui dépoussière un peu le thriller policier. Un bon point donc pour la fraîcheur de l’angle proposé. Une tension volontairement recherchée et assez bien amenée : j’ai - par exemple, beaucoup aimé la réalisation dans le résultat, pour l’une des scènes finales.
Je surnote un peu car je suis fan de Sami Boujila...J'aime bcp Valérie Donzelli et Daroussin..Bref super casting. Je suis d'accord avec la critique de 22sur20 | Alex. Il y a des soucis de rythmes et de facilités scénaristiques. I Un ventre mou et une accélération sur le dernier quart du film avec un suspens de malade. On sent quand même un qualibrage plus pour la télé que pour le ciné. On peut donc attendre tranquillement que ça y passe..
Un scénario malin, tortueux et glauque, des comédiens épatant s, un montage efficace, les ingrédients sont réunis pour faire un excellent polar. On peut interroger l'utilité de cette relation père/fille qui n'apporte pas grand chose à l'histoire. De même, la jeune Mallory... manque de jeu pour justifier sa présence. Ces faiblesses ne gâchent pas les qualités évidentes de ce polar.
Le scénario va crescendo avec une dernière partie haletante ; le film est servi par une belle interprétation de la part de tous les acteurs. Un bon moment cinématographique
Samuel est reporter pour un journal papier intitulé "Détectives". Il parcourt la France et ses faits divers effrayants pour trouver des informations supplémentaires à écrire dans ses articles. Depuis peu, il est accompagné par sa fille Ava, taiseuse et discrète mais en études de journalisme. Le duo tombe sur une affaire de féminicide où la police n'a que très peu de pistes. En salle le 2 juillet.
spoiler: "Rapaces" est un divertissement bien rodé. La partie concernant l'affaire de meurtre est captivante et on prend plaisir à suivre ce duo père/fille sur les traces des féminicides dans la campagne nordiste. La scène du restaurant est particulièrement marquante et stressante. Toutefois, le film a de sérieux problèmes. On ouvre de nombreux tiroirs et tous ne sont pas indispensables loin de là notamment les histoires secondaires des collègues de la rédaction, alors que le passé entre Samuel et Ava est réduit à peau de chagrin. La fin est un peu affligeante et me semble plutôt bâclée notamment la relation père/fille. Enfin, peut-être un peu cliché sur les hommes de la campagne.
Pour son 1er film en 2020, Vauriens, Peter Dourountzis ne m’avait pas du tout convaincu. Par contre, ces nouvelles 104 minutes de thriller psychologique traitent d’un sujet original, la presse à sensations, - ici les journalistes de le l’hebdo Détectives, qui, à son heure de gloire, tirait à exemplaires par semaine ! -, mais à travers une réflexion intime sur la violence, l’enquête, et la filiation. Samuel, journaliste, et Ava, sa fille et stagiaire, couvrent pour leur magazine le meurtre d’une jeune fille attaquée à l’acide. Frappé par la brutalité de ce meurtre, ainsi que par l’intérêt de sa fille pour l’affaire, Samuel décide de mener une enquête indépendante, à l’insu de sa rédaction, et découvre des similitudes troublantes avec le meurtre d’une autre femme… Solide, efficace avec un final haletant, un film de très bonne tenue défendu par un casting de grande qualité. En 2002, Elodie Kulik, une jeune banquière de 24 ans, est retrouvée morte dans la Somme, après avoir été violée et brûlée vive. Une séquence glaçante de son appel aux secours sur le 17 est enregistrée. L’enquête durera plus de dix ans, marquée par une vidéo de viol retrouvée sur un téléphone, l’identification tardive d’un ADN, et un procès très médiatisé. Cette affaire emblématique a profondément marqué l’opinion publique et inspiré le premier jet du scénario à ce film. Car, ici, le scénario repart de zéro : nouvelle intrigue, nouveaux enjeux, même s’il conserve l’idée du fait divers comme moteur du récit. L’intrigue s’éloigne du thriller purement stylisé pour adopter un ton de chronique centrée sur des personnages imparfaits dans des situations du quotidien. Atmosphère poisseuse et glauque à souhait, héros plus médiocres que véritablement sympathiques. Un seul reproche, on s’y perd un peu au début de l’histoire car les enjeux tardent un peu à se mettre en place. Mais ça reste un bon film de genre en ce début d’été qui gagne beaucoup à être suivi dès qu’il pénètre le petit monde interlope des cibistes. Même si c’est sans doute pousser le bouchon de la vraisemblance un peu loin en transformant des journalistes de Détective en enquêteurs hors pair capables de résoudre un cold case ou devenant des chausseurs de prédateurs sexuels, on se laisse prendre au jeu. L’autre grand atout de ce film reste la prestation inspirée de Sami Bouajila et Mallory Wanecque, dont le duo fonctionne à merveille et finit même par être très émouvant. A noter les présences inspirées de Jean-Pierre Darroussin et Valérie Donzelli. Je regretterais simplement la multiplication de personnages interprétés – parfois furtivement – par Andréa Bescond, Gilles Cohen ou Stéphane Crépon, qui n’ajoutent rien à l’intrigue et ont même tendance à éparpiller le propos. Dourountzis s’inscrit dans la grande tradition du polar social à la française, de Dominik Moll et sa Nuit du 12 à Une affaire d’État d’Éric Valette. La morale est ici simple : « les rapaces sont partout ».
Film policier , pas terrible , pas formidable . Je suis déçu , je m'attendais à voir un film mieux que ça .
Le scénario , l'histoire n'est pas trop mal , mais ce film policier manque de rythmes , il n'y a pas d'actions et trés peu de suspens , à part les 20 dernières minutes , où le suspens est assez intense quand même , le reste du film est mou , lent et ennuyant !