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Martial Bonkoungou
14 abonnés
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3,0
Publiée le 7 juillet 2025
C'est bien foutu comme polar, tirer des fils qui n'ont rien à avoir les uns des autres et les relier. Dommage que pour ça, le réalisateur mise plus sur le hasard qu'autre chose. Même si ça peut se comprendre dans une logique relative au sujet, celà enlève de la puissance au propos
Pour ma part, je n’ai pas vraiment adhérer à ce film. L’histoire semble un peu trop poussée pour être crédible. Ex : spoiler: Un des coupables qui s’arrête à la même station essence que le journaliste… Ce même journaliste qui reconnaît le bruit du moteur de l’assassin dans cette même scène.
En dépit de cela, j’ai apprécié que l’histoire gravite autour d’une enquête journalistique. C’était une très belle idée qui aurait pu être mieux exploitée (à mon humble avis),
Magnifique Thriller ! Parfaitement bien réalisé. Un Sami Bouajila toujours aussi juste accompagné de Mallory Wanecque qui confirme qu'elle est l'une des révélations actuelles. Une immersion dans le journalisme, un mode de vie amené avec crédibilité sans forcer les traits, une violence qui n'est jamais amenée de façon brutale. La totalité des acteurs sont parfaitement bon. On parle beaucoup d'une ressemblance a la Nuit du 12, mais mis à part le thème feminicide je ne trouve pas. Rapaces est bien plus qu'une ressemblance cinématographique. Et la dernière demi-heure frôle le chef-d'œuvre.
Un film à voir absolument traitant sur un sujet d’actualité qui est très inquiétant. Ce film Mérite de faire salle pleine. Le jeu des acteurs et très très bon.
Un bon thriller ancré dans un univers original mêlant journalisme d'investigation et monde de la Cibi. Les deux acteurs principaux livrent une interprétation convaincante, avec une scène finale longue, particulièrement prenante et tendue.
Point d’entrée du scénario, la presse spécialisée dans les faits divers (lire les crimes les plus sordides souvent), qualifiée de presse de caniveau, suspectée de voyeurisme si ce n’est d’affabulations. On peut penser que le qualificatif de rapaces s’applique à ce type de journalisme, les paparazzis de la misère et des drames des gens. A la réflexion, il s’applique aussi (plutôt ?) aux criminels de la bande organisée qui va être traquée au gré de l’enquête. Un double sens. Une double évocation certainement. Fil conducteur qui est, comme rarement, l’occasion d’une sorte de placement de produit qui ne se dissimule pas : l’abonnement à l’hebdomadaire Détective, « paraissant le mercredi », c’est même précisé dans les dialogues. Il nous sera aussi précisé que tout ce qui est vrai est publié et tant pis pour ceux qui croient que les reportages sont bidonnés. Le sensationnel n’est pas forcément ennemi de l’information (ça c’est de moi !). Au-delà de cette ambiance journalistique à la recherche, quitte à pousser les portes par effraction ou ruse, du détail que les autres médias et même le cas échéant la police n’auront pas, il s’agit d’un thriller. Avec une tension narrative allant crescendo. Jusqu’à « scotcher » le spectateur à son siège ai-je lu dans une autre critique. C’est bien vrai.
Dans ce thriller captivant, l'enquête est menée par un binôme père-fille au sein d'une équipe de journalistes de la "presse à sensations". Samuel, journaliste expérimenté (Sami Bouajila) et sa fille stagiaire Ava (Mallory Wanecque) enquêtent au départ sur le meurtre sordide (à l'acide) d'une jeune fille. Si la première partie apparaît un peu désorganisée, avec le suivi d'affaires annexes, c'est dans la seconde que l'intrigue trouve sa plénitude, spoiler: le point d'orgue s'exprimant dans la scène du restaurant. En filigrane sont présentées avec beaucoup de sensibilité les relations entre Samuel et Ava, désireuse de renouer avec son père. Le choix du type de coupables opté par le scénario plaira ou déplaira. Mais dans tous les cas ce film, dont le titre peut paraître ambigu, mérite d'être vu.
Franchement ce thriller est formidable de bout en bout : Une intrigue menée tambour battant avec des rebondissements inattendus. Quant aux acteurs, crédibles comme absolument parfaits !
Un film d’enquête intéressant avec quelques passages assez originaux et de bons acteurs. Il manque peut-être de retournement de situation ou d’éléments inattendus mais la tension et la fidélité à la réalité (approximative parce qu’on reste sur une fiction) sont bien là.
Rapaces c’est un peu « La Nuit du 12 » mais vu à travers un autre prisme. Celui beaucoup moins glorieux des journalistes de faits divers. Qui au final peuvent aider à résoudre une enquête, ici dans un milieu masculiniste et cibiste. Peut-être qu’après ce film vous vous méfierez des voitures avec des grandes antennes, surtout si vous habitez dans les Ardennes. Un bon thriller poisseux, pas aussi réussi que celui de Dominik Moll, mais qui présente quelques moments de bravoure, notamment la scène du resto-route totalement suffocante.
Il faut attendre la dernière partie du film pour être emporté par ce film qui est bien un thriller. En dehors de ce moment ,j'ai apprécié le traitement du métier de journaliste de faits divers et les début de la fille de Samuel,Eva , dans ce métier . Je m'attendais à mieux néanmoins aux vues des critiques !
Bienvenue dans le monde du journalisme de caniveau ! C’est peut-être un peu dur de commencer ainsi mais les premières scènes de « Rapaces » sont assez éloquentes de ce point de vue : voyeurisme, manipulation, mensonges et gros arrangements avec la déontologie, c’est peut dire que le personnage de Samuel n’est pas sympathique d’emblée. Le réalisateur Peter Dourountzis propose un thriller au scénario original (comprendre par là que ce n’est pas une adaptation d’un roman policier) filmé de façon nerveuse, sans temps morts et avec même quelques scènes de tension assez efficaces. spoiler: Le dernier quart d’heure, avec la scène du restaurant et ensuite sur la route particulièrement tendue, à tel point que clouée dans mon fauteuil de cinéma je commençais à faire de l’apnée ! Habillé d’une bande son sympathique, bien utilisée et pas envahissante (alors que dans les thrillers c’est souvent le cas), « Rapaces » est un thriller bien troussé, bien filmé, qui ne s’embarrasse pas de digressions inutiles. spoiler: J’ai cru à un moment que l’enquête de Chambery allait parasiter celle de Samuel, prendre de la place et rallonger le film inutilement mais non, elle n’est là que pour compléter la peinture du métier de journaliste de faits divers, par l’intermédiaire du rôle tenu par Jean-Pierre Darroussin. Les scènes d’actions sont plutôt bien rendues : Dourountzis utilise le hors champs spoiler: (la bande son de l’agression au début est glaçante, pas besoin d’image quand tu as une bande son pareille), le second plan (avec le pick-up) et les scènes de poursuite en voiture sont courtes mais filmées « de l’intérieur », comme il faut. Dans la forme le thriller tient très bien la route, on entre dans le fait divers immédiatement et on ne voit pas du tout les 1h45 passer. On peut regretter que les rôles secondaires tenus par Jean-Pierre Darroussin, Valérie Donzelli ou Stephan Crepon soit sous-écrits et sous utilisés, surtout celui tenu par Darroussin. Mais le film ne veut pas s’éparpiller mais se focaliser sur le duo père-fille : Sami Bouajila et Mallory Wanecque. Bouajila est dans ses pantoufles dans le rôle de ce journaliste solitaire, un peu casse cou, souvent limites, parfois imprudent. Il a déjà tenu ce genre de rôle, son talent n’est pas un mystère et il en fait ici encore la preuve. Mallory Wanecque confirme tout le bien qu’on avait pu penser d’elle dans « L’Amour Ouf » où elle irradiait le film. Ici, en jeune journaliste moderne, elle tient la dragée haute à son partenaire, qui n’est pourtant pas le premier venu. Le scénario du thriller à proprement parler est plutôt bien troussé, on comprend assez vite où il veut nous emmener. On peut penser ce que l’on veut du dénouement mais on ne peut pas dire que le film n’est pas dans un certain airspoiler: (nauséabond) du temps. Si on veut chipoter, on peut trouver que certaines ficelles sont un peu grossesspoiler: (le coup des surnoms, qui ne laisse pas grande place à l’interprétation) mais qui peut dire sans ciller que, dans les milieux qui sont ici mis en scène, on fasse preuve de beaucoup de subtilité ? Non, même avec des grosses ficelles le sujet reste hautement crédible, n’en déplaise à certains. Mais l’intrigue policière en elle-même n’est pas le seul intérêt de « Rapaces ». Car les rapaces en questions, cela peut-être les agresseurs de jeunes filles mais aussi les vautours d’une certaine presse qui prospère sur le crime, la violence et le sordide. C’est ici l’occasion de lever le voile sur les méthodes de cette presse : intrusion sur les scènes de crimes, mensonges et manipulation des familles (vol de photos personnelles !) ou encore accointance avec les policiers, encore que cet aspect là est traité de façon étrange, presque allusive, comme si le scénario avait peur de trop en dire ou de trop en montrer. Même si le personnage de Samuel devient finalement attachant, spoiler: même s’il finit par lever le voile sur l’affaire alors que la police brille par son absence, il n’en demeure pas moins que ses méthodes interrogent grandement. Heureusement que le film n’est pas là pour réhabiliter « Détective » car je ne pense pas que ce soit le cas. Certes « Rapaces » peut apparaitre frustrant sur certains aspects, certes tout n’est pas parfait dans la narrationspoiler: (le lien entre l’affaire du moment et une affaire ancienne n’est pas clairement mis à jour) mais ce petit thriller nerveux fait son office et c’st déjà pas mal.