À feu doux
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Clay
Clay

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5,0
Publiée le 13 août 2025
Tendre et sensible, mais aussi drôle et lumineux. Un regard sur l’âge comme un éternel recommencement, à voir !
velocio

1 555 abonnés 3 535 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Quels peuvent être les liens entre cette femme âgée, une octogénaire probablement, que l’on voit exécuter des gestes de la vie quotidienne comme farfouiller dans une armoire, faire griller du pain, préparer à manger, arroser ses fleurs, s’habiller de façon plutôt chic, et cet homme beaucoup plus jeune qu’elle qu’on voit apparaître près d’elle, à côté de la table, et dont elle ne se souvient plus du nom. Peu probable que ce soit un soupirant, mais qui sait ! Est-il là pour manger avec elle ? Il dit s’appeler Steve et faire le métier d’architecte. A de petits détails, on s’aperçoit que Ruth, cette femme, n’a plus toute sa tête. Mais, pour quelle raison retrouve-t-on Steve avec une valise à la main et pourquoi invite-t-il Ruth à se diriger vers une voiture ? Mais, au fait, dans quel pays se trouve-ton ? La langue parlée par Ruth et Steve est l’anglais et on a vraiment l’impression d’être dans un film britannique. En tout cas, l’absence totale de musique d’accompagnement tend à éliminer l’hypothèse d’un film en provenance des Etats-Unis. Et pourtant, dès que la voiture roule, on est certain de ne pas être en Angleterre car elle roule à droite. En plus, ce sont de grands palmiers qu’on voit sur le bord de la route. Il faut se rendre à l’évidence : on est aux Etats-Unis, en Californie pour être très précis. Très vite, on va savoir que Steve est le fils de Ruth et qu’il conduit sa mère dans un centre médicalisé pour personnes âgées ayant pour nom Bella Vista. Un centre haut de gamme dont Steve rappelle à sa mère que c’est elle-même qui avait choisi d’y venir le jour où elle en aurait besoin. la critique complète est disponible sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Direct-actu.fr

401 abonnés 553 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2025
À feu doux de Sarah Friedland, primé à la Mostra de Venise, offre un portrait sensible et lumineux du vieillissement. Kathleen Chalfant incarne Ruth, octogénaire à la mémoire vacillante mais au désir intact, qui se réinvente en maison de retraite. Ancienne cuisinière, elle exprime sa créativité et son histoire à travers des sandwiches préparés avec soin, faisant de la cuisine un langage qui transcende l’oubli. La mise en scène, proche du documentaire, capte gestes, sourires et silences, soutenue par la participation authentique de vrais résidents. Loin du pathos, le film célèbre la continuité des désirs et l’importance des liens, qu’ils soient familiaux ou tissés avec les soignants. Une œuvre rare, qui préfère la lumière à la nostalgie, et qui rappelle que chaque âge recèle encore des possibles.
traversay1

4 518 abonnés 5 436 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2025
Sur un thème régulièrement traité au cinéma, ces dernières années, À feu doux se place d'emblée au côté de son personnage principal, une vieille femme digne, qui croit encore maîtriser la réalité qui l'entoure. Sur son état, l'on comprendra aisément ce qu'il en est, de par les conversations entendues à la volée, dans un nouvel environnement pour elle. Avec pudeur et bienveillance, spoiler: Sarah Friedland nous fait ressentir ce que la tête de son héroïne enregistre et analyse, sans céder un pouce à une vision pathétique des choses, bien que la tonalité globale soit évidemment d'une grande tristesse. Toute aussi délicate est la manière de montrer les rapports d'un fils avec une mère qui perd peu à peu le contact et insiste parfois dans le déni, sans oublier le travail des soignants.
À feu doux a obtenu pas moins de trois prix dans le cadre de la Mostra de Venise 2024 : celui de meilleur premier film et, dans la section Orizzonti, celui de la meilleure actrice pour Kathleen Chalfant, ce qui semble amplement mérité, eu égard à sa prestation, tout en finesse, et enfin, celui de la mise en scène, distinction plus contestable car c'est bien le domaine dans lequel le long métrage reste on ne peut plus classique, voire même paresseux et sans grande créativité, malheureusement.
Pascal
Pascal

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2025
Beaucoup de longueurs, et des plans fixes.
Le sujet est fort et la mise en situation intéressante.
L'actrice est excellente.
Mais le film ne restera pas dans ma catégorie des bons films.
sylvie desrues
sylvie desrues

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2025
Vu en avant première. Un film bouleversant porté par une actrice exceptionnelle. Sujet poignant sur la vie quand la mémoire s’efface, la souffrance et celle des proches. Douceur, compréhension, attention aux détails, plans fixes pour accompagner ce temps qui passe autrement.
Thomas S.
Thomas S.

8 abonnés 40 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juin 2025
La mise en scène est paresseuse, le sujet est survolé et on ne rentre jamais dans le dur.
Le cadre de l'établissement est idyllique, le personnel attentionné et compétent n'est jamais débordé et fatigué, les résidents sont gais et joyeux. Pas de soucis financiers, aucun problème avec les souvenirs, le passé de Ruth nest jamais évoqué, son fils n'est qu'un figurant qui passe au début et à la fin du film sans réellement être caractérisé. Tout juste décèle t'on quelques état d'âme de l'affection et un peu de nostalgie.
Difficile de faire plus superficiel et aceptisé sur une thématique aussi forte.
Vue en séance du film surprise AFCAE.
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