À feu doux
Note moyenne
3,7
323 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
1 critique
4
16 critiques
3
10 critiques
2
5 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 473 abonnés 5 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2025
Sur un thème régulièrement traité au cinéma, ces dernières années, À feu doux se place d'emblée au côté de son personnage principal, une vieille femme digne, qui croit encore maîtriser la réalité qui l'entoure. Sur son état, l'on comprendra aisément ce qu'il en est, de par les conversations entendues à la volée, dans un nouvel environnement pour elle. Avec pudeur et bienveillance, spoiler: Sarah Friedland nous fait ressentir ce que la tête de son héroïne enregistre et analyse, sans céder un pouce à une vision pathétique des choses, bien que la tonalité globale soit évidemment d'une grande tristesse. Toute aussi délicate est la manière de montrer les rapports d'un fils avec une mère qui perd peu à peu le contact et insiste parfois dans le déni, sans oublier le travail des soignants.
À feu doux a obtenu pas moins de trois prix dans le cadre de la Mostra de Venise 2024 : celui de meilleur premier film et, dans la section Orizzonti, celui de la meilleure actrice pour Kathleen Chalfant, ce qui semble amplement mérité, eu égard à sa prestation, tout en finesse, et enfin, celui de la mise en scène, distinction plus contestable car c'est bien le domaine dans lequel le long métrage reste on ne peut plus classique, voire même paresseux et sans grande créativité, malheureusement.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

367 abonnés 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2025
À feu doux de Sarah Friedland, primé à la Mostra de Venise, offre un portrait sensible et lumineux du vieillissement. Kathleen Chalfant incarne Ruth, octogénaire à la mémoire vacillante mais au désir intact, qui se réinvente en maison de retraite. Ancienne cuisinière, elle exprime sa créativité et son histoire à travers des sandwiches préparés avec soin, faisant de la cuisine un langage qui transcende l’oubli. La mise en scène, proche du documentaire, capte gestes, sourires et silences, soutenue par la participation authentique de vrais résidents. Loin du pathos, le film célèbre la continuité des désirs et l’importance des liens, qu’ils soient familiaux ou tissés avec les soignants. Une œuvre rare, qui préfère la lumière à la nostalgie, et qui rappelle que chaque âge recèle encore des possibles.
Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 250 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2025
Malgré d’énormes longueurs, le film reste assez plaisant, notamment grâce à l’actrice principale.
De plus, la réalisatrice nous épargne le mélodrame en proposant un film sur la vieillesse et cette terrible maladie, traité avec humour et dignité.
Le message passe très bien, même si l’on aurait parfois préféré se passer de certaines scènes un peu trop étirées.
Thomas S.
Thomas S.

8 abonnés 40 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juin 2025
La mise en scène est paresseuse, le sujet est survolé et on ne rentre jamais dans le dur.
Le cadre de l'établissement est idyllique, le personnel attentionné et compétent n'est jamais débordé et fatigué, les résidents sont gais et joyeux. Pas de soucis financiers, aucun problème avec les souvenirs, le passé de Ruth nest jamais évoqué, son fils n'est qu'un figurant qui passe au début et à la fin du film sans réellement être caractérisé. Tout juste décèle t'on quelques état d'âme de l'affection et un peu de nostalgie.
Difficile de faire plus superficiel et aceptisé sur une thématique aussi forte.
Vue en séance du film surprise AFCAE.
velocio

1 536 abonnés 3 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Quels peuvent être les liens entre cette femme âgée, une octogénaire probablement, que l’on voit exécuter des gestes de la vie quotidienne comme farfouiller dans une armoire, faire griller du pain, préparer à manger, arroser ses fleurs, s’habiller de façon plutôt chic, et cet homme beaucoup plus jeune qu’elle qu’on voit apparaître près d’elle, à côté de la table, et dont elle ne se souvient plus du nom. Peu probable que ce soit un soupirant, mais qui sait ! Est-il là pour manger avec elle ? Il dit s’appeler Steve et faire le métier d’architecte. A de petits détails, on s’aperçoit que Ruth, cette femme, n’a plus toute sa tête. Mais, pour quelle raison retrouve-t-on Steve avec une valise à la main et pourquoi invite-t-il Ruth à se diriger vers une voiture ? Mais, au fait, dans quel pays se trouve-ton ? La langue parlée par Ruth et Steve est l’anglais et on a vraiment l’impression d’être dans un film britannique. En tout cas, l’absence totale de musique d’accompagnement tend à éliminer l’hypothèse d’un film en provenance des Etats-Unis. Et pourtant, dès que la voiture roule, on est certain de ne pas être en Angleterre car elle roule à droite. En plus, ce sont de grands palmiers qu’on voit sur le bord de la route. Il faut se rendre à l’évidence : on est aux Etats-Unis, en Californie pour être très précis. Très vite, on va savoir que Steve est le fils de Ruth et qu’il conduit sa mère dans un centre médicalisé pour personnes âgées ayant pour nom Bella Vista. Un centre haut de gamme dont Steve rappelle à sa mère que c’est elle-même qui avait choisi d’y venir le jour où elle en aurait besoin. la critique complète est disponible sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Anaelle MOUTREUIL
Anaelle MOUTREUIL

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2025
Je ne poste généralement pas d'avis, par ailleurs, je me fie assez souvent aux notes spectateurs via UGC et AlloCiné.
Mais cette fois, le film a été plus a la hauteur que mes espérances initiales.
Il est vrai, dans ce film, l'environnement plus que le cadre, est idyllique : le personnel est attentif et l'infrastructure confortable.
J'en retiens cette formidable actrice, la lecture sur son visage de l'incompréhension, la stupeur et l'affirmation, tantôt séductrice, tantôt jeune enfant.
Aussi, lorsque je mentionnais "l'environnement plus que le cadre est confortable", j'en venais au fait que le cadre est celui ci et n'a rien de confortable : comment un enfant aime encore, alors que celle, sa mère, qu'il a tant aimé n'est plus telle qu'il l'a connu ? Du côté de la femme âgée, la vie devient encadrée et rassurante, mais si peu familière alors que pourtant chaleureuse. Comment accepter ce à quoi nous sommes contraints ? Abnégation, passion, confiance .. sans doute.
Ce film est à voir.
Clntra
Clntra

40 abonnés 269 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2025
film auquel je suis resté insensible. Oui cette dame reste très digne, le personnel est très attachant
Mais rien n'est indiqué permettant de situer le contexte. Ce monsieur qui l'emmène dans cette institution est il son fils ? probablement. cette institution est elle significative de celle qui abrite ce type de patient ? sûrement pas, il apparaît nettement qu'elle est réservée à des malades d'un milieu aisé. Trop schématique de traiter de la dignité des malades et du dévouement des soignants en ignorant les conditions réelles réservées à l,'extrême majorité de ceux qui doivent connaitre cette situation.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2025
Old-age movie

Le tout 1er film pour l’américaine Sarah Friedland. Voilà une jeune cinéaste – 33 ans -, qui choisit de débuter sa carrière en nous parlant du 4ème âge… ça m’interpelle. Élégante octogénaire, Ruth Goldman reçoit un homme à déjeuner. Alors qu’elle pense poursuivre le rendez-vous galant vers une destination surprise, elle est menée à une résidence médicalisée. Portée par un appétit de vivre insatiable et malgré sa mémoire capricieuse, Ruth s’y réapproprie son âge et ses désirs. 90 minutes présentées à Venise pour y obtenir la bagatelle de 3 prix, meilleur premier film, meilleure réalisatrice et celui meilleure actrice pour Kathleen Chalfant… Une paille !
On comprend mieux le choix du sujet quand on sait que la réalisatrice depuis plusieurs années, travaille autour des questions de création et de vieillissement, notamment en tant qu’aidante auprès d’artistes atteints de démence. Pour le personnage principal, elle s’est notamment inspirée de sa propre grand-mère. Une partie du film a été réalisée avec les pensionnaires d’une résidence médicalisée. Une belle image, un sujet touchant, quelques pointes d’humour bienvenues, une interprétation de luxe… beaucoup de qualités. Alors, pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que le scénario est très pauvre en événements et c’est d’une lenteur assez désespérante. On devine aisément que le sujet ne se prêtait pas à un rythme trépidant… mais tout de même. Alors on reste sur sa faim et c’est tout de même dommage dans un film qui parle beaucoup de cuisine.
A part son rôle dans le très étrange Old de Night Shyamalan, la carrière de Kathleen Chalfant a été entièrement consacrée aux séries TV. Outre le fait qu’elle est une ancienne cuisinière, elle est surtout dotée d’une magnifique présence lumineuse et sensible. C’est la principale raison de voir ce drame même si les Katelyn Nacon, Carolyn Michelle Smith, Benjamin, Andy McQueen et Cie lui donnent une excellente réplique. Relier le corps à la mémoire profonde, prouver que la vie ne s’arrête pas quand la société a décidé que l’on n’était plus productif, rendre un hommage poignant aux personnels soignants, autant de sujets qui valaient d’être traités dans cette sorte de old-age movie. Mais le choix de l’extrême dépouillement et de l’extrême lenteur était-il le bon ?
Cadreum
Cadreum

58 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2025
Qui est le film ?
À feu doux est le premier long-métrage de Sarah Friedland, remarquée dans le circuit des festivals. En surface, il raconte l’histoire de Ruth, une octogénaire passionnée de cuisine, emmenée par son fils Steve dans une maison de retraite californienne qu’elle ne reconnaît plus. Il promet une narration lente, tournée vers l’intériorité plutôt que vers la démonstration dramatique.

Que cherche-t-il à dire ?
À feu doux ne veut pas simplement montrer la perte de mémoire, mais explorer la dignité de ceux qui ne le perçoivent pas toujours. Il s’agit de se placer dans le regard de cette femme qui croit encore apprivoiser son monde, tout en observant les décalages, les maladresses, les gestes aimants autour d’elle. C’est une réflexion délicate sur le renoncement et l’amour filial, mais évitant le mélodrame facile.

Par quels moyens ?
Les premières séquences installent un faux départ. Ruth, apprêtée, se prépare pour ce que l’on croit être un rendez-vous amoureux : la caméra s’attarde sur son sourire mesuré, sur la lenteur appliquée de ses gestes, comme si chaque mouvement contenait la promesse d’un instant à savourer. L’homme qui arrive répond à cette attente par une distance polie, insensible aux infimes marques de tendresse qu’elle tente de placer dans l’échange. Puis, presque sans transition, il l’invite à le suivre. Non pas vers un dîner ou une promenade, mais vers un endroit gardé secret, une maison de retraite. C’est là que la révélation se fait : cet homme est son fils. Ce glissement, discret mais brutal, déplace immédiatement le regard du spectateur, qui comprend que le rendez-vous n’était pas galant, mais funéraire, celle d’une vie autonome qui s’achève.

La cuisine, chez Ruth, prend une place singulière : elle n’est pas seulement un loisir ou un savoir-faire, mais son dernier espace de maîtrise, le territoire où sa mémoire tient encore bon. Les gestes répétés avec assurance contrastent avec les hésitations de son quotidien. Cuisiner devient pour elle une résistance, une manière de maintenir un lien tangible avec le monde et avec elle-même.

Kathleen Chalfant incarne ce basculement avec justesse : un battement de paupières, un micro-retard dans un sourire, un mot qui hésite… Rien n’est forcé, et c’est précisément cette retenue qui donne sa force au personnage. Ruth n’est jamais réduite à sa maladie : elle reste une personne entière, consciente de son environnement, jusqu’au moment où son regard se fixe, où la compréhension de l’inéluctable s’installe, et où le silence en dit plus que les mots.

L’absence de musique émotionnelle renforce cette immersion. Le cliquetis des couverts, les bruits assourdis des pas, les voix basses au détour d’un couloir : le film privilégie une bande sonore organique, sensorielle, qui transmet moins la douleur que la fatigue. Ce réalisme discret empêche toute surenchère dramatique et ancre l’histoire dans un quotidien que l’on reconnaît, presque tactile.

Où me situer?
Je salue la délicatesse du film. Son refus de dramatiser un sujet lourd, sa foi dans le silence et la fragilité de la vieillesse. La performance de Chalfant est un don, elle incarne avec une sobriété élective cette conscience qui vacille. Mais je ressens aussi une frustration devant le classicisme formel, parfois trop lisse : la caméra reste sage, la mise en scène timide. À force de prudence, le film échoue à créer des instants vraiment imprégnants.

Quelle lecture en tirer ?
À feu doux est une œuvre empreinte d’un luxe rare : la confiance en la lenteur et le non-dit. Il nous dit que la présence peut subsister même quand la mémoire s’effrite, que l’attention, celle du spectateur, de l’enfant, du soignant devient une offrande à la personne qui s’efface.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2025
Ruth est une élégante octogénaire. Elle vit paisiblement jusqu’au jour où elle est amenée dans un établissement médicalisée (pour personnes ayant les moyens de s’offrir un lieu assez luxueux). Pleine de vie, et d’énergie, elle apprivoise sa mémoire qui lui joue parfois des tours en partageant sa passion pour la cuisine. Ce film est magnifique. Le personnage de Ruth est très attachant, et drôle. On ne peut qu’être bouleversé par les sentiments que traverse son personnage. C’est plein de douceur. Un film qui fait beaucoup de bien.
Clay
Clay

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2025
Tendre et sensible, mais aussi drôle et lumineux. Un regard sur l’âge comme un éternel recommencement, à voir !
FaRem

10 566 abonnés 11 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2025
Alors qu'elle pense partir en rendez-vous, Ruth se retrouve dans une maison de retraite. Si sa mémoire est défaillante, c'est un choc pour elle qui n'est absolument pas préparée à cela. Loin de se laisser abattre, Ruth prend les choses en main, et même le contrôle des lieux si on peut dire. C'est amusant de la voir dans ce nouvel environnement. Je veux dire par là que ce n'est jamais un film larmoyant même s'il y a des moments déchirants notamment quand elle réalise progressivement que ce sera sa dernière maison. Entre humour et drame, "Familiar Touch" peine à trouver le juste équilibre notamment au cours d'une deuxième partie assez faible, presque léthargique. C'est aussi lié à cette prise de conscience, mais on ressent les limites de ce style minimaliste. Heureusement, Kathleen Chalfant est fantastique dans la peau de cette femme qui exprime beaucoup de choses par le regard. Elle est très crédible et chaque interaction est très naturelle. En somme, un film inégal, mais quand même pas mal.
Michel C.

369 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Ai profité d' une programmation tardive au cinéma de quartier J Brel, pour visionner ce film sorti pendant l' été, et donc pas vu. Sans paraphraser le titre, qui annonce un rythme lent voir "paresseux", je dirai plutôt que celui-ci s'inscrit presque admirablement dans le thème abordé par Sarah Friedland ( son premier long métrage ). Après des comédies abordant la "suite de celle-ci", avec la fin de vie "programmée", une sacrée étude sur le cas des démences légères, particulièrement bien mis en images, et notamment via la performance d' actrice de 80 ans : Ruth ( Kathleen Chalfant ) cette ancienne cuisinière. Admiratif de la manière dont la caméra capte les différents stades de l' état cognitif de cette femme, de temps à autre déconcertante mais pratiquement en permanence affable et positive. A aucun moment, la moindre violence ou agressivité ne pointe son nez, sinon furtivement une légère sidération et sans doute peur. Merci de nous avoir épargné une musique trop nostalgique ou farfelue made in USA. Mais surtout de laisser une juste place à ce tournent de la vie, qui continue telle une nouvelle page à écrire qui a toute sa place et sa vérité. Un film émouvant, plein d' humanité et une interprétation de Kathleen Chalfant.... authentique..... !!**
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 743 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 août 2025
Film déprimant même s'il est bien fait et bien interprété il parle d'un milieu aisé où l'on prend bien soin des gens hors la réalité est pire que cela, même avec de l'argent on n'achète pas la santé on peu juste rendre les choses un peu plus douces
Jmartine
Jmartine

201 abonnés 742 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2025
C’est un film superbe que nous offre Sarah Friedland, jeune réalisatrice américaine, une histoire bouleversante pour tous ceux et celles qui ont été confrontés, chez leurs proches, à ce lent glissement qui accompagne cette perte de la mémoire et l’entrée dans la maladie d’Alzheimer ...Ruth, une élégante octogénaire reçoit un homme à déjeuner, oubliant que c’est son fils Steve... Alors qu’elle pense poursuivre le rendez-vous galant vers une destination surprise, son fils la conduit dans un centre médicalisé pour personnes âgées ayant pour nom Bella Vista. Un centre haut de gamme dont Steve rappelle à sa mère que c’est elle-même qui avait choisi d’y venir le jour où elle en aurait besoin... et c’est en douceur que Steve va confier sa mère aux bons soins d’une infirmière à l’abord très sympathique prénommée Vanessa...
Portée par un appétit de vivre insatiable et malgré sa mémoire capricieuse, Ruth s’y réapproprie son âge et ses désirs... En fait, Ruth est plus ou moins persuadée d’être arrivée dans un hôtel et, en arrivant dans le réfectoire pour son premier repas, elle va demander le menu, comme si elle arrivait dans un restaurant... Ruth, qui a un passé de cuisinière accomplie, fait tout pour convaincre le médecin qu’elle n’a aucun problème de mémoire, lui donnant la recette du bortsch en n’omettant aucun détail et fournissant les noms et prénoms de ses parents ainsi que son adresse précise...Quand on a connu l’atmosphère d’un EHPAD, on est surpris par la justesse de ton de ce film ...Sarah Friedland raconte tout cela avec une délicatesse et une beauté quasi nippone.... Un environnement qu’elle connaît bien. En effet, depuis plusieurs années, elle travaille autour des questions de création et de vieillissement, notamment en tant qu’aidante auprès d’artistes atteints de démence...Nous sommes très loin des « Les Fossoyeurs » du journaliste Victor Castanet qui avait déclenché un scandale de grande ampleur en dévoilant des cas de malversations financières et de maltraitances de personnes âgées dans certains établissements du groupe Orpea...
Le film doit beaucoup à la performance de Kathleen Chalfant, impressionnante pour incarner avec une stupéfiante précision, le constant état de confusion, mais aussi de rares fulgurances non dénuées d’humour...
Le film a été présenté dans la section Orizonti de la Mostra de Venise 2024, et est reparti avec 3 récompenses : Lion du futur (meilleur premier film, toutes sections concernées), meilleure réalisation dans la section Orizonti, meilleure actrice dans la section Orizonti pour Kathleen Chalfant, l’exceptionnelle interprète de Ruth. C’est amplement mérité...
Dans ma filmographie personnelle je place ce film au niveau « d’Amour » de Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva...autre film sur la vieillesse...
Les meilleurs films de tous les temps