Il est libre, Yovo. Veuf, avec une fille au loin, mais heureux de vivre au contact de la nature. Quitte à passer pour un original, il se balade souvent avec un duo de corbeaux sur l'épaule, nourrit un loup, et vient déposer devant la mairie les emballages abandonnés par des touristes d'un jour, sur une île toute proche, au beau milieu du Danube. Bien entendu, il doit faire face à un environnement sans scrupules, dominé par l'argent, que cela soit pour accueillir des déchets nucléaires ou organiser une battue au sanglier pour un riche Français (eh oui !). Bref, c'est l'éternel lutte du pot de terre contre le pot de fer dont l'issue semble facile à deviner. Dans Klopka, la cinéaste bulgare Nadejda Koseva laisse du temps au temps et à la contemplation, peut-être un peu trop. Mais son film n'est pas exempt de poésie, joliment réalisé et superbement interprété., y compris par les animaux. Un hymne écologique où les profiteurs et leurs alliés ne gagneront pas nécessairement pas à la fin, qui sait ?