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Mickael P
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3,5
Publiée le 29 décembre 2024
Un film très perturbant avec l'idée géniale et humaniste de transposer une culture et une langue dans un autre univers. Entre des moments complètement absurdes et des moments très critiques de la société de consommation . L'ambiance est très années 80/90 , et l'impression de voir un film en 35 mm. Je recommande !
Une langue universelle est un film qui surprend par la superposition des cultures humaines comme un patchwork de civilisations parsemé d'absurde. Sa fantaisie est aussi d'une froide impression de dictature planant au dessus de gens touchants, tendres mais désœuvrés. Et quand quelques lueurs jaillissent à l'écran de fait c'est encore plus lumineux. Aussi sont évoqués la connexions des humains entre eux, cette recherche et le don du réconfort. Cela m'a m'a plu de voir toutes ces images et situations surprenantes tant est si bien qu'elles nous sont familières. J'ai aimé ce film étrange, si étrange qu'il révèle peut être ce que nous sommes profondément sans nos divers apparats.
Absurde, surréaliste, déjanté, tendre. Quel beau mélange de sensations en sortant. L histoire où les personnages ont tous un lien les uns avec les autres se suit avec plaisir.
Film un peu perché mais qui assume son originalité. Pas tout compris mais pas détesté non plus. On perçoit que même si un perse se retrouve a Winnipeg trou perdu du Canada il reste un perse avec toutes ses spécificités culturelles
L’intérêt pour ce film canadien qui démarre plutôt bien avec des situations très drôles tombe hélas rapidement ensuite. On a beaucoup de mal à se concentrer sur les intentions du réalisateur et le scénario est franchement déroutant. Dommage, car les prises de vues et la manière de filmer sont plutôt bien réussies.
Bernard CORIC
(Film visionné le 12/11/2024 à la journée de visionnement du GNCR à la FEMIS)
Étrange, voire expérimental, Une langue universelle est décrit par son réalisateur, le Canadien Matthew Rankin comme une "hallucination autobiographique" ou encore, comme une comédie de "désorientation." On y parle d'ailleurs plus volontiers farsi que français ou anglais, alors que les trois histoires, qui se connectent plus ou moins dans le scénario, se situent à Winnipeg qui prend soudain des allures de Téhéran. Il se passe des choses surprenantes et absurdes dans ce film qui abonde en références qu'il est le plus souvent ardu de déceler, de ce côté-ci de l'Atlantique. Des dindes y jouent, entre autres, un rôle non négligeable, l'une d'entre elles voyageant d'ailleurs en autocar, ce qui n'a rien de bizarre, n'est-ce pas, puisqu'elle a payé sa place. Dans ce genre de long-métrage, il s'agit moins de comprendre les intentions de l'auteur que de sa laisser aller à sa fantaisie. C'est ce que l'on éprouve aussi devant certaines œuvres de Roy Andersson ou de Alex van Warmerdam, par exemple, mais dans Une langue universelle le systématisme dans la recherche surréaliste a plutôt tendance à créer une distance qui ne donne guère envie de se passionner pour ses extravagantes péripéties.
Une comédie québécoise dans un monde parallèle qui fait fortement penser dans son style, son rythme et sa mise en scène a du Wes Anderson. Malheureusement les promesses de l’ouverture ne tiennent pas la longueur