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Craoux
40 abonnés
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2,0
Publiée le 21 avril 2025
Après une édifiante plongée dans le milieu des éleveurs bucco-rhodaniens du secteur d'Arles (waouh, quel triste tableau de cette humanité accrochée aux moutons !), on suit notre héros (et sa dulcinée dont il ne faut pas chercher à comprendre pourquoi elle n'hésitera pas une seconde à larguer les amarres et à suivre le beau gosse) dans ses expériences et son apprentissage de la vie de berger. Bon, il y a de somptueux paysages dès le milieu du film, bon, il y a un témoignage visuel de la dureté de cette condition de berger (sans toutefois qu'on nous donne à bien la mesurer dans sa dimension d'exigence et de corvéabilité), bon, il y a "obligatoirement" une mise en scène à charge et pataude du couplet anti-loup, bon, il y a .. enfin, ouf ! .. une fin.
Une totale immersion dans le sujet dès les premières scènes. Le sujet : un jeune citadin (Québécois, attention à l’élocution pas coutumière à nos oreilles et qui n’est pas sous-titrée ici), s’expatrie du côté de Manosque en Provence pour y devenir berger. Parfait citadin et intellectuel, il n’a aucune connaissance du métier sauf que cet appel de la nature et d’une tradition ancestrale (les estives) l’attire pour une totale rupture avec son mode antérieur de vie. Des gens du cru le mettront en garde sur la difficulté et les exigences du métier. Conseils dont le spectateur lambda, pas rompu au sujet, bénéficiera aussi. Des bergers, on en cherche. Alors… Au gré de ses démarches administratives, notre néo-berger rencontrera une charmante fonctionnaire de préfecture dont l’emploi est purement alimentaire, elle qui est aussi férue de grands espaces, de rupture, d’aventure, de philosophie. Le spectateur sera pleinement captivé comme s’il y était lui-même. Occasion de quelques apports écologiques dans le scénario mais sans démonstration militante. Seulement de quoi pour la réflexion de tout un chacun.
Un très bon film sur l'histoire du Québécois Mathyas Lefebure qui est vraie, il est co-scenariste du film adapté par son livre autobiographique réalisé par Sophie Deraspe auquel mon petit doigt me dis qu'on reparlera d'elle dans les prochaines années ! Un Québécois quitte tout pour s'installer et travailler en Provence comme berger de moutons. Il s'amourache d'une fonctionnaire qui part à l'aventure avec lui. Des débuts difficiles, apprendre les techniques, des collègues qui sont là plupart bons à faire connaissance. On passe du soleil de Provence aux montagnes des Alpes, c'est très dépaysant comme décors. Ce qu 'il y a de plus intéressant, on passe de la comédie en allant progressivement sur du sérieux. Les comédiens méconnus sont remarquables. Un très beau long métrage que je conseille vivement.
Une belle épopée de ce berger en herbe qui vit aussi une histoire d’amour inattendue, entre moments difficiles et de joies le film se regarde mais ne passionne pas
Un jeune Québécois abandonne son métier de publicitaire à Montréal pour devenir berger en Provence.
Des paysages magnifiques, un personnage principal attachant joué par un acteur solaire à la gueule d'ange, une mise en scène soignée qui parvient à ne jamais tomber dans le trop esthétisant, un regard parfois un peu naïf mais tout de même lucide sur les difficultés du métier, des seconds rôles très bien incarnés... beaucoup de points positifs pour ce long métrage de fiction dont certains passages qui s'attellent à décrire les conditions de travail rappellent le documentaire, genre dont vient la réalisatrice.
Le film souffre tout de même de quelques longueurs, d'un problème de rythme et d'un scénario assez convenu. Mais on se laisse au final volontiers embarquer dans cette histoire qui, au-delà de l'aventure personnelle du héros, aborde également le métier sous un angle plus global, soulevant des questions plus politiques et écologiques.
Le dernier quart du film, consacré à une transhumance, est particulièrement beau et réussi.
Très fort, très puissant et très beau. Une belle histoire parfaitement racontée, jouée et filmée. On est totalement pris par l’histoire de ce canadien qui devient amoureux du métier de berger malgré les difficultés. Un très beau moment.
Un jeune canadien un peu idéaliste fait table rase du passé et débarque dans le Sud de la France pour apprendre le dur métier de berger. Ce film d'initiation est une vrai belle surprise. J'ai apprécié la sincérité de ce film et les très belles images de transhumance. On y voit toutes les difficultés et les joies à exercer ce beau métier. Je pense que l'origine et la nationalité de la réalisatrice du film est également un bel atout. Une réalisatrice française aurait réalisé une comédie anecdotique où des jeunes de banlieue luttent contre le racisme des habitants des campagnes et contre de dangereux pesticides vendus par des multinationales. Ici, la réalisatrice prend de la hauteur et privilégie une histoire sensible et intemporelle. J'ai été transporté!
Un jeune Québécois plaque tout pour s'installer dans le Sud de la France (Aix plus précisement) et propose ses services aux bergers locaux .Lui, l'humaniste philosophe va se heurter dans un premier temps à la dure réalité du labeur. Mathyas (Félix-Antoine Duval) ne transmet pas beaucoup d'émotion et heureusement qu'il y a cette rencontre avec une fonctionnaire (Solène Rigot) qui va amener un peu de fraïcheur au film. Hormis les fabuleux paysages et la transhumance dans la deuxième partie, spoiler: Sophie Deraspe se contente de passer un message écologique sans pour autant apporter une alternative au problème, sans spoiler . J'avais hâte de voir ce film mais au final, je suis resté un peu sur ma faim concernant l'esssence même du métier de berger que j'ai parfois trouvé un peu caricaturé. A vous de voir!
Ce film, adaptation du roman autobiographique de Mathyas Lefebure, sort des sentiers battus. On vit par procuration les joies et les difficultés de la vie de bergers, la communion avec la nature et la « vraie » écologie, pas celle des bobos parisiens. En voyant ce film, les habitués des grèves françaises pourraient relativiser leurs combats tant la vie d’un berger en alpage est bien plus difficile que celle d’un cheminot du XXIème siècle.
Une évocation très réaliste et complète du pastoralisme et de l'élevage ovin en montagne. Tout y est : la dureté du métier et des éleveurs, le statut désastreux des bergers, la misère, la solitude. Les enjeux économiques et environnementaux aussi ( éleveurs versus écolos, versus citadins, versus fonctionnaires, protection du Loup, ...). Les images sont superbes. On peut regretter un scénario sans grandes surprises, des longueurs et certaines maladresses dans les dialogues, empreints parfois de naïveté. En tout cas, un film original et sincère, esthétiquement réussi, servi par deux très bons jeunes acteurs.
Certes, c’est injuste : Je vais faire porter à la nouvelle proposition de Sophie Deraspe le fardeau de la comparaison avec les Marveleries des dix dernières années.
Derrière cette pensée déconcertante, je le concède, un constat pourtant limpide (je vais m’astreindre à la concision.) :
Quand, durant 1h53, une histoire qui, sur le papier, semble banale, dévoile une complexité portée non pas par des artifices en série, mais bien par les enjeux et l’attachement bien réel aux personnages…
Quand la photographie, jamais pompeuse, se gorge aussi bien du soleil provençal offert par son unité de lieu que de l’imprévisible âpreté montagnarde pour sculpter son atmosphère et s’autorise, à quelques occasions bien senties, à nous imprimer la rétine d’images de cinéma fortes et terriblement signifiantes…
Cette capacité stupéfiante à traiter un nombre de sujets si vastes, portés par des acteurs aussi touchants qu’investis, sans jamais tomber dans le didactisme évident et ronflant et qu’ils bâtissent une immersion aussi inédite que passionnante à suivre…
C’est enfin, lorsque deux aspirants bergers cherchent désespérément la trace de leur troupeau disparu dans la brume épaisse, et que la tension devient palpable, qu’on peut s’autoriser un grossier mais pas si inutile, comparatif avec l’indifférence totale qui nous envahit lorsque la moitié de l’univers visible se fait engloutir par une explosion intergalactique du côté du MCU.
Alors je m'excuse à nouveau de te mêler à ça, film. Mais n’est-ce pas là, finalement, les principales qualités attendues de ce qu’on nomme péjorativement et à tort un divertissement ?
Un peu austère, pas du tout glamour et pourtant une belle romance! 2 heures de bêlements de brebis ça calme : on aura droit à beaucoup de choses : la tonte, la transhumance , les maladies, les mauvais traitements, les loups, la haute montagne, les cabanes spartiates, la bergerie, les éleveurs rustres,… Notre québécois s’est trouvé une belle « petite » arlésienne et ils fileront le parfait amour. Une belle aventure humaine hors des sentiers battus. En se forçant un peu, on peut aimer...
Beau film, réaliste, authentique, presque documentaire. Les débuts du "berger" dans un mas où règne une ambiance à la "délivrance" donnent envie de vomir et de bondir dans le film pour protéger ces pauvres bêtes de la violence et bêtise humaine (une maltraitance odieuse y règne), mais la suite est fort heureusement plus lumineuse!
Malgrè la beauté des paysages, "Bergers" déçoit nettement : le sujet aurait pu être porteur tout comme le choix d'un traitement au plus près de la réalité mais la faiblesse du scénario (qui veut tout aborder et finalement de manière succincte et sans rien en faire) et celle de l'acteur principal (et de celle incarnant son amoureuse dont on ne comprendra jamais les ressorts) conduit le film à enfiler les lieux commun et surtout à devenir interminable. Même lors de la transhumance ou le script nous épargne enfin les gros sabots [spoiler(même si il reste le couplet anti loup et celui contre les fonctionnaires déconnectés de la réalité)[/spoiler], "Bergers" échoue même à nous montrer la réalité de la dureté du pastoralisme. Les ultimes rebondissements virant au grandiloquent et guignolesque et le film s'arrête sans fin. Une sacré purge.