Tardes de soledad
Note moyenne
3,8
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83 critiques spectateurs

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Nina zed
Nina zed

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2025
Un film qui devrait sortir à ce sujet, consisterait plutôt à dénoncer cette boucherie et nous épargner ces "envolées lyriques" pompeuses. Mais quel retard !
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2025
« Torero et taureaux»
Documentaire sans voix off, subjuguant et au plus près de quelques joutes du torero star Andres Roca. 3 lieux uniquement : le minibus qui l’emmène et le ramène, son habillement à l’hôtel, et la corrida. Aucune vue d’ensemble, on est à hauteur d’homme et de taureau. Sans concession ni prise de position, on y voit le courage immense de cet homme face à une demi-tonne qui fonce sur lui pour l’embrocher, mais aussi la boucherie avec le taureau blessé, tué puis achevé avant d’être trainé en dehors de l’arène après des derniers soubresauts. Une immersion totale dans ce monde de tradition et de sang
VIDAL Quentin
VIDAL Quentin

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5,0
Publiée le 29 mars 2025
Film magnifique. Images à couper le souffle. Épique et poétique. Entre violence, mort d’un être vivant et Maestria d’un tradition ancestrale hyper codifiée.Je n’ai jamais vu de corrida auparavant.
jef ventura
jef ventura

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2025
"Torturer un taureau pour le plaisir, pour l’amusement c’est beaucoup plus que de torturer un animal, c’est torturer une conscience !”
Victor Hugo
"
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que tout s'arrête
Andalousie, je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe"
Francis Cabrel..

Voir un taureau souffrir, le voir succomber, voir l'incompréhension dans son regard.....
que cesse cette torture..
Beaucoup de spectateurs sont sortis avant la fin... idem pour moi
B M
B M

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Objet cinématographique plus que catalyseur des clans du pour ou du contre de la corrida, ce quasi tête à tête entre le(s) monstre(s) aux yeux expressifs et l’humain qui éructe salive et souffles au moment des mises à mort, durant plus de 2H !, tient son pari.

Quand on voit ce film à l'instant T on se demande si le torero est toujours vivant ? (contrairement au Nimeño II Christian Montcouquiol recouvert de lumières par son frère Alain dans un livre très joli et bref). Cela en dit long sur les distances réduites entre cornes et muscles de l’animal avec les chairs tendues de notre frère humain enfoncé sous son strass folklorique.
Mon Dieu qu’il est bête cet animal à fixer son attention sur le tissu rouge sans songer à mettre fin au règne du Rey en fonçant dessus, notamment quand la muleta serpente cachée derrière les jambes de celui qui le leurre. Mon Dieu qu’il est étrange cet homme renversé, projeté, piétiné, cogné, blessé, plus d’une fois, à se relever, garder un calme venu d’on ne sait où, et recommencer sa danse folle certain qu’elle hypnotisera encore l’instinct taurin prisonnier de son obnubilation autant que de l’arène, avec une régularité de métronome froid d’autant plus troublante qu’elle provient d’un exalté qu’on soupçonne a minima un peu mystique.

La tension retombe quand sont à l’écran ses « accompagnateurs », planteurs de banderilles ou cavalier, qui le suivent partout sans vraiment pénétrer sa solitude beaucoup plus que les spectateurs, frères d’armes formant un premier rang de fans. Ils se dédient à leur idole qui semble renoncer à une partie de sa vie « normale » pour vivre sa passion ; eux-mêmes vivent ses actions par procuration pour en prolonger l’écho dans l’honneur de connaître de près cette vie singulière sans laquelle ils auraient dû enterrer leurs rêves faute des capacités de torero nécessaires, béants de cette aspérité existentielle suppurante de ceux qui n’arrivent jamais à tourner la page.

On découvre un monde. Il n’y a même pas la prétention de l’expliquer, prendre du recul par la caméra, puisque nul ne peut connaître le sommet de son crâne comme dit le proverbe. Spectateurs à hauteur de taureau et d’Homme, on est passé près de quelque chose, la toile de cinéma fut notre muleta, mais on n’a rien contrôlé, le mouvement a été monté pour nous, énième illusion issue des frères Lumière.

Où sont les enquêtes sur les produits chimiques anesthésiant parfois injectés aux taureaux pour faire durer le spectacle. Aucun animal n’a-t-il reçu de coup dans les parties au moment opportun pour l’énerver, pas de côté accélérant son décès ? Comme quand Rey pose ses doigts sur son portrait encadré de la Vierge Marie, on ne passe pas de l’autre côté de l’image. C’est chacun pour soi. Pro ou anti. « Ni pour ni contre bien au contraire » comme disait l’autre. Ce film nous maintient avec la forme de beauté qu’il est parvenu à capturer, malgré le sang. Si je disposais de cette habileté tauromachique sans la foi qui va avec je ne la pratiquerais pas ; c’est le cas de la plupart des gens. Mais nul ne nous demande d’y aller, de la même manière qu’on ne choisit pas l’instant de sa mort. En principe… Ici, il est question de choisir de vivre ! Secondes décisives, adrénaline pour faire taire tout le reste ; ce reste où l’ennui et la solitude vont se concentrer, mais aussi, la nature ayant horreur du vide, s'amasser pour empoisonner plus tard s’il vit jusque-là celui qui se tient droit devant la mort, quand son corps aura usé sa passion, ou l'inverse. C'est d'ailleurs une raison supplémentaire pour recommencer à entrer dans l’arène. On se lève chaque matin.
Solvejpeint
Solvejpeint

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2025
Un documentaire fascinant et passionnant , d’une grande beauté, ( mais évidemment …uniquement pour ceux que l’afición a un jour touché de son aile ) sur Andrès Roca Rey, mélange excitant de Rafa Nadal et de l’inoubliable Manuel Benitez " El Cordobés ", la nouvelle coqueluche du monde taurin, dont on mesure la "soledad " de fin d’après midi
Philippe
Philippe

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2025
La forme est assez réussie, mais extrêmement déçu par le fond, je ne m'attendais pas à subir autant de mises à mort. De voir ces taureaux qui se font massacrer à petit feu m'a complètement dégoûté de la corrida. Comme le suggérait la bande annonce, je pensais le film plutôt centré sur la psychologie des hommes et du torero. Or à part les exclamations virilistes, on n'en apprend pas grand chose.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2025
Il y a deux aspects dans cet opus d'A.S, la tauromachie et le film lui-même. " Tardes de soledad" ( Après-midi de solitude), nous montre pendant presque toute sa durée un maître torrero péruvien en plein exercice de son talent.

Il y a aussi de manière sous jascente, une réflexion sur la tauromachie elle-même. Démonstration de la fragilité de la vie pour certains, mais surtout ( de mon point de vue) métaphore du cerveau reptilien et de la violence consubstantielle à la nature humaine.

Le cinéaste parvient à réaliser un documentaire filmé avec talent, sans prendre parti, un peu redondant aussi, ( ça dure deux heures, ça pourrait durer dix minutes ou cinq heures) sur un sujet polemique, presque inflammable sous nos latitudes.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
Un film très surprenant de Albert Serra sur le thème de la corrida. Mais ce n’est pas du tout ce à quoi on pouvait s’attendre. Ou plutôt si, mais cela n’a rien à voir avec la corrida, mais c’est bien un film 100 % Serra . Les afficionados seront sûrement déçus car on est bien loin des reportages de Canal +, hyper esthétisants , très bien filmés , plans larges, qui essayaient de rendre la corrida convenable , artistique , ballets entre l’homme et la bête sauvage, en montrant le moins de sang possible, et les mises à mort filmées furtivement et en plan éloigné, esthétique reprise, endorsée , sublimée ,basée sur les à priori artistiques et historiques de la corrida , dans la tradition de nombreux très grands artistes afficionado de corrida comme : Picasso , Bacon, Hemingway ,Dos Passos, Mérimée, Montherlant, Jean Cau et beaucoup d’autres .
Non Serra ne s’intéresse pas à la corrida, pas à son cérémonial, on ne verra pas une fois les spectateurs et l’arène, , ou l’ambiance , ou la musique hispanisante, Serra veut montrer , comprendre : la violence , la mort ,l’agonie , la panique, la bestialité de l’homme et la force animale du taureau . Tout est tourné en gros plan, le taureau est très beau, sauvage, dans la tradition mythologique du Minotaure, mais il meurt aussi en gros plan , avec souffrance , du sang et des derniers râles , étalé voir écartelé au sol , tel un tableau de Bacon, c’est dur , c’est violent comme l’est la mort. Quand à Roca Rey , n.1 actuel, atypique et « trémendiste » son talent est bien montré dans 4 faenas , complètes , mais là aussi montrant plutôt son état de « possession » , sa concentration extrême, sa peur aussi, l’extrême conscience qu’il va côtoyer et se confronter à la mort. Il est montré sous un angle pas toujours sympathique, un peu mégalo, presque parano, et surtout ses péons , sa cuadrilla, qui portent des micro accrochés pendant les faenas révèlent un état paranoïaque constant . Avant les corridas départ en auto -van, plan fixe, où ses peones doivent le motiver et booster leur gladiateur , avec des mots très durs , vulgaires , machiste, guerrier . C’est un peu décevant. Idem au retour des corridas , dans ce même van, après que Roca Rey ait frôlé la mort ,voir soit blessé où ils font un debrief psychologique violent et surprenant, galvanisante , Roca Rey décrit comme un demi-dieu .Cette partie des commentaires est probablement la plus choquante, les mots sont dur, hors-sol, hallucinés .
Très clairement Albert Serra réussi un exercice, une œuvre unique, filmé de très belle manière comme d’habitude , presque pictural , comme il sait le faire, mais bien loin d’encenser , ou de magnifier la corrida, avec une approche clinique et distancié .
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2025
Albert Serra est toujours surprenant. Le film n’est pas inintéressant mais on reste in peu sur ça faim. Le parti-pris est minimaliste là où des artifices d’écriture et de réalisation auraient pu servir le propos à dessein plutôt que d’avoir l’impression d’un même propos toujours répété.
famousserge
famousserge

25 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2025
Ce que ce film m’a révélé avec une force inattendue, ce n’est pas tant la violence de la corrida — que l’on connaît — que l’humiliation permanente infligée au taureau.
Insulté, provoqué, rabaissé à chaque instant par le torero et ses comparses, l’animal incarne une figure tragique : celle de l’ennemi désigné, mais condamné d’avance.

Ce qui m’a choqué, c’est le besoin qu’ont les hommes de rabaisser l’adversaire avant même de l’affronter, comme pour masquer la réalité du combat : il n’y a pas de véritable confrontation, seulement un rituel de domination maquillé en duel.

Le taureau, pourtant, est le protagoniste majeur de cette scène théâtrale.
Il est la noblesse. Il est la force brute. Il est la sincérité du mouvement.
Il ne ment pas, ne joue pas de rôle, ne cherche pas l’applaudissement.

En sortant de ce film, j’ai compris une chose, ou plutôt, je l’ai acceptée une bonne fois pour toutes :
ce n’est pas seulement la mise à mort qui me dérange dans la corrida, c’est l’idée même qu’on puisse humilier avant d’abattre.

Et dans cette mise en scène, c’est l’homme qui me semble le plus misérable.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2025
Film qui suscite l'intérêt, sans doute plus pour les amateurs de corrida. Je regrette que peu de séquences n'abordent la personnalité de ce toréador
Bureauemmanuelle69
Bureauemmanuelle69

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2025
Évidemment n'allez surtout pas voir ce film si vous êtes "allergique" à la corrida. Un film philosophique, à quoi ça sert un "rituel sacrificiel"... existentiel, d'une beauté rare sombre et lumineuse, Serra est aussi un grand plasticien. Une merveille, inoubliable.
François A.
François A.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2025
Très beau film où nous sommes au plus près du torero, que ce soit avant, durant et après la corrida.

On voit le taureau courir, combattre et on l'entend respirer comme si nous étions à côté de lui.
Cela nous permet d'un peu ressentir, à notre échelle de simple spectateur, l'extrême tension et le stress que peut avoir un torero et son équipe. Albert Serra filme magnifiquement Roca Rey faisant ressortir tout son talent et sa grâce. Bravo à lui !
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2025
J'ai tenu 50 minutes. Que de souffrance filmée en gros plans pour ces magnifiques taureaux. Trop c'est trop.
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