Tardes de soledad
Note moyenne
3,8
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83 critiques spectateurs

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Xacha07
Xacha07

9 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2025
des images belles avec cette éternelle lutte entre le torero et le taureau. ce toréador est courageux, valeureux mais au final, même avec courage, le combat reste truqué et la corrida reste un jeu de torture anachronique.
alexis de cugnac
alexis de cugnac

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2025
Ce film est poignant, on y comprends le duel entre l'homme et le taureau au cœur de l'arène. Magnifiquement filmé !
C Duc
C Duc

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2025
Tardes de soledad, documentaire commandé à Albert Serra, explore notre rapport à la mort par la violence, à travers l’esthétique brute et codifiée de la tauromachie. Le torero, Roca Rey — dont le nom même évoque une souveraineté presque dérisoire — est au centre de cette mise en scène. Son regard, d’une expressivité troublante, est suivi, traqué par la caméra : du miroir de sa chambre à celui du vide dans le van, de l’attente silencieuse dans le burladero à la captivité muette dans le calleron, qui ne vise que cette pièce de chair où se prépare le passage vers le Styx.

Serra met en jeu une trilogie — le taureau, l’homme, le public — qui pourrait donner l’illusion d’une unité de temps, de lieu et d’action. Mais chacun vit ce moment selon sa propre temporalité : un avant, un pendant, un après. Parfois, ils se rejoignent dans une forme d’unité fugitive, quand une onde, surgie du plus profond, traverse l’arène.

Le film ne prend pas parti pour la tauromachie. Il semble au contraire rendre compte, volontairement ou non, de cette tendance contemporaine à juger les formes jusqu’à les effacer. L’esthétique poussée à l’extrême, parfois ridicule, frôle l’absurde — et c’est pourtant là qu’elle trouve une part de sa vérité. Quelque chose, malgré tout, insiste et résiste.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2025
 TARDES DE SOLEDAD - Albert Serra | �� 5/10

A travers le portrait du jeune Andrés Roca Rey, star incontournable de la corrida contemporaine, Albert Serra dépeint la détermination et la solitude qui distinguent la vie d'un torero.

Alors que Pacifiction, son dernier long métrage, m'avait fasciné, ce premier film documentaire réalisé par Albert Serra ne m'a pas beaucoup intéressé.

L'originalité vient de la façon dont est filmée la corrida, en laissant le public totalement hors champ et en cadrant de très près le toréro et l'animal, mais également de la répétition des unités de lieux, puisque nous ne quitterons jamais l'arène, la chambre d'hôtel et la voiture.

Le problème est que les séquences de tauromachie sont interminables et se terminent systématiquement par la lente agonie de l'animal. Outre le fait que ce cela puisse être pénible à regarder pour les plus sensibles, cela devient très vite ennuyeux et répétitif pour les non initiés.

C'est au final les moments en dehors de l'arène qui sont les plus éclairants. Le contraste entre les échanges ultra virilistes entre toreros dans lesquels il n'est que question "d'avoir des couilles" et les moments où le jeune Andrés se prépare seul dans sa chambre, prenant la pose devant le miroir pour admirer son corps galbé dans un collant moulant est particulièrement intéressant. Ces attitudes ainsi que son regard fixe et rempli d'autosatisfaction dans la voiture qui le ramène à l'hôtel après les combats révèlent un narcissisme saisissant. Tout comme le cérémonial autour de sa préparation laisse apparaître une forme d'homoérotisme troublant.

Aucune voix off, pas de prises de parole face caméra, le film manque peut-être également d'un point de vue plus net. Il est compliqué de percevoir à quel point le regard du réalisateur sur ce milieu est ironique ou premier degré. Mais l'enjeu n'était sans doute pas là et il ne s'agissait pas pour lui de se se prononcer pour ou contre cette pratique controversée, mais plutôt de dresser le portrait d'un jeune homme fascinant de narcissisme, dopé à l'adrénaline produite par ce danger de mort constant, tout en pointant du doigt la solitude qui l'entoure.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Rogelio Bogart
Rogelio Bogart

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2025
Ce film peut parfaitement gêner ou intéresser au même temps des aficionados comme des détracteurs de la corrida. Pour certains aficionados, le parti pris du réalisateur peut s’avérer désarçonnant car il est sans concession : pas des paillettes, pas des scènes triomphales, pas de folklore typique autour de la tauromachie. Juste des plans (très) rapprochés montrant le corps à corps entre toro et torero. On entend le public, mais on ne le voit pas. On assiste par moments à une sorte d'animalisation de l'homme dans des gestes, dans son engagement, et on assiste aussi à une vraie dramatisation des taureaux, de leurs expressions agonisantes, dans certains plans rapprochés de la mort.
En fait, Albert Serra place l'objectif là où ça se passe, et réussi à filmer comme personne d'autre auparavant l'intensité, l'hypertension du corps à corps qui fait le mystère de la tauromachie. Beaucoup de "vérité" (pour paraphraser une expression du film) d'un point de vue esthétique, qui rend compte comme jamais avant dans le cinéma du fait taurin ou tauromachique. Ce que Albert Serra réussi est simple et prodigieux.
Olivier PEPE
Olivier PEPE

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
de très belles images avec des cadrages de plus en plus serres qui font percevoir la.presence avec l'animal. en revanche trop de pauvreté dans le récit. ne pas prendre parti ne doit pas empêcher de créer une progression du recit
Arthur Faure
Arthur Faure

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2025
Chef d’œuvre, c’est particulier et faut aimer, mais des images de corrida de cette qualité au cinéma ben c’est un régal, ça m’a rabiboché avec le roi des rochers
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2026
Premier film documentaire de l'Espagnol Albert Serra, auteur du remarquable Pacifiction en 2022, Tardes de soledad évoque la figure du matador péruvien Andrés Roca Rey, véritable star contemporaine de la tauromachie. Privilégiant le dispositif à la narration, cette œuvre qui cultive l'ambiguïté est un mélange de fascination pour le milieu de la corrida, avec ses codes, ses rituels venus d'un autre temps – aux accents parfois homoérotique, dans un séquence marquante mais peu représentative du film qui se déroule à 95% dans les arènes lors de combat, sans que le public ne soit visible – et de répulsion pour une activité qui consiste à mettre à mort des animaux pour que quelques humains vivent leur vie plus intensément. Non sans malice, le film ne nous épargne pas le flot de virilisme et d'obséquiosité de la cuadrilla vis-à-vis de son matador, ni de l'agonie des taureaux qui meurent dans d'atroces souffrances – à ce titre, Tardes de soledad pourrait être qualifié du Funny games de la souffrance animale. Étrange, déroutant et dégoûtant.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Par petites touches, notamment musicales, Albert Serra invite tout d'abord le spectateur à ne pas aborder Tardes de Soledad comme un documentaire. C'est efficace, et cela permet de s'intéresser à la corrida non plus comme un phénomène culturel controversé, mais comme un spectacle que Serra nous donne à voir avec une minutie et un resserrement extrêmes. Ce qu'il y a à voir, donc, c'est un ballet entre le taureau et le matador Andrés, parfois impressionnant et parfois ennuyeux et répétitif, et surtout assez largement hermétique. Il y a pourtant quelque chose d'hypnotique dans ce film, qui fait qu'on ne relâche pas l'attention une seule seconde ; et l'on saisit au passage un certain nombre de pistes que Serra lance sans jamais véritablement les résoudre, notamment concernant les motivations du jeune matador, ce regard qu'il lance souvent vers le hors-champ, sa solitude réelle ou imaginée, mais aussi sur ce qui le lie profondément au taureau. C'est d'autant plus remarquable que Serra parvient à extraire le film de toute question morale sur le bien-fondé de la corrida -- même si le film ne gomme jamais la violence déséquilibrée que le taureau subit -- pour traiter le sujet presque comme on traiterait un mythe, et sans renoncer à une certaine drôlerie (le moment de l'habillement étant notamment un régal).
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
Tardes de soledad conçoit son dispositif de mise en scène et les contraintes qui pèsent sur son ambition documentaire comme autant de corridas à part entière puisqu’il s’agit, avec les différentes caméras installées autour de l’arène, de capter spoiler: les élans, les sursauts, l’épuisement de deux puissances au contact l’une de l’autre
, d’anticiper les déplacements pour immortaliser le Beau d’un spectacle aujourd’hui décrié. Sans prendre parti pour ou contre la tauromachie, Albert Serra la restitue comme un spectacle de vie et de mort, similaire en cela à ses précédentes œuvres (de fiction, elles), ancré dans le respect de traditions que le cadre contemporain modernise ; cela crée des images nouvelles, tels le rituel de l’habillement durant lequel un costume d’un autre âge est enfilé périlleusement dans une chambre luxueuse ou celui des déplacements incessants en bus privé. En sous-texte, une réflexion est menée sur les deux corps d’un roi symbolique soucieux d’atteindre et de figurer la « vérité de toréer » – d’où le choix du documentaire –, adoubé en clausule puis derrière les vitres et portes de son véhicule : spoiler: un corps que l’on émascule symboliquement, en témoigne le collant qui, recouvert d’autres pièces de tissu, fait disparaître son sexe, et qui reconquiert sa masculinité en ravissant celle du taureau, sans cesse insulté et ainsi raccordé à ses parties génitales.
En dépit d’une construction quelque peu redondante, quoique mimétique du quotidien de Andrés Roca Rey, Tardes de soledad s’impose comme l’une des œuvres les plus saisissantes et belles de l’année 2025.
Pierre Lefranc
Pierre Lefranc

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2025
Une rencontre entre l’homme et la bête, la puissance et l’esprit baignée d’angoisse et de drame et sublimé par la culture (moins visible dans ce huis clos très rapproché)
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2025
Encore une expérience de cinéma que seul Albert Serra est capable de nous délivrer. Certes, on sait l'exigence et les partis pris forts tenus tout du long, pour autant je me suis senti tenu à distance, peut-être aussi par un malaise volontaire que je ne voulais pas ressentir. Ca reste donc une expérience à vivre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 avril 2025
Ce film a toutes les étoiles techniques car c est un documentaire essentiel à la découverte de la tauromachie. Ni pro ni anti il laisse le spectateur se faire son opinion...
Pas d étoile artistique puisqu il n y a oas de création exceptee la photo.
D oû 3,5 étoiles.
Le titre se comprend aisément quand on ressent la solitude du taureau bien sûr et celle du torero isolé dans cet ocean de flatterie intéressée de son entourage dont il est le fond de commerce.
A voir pour sonder la nature humaine ...
Rachel K
Rachel K

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2025
Le film propose une expérience certes prenante, mais qui peine à satisfaire pleinement les attentes du spectateur. Le dispositif neutre invite à une réflexion autonome vis-à-vis de la Corrida, mais sans jamais porter une réelle intention au propos tenu. Il est vrai qu’il y a du cinéma, mais le film échappe trop souvent à ses responsabilités vis-à-vis de sa position sur son sujet.
Véronique Gaya B
Véronique Gaya B

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2025
c'est un film sur la grandeur et la vanité de la vie et de l'homme. un film très fort et qui bouscule
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