Tardes de soledad
Note moyenne
3,8
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83 critiques spectateurs

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Véronique Gaya B
Véronique Gaya B

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2025
c'est un film sur la grandeur et la vanité de la vie et de l'homme. un film très fort et qui bouscule
Loli C.
Loli C.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2025
Magnifique ! Images incroyables . Tout est là pour connaître la corrida . L'ambiance. La tension. L'émotion. Le courage. Les doutes. Et la souffrance de toutes parts
Arthur Faure
Arthur Faure

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2025
Chef d’œuvre, c’est particulier et faut aimer, mais des images de corrida de cette qualité au cinéma ben c’est un régal, ça m’a rabiboché avec le roi des rochers
ferdinand75

735 abonnés 4 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
Un film très surprenant de Albert Serra sur le thème de la corrida. Mais ce n’est pas du tout ce à quoi on pouvait s’attendre. Ou plutôt si, mais cela n’a rien à voir avec la corrida, mais c’est bien un film 100 % Serra . Les afficionados seront sûrement déçus car on est bien loin des reportages de Canal +, hyper esthétisants , très bien filmés , plans larges, qui essayaient de rendre la corrida convenable , artistique , ballets entre l’homme et la bête sauvage, en montrant le moins de sang possible, et les mises à mort filmées furtivement et en plan éloigné, esthétique reprise, endorsée , sublimée ,basée sur les à priori artistiques et historiques de la corrida , dans la tradition de nombreux très grands artistes afficionado de corrida comme : Picasso , Bacon, Hemingway ,Dos Passos, Mérimée, Montherlant, Jean Cau et beaucoup d’autres .
Non Serra ne s’intéresse pas à la corrida, pas à son cérémonial, on ne verra pas une fois les spectateurs et l’arène, , ou l’ambiance , ou la musique hispanisante, Serra veut montrer , comprendre : la violence , la mort ,l’agonie , la panique, la bestialité de l’homme et la force animale du taureau . Tout est tourné en gros plan, le taureau est très beau, sauvage, dans la tradition mythologique du Minotaure, mais il meurt aussi en gros plan , avec souffrance , du sang et des derniers râles , étalé voir écartelé au sol , tel un tableau de Bacon, c’est dur , c’est violent comme l’est la mort. Quand à Roca Rey , n.1 actuel, atypique et « trémendiste » son talent est bien montré dans 4 faenas , complètes , mais là aussi montrant plutôt son état de « possession » , sa concentration extrême, sa peur aussi, l’extrême conscience qu’il va côtoyer et se confronter à la mort. Il est montré sous un angle pas toujours sympathique, un peu mégalo, presque parano, et surtout ses péons , sa cuadrilla, qui portent des micro accrochés pendant les faenas révèlent un état paranoïaque constant . Avant les corridas départ en auto -van, plan fixe, où ses peones doivent le motiver et booster leur gladiateur , avec des mots très durs , vulgaires , machiste, guerrier . C’est un peu décevant. Idem au retour des corridas , dans ce même van, après que Roca Rey ait frôlé la mort ,voir soit blessé où ils font un debrief psychologique violent et surprenant, galvanisante , Roca Rey décrit comme un demi-dieu .Cette partie des commentaires est probablement la plus choquante, les mots sont dur, hors-sol, hallucinés .
Très clairement Albert Serra réussi un exercice, une œuvre unique, filmé de très belle manière comme d’habitude , presque pictural , comme il sait le faire, mais bien loin d’encenser , ou de magnifier la corrida, avec une approche clinique et distancié .
Nina zed
Nina zed

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2025
Un film qui devrait sortir à ce sujet, consisterait plutôt à dénoncer cette boucherie et nous épargner ces "envolées lyriques" pompeuses. Mais quel retard !
Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2025
Un documentaire saisissant, brut, cru, dur, sur la corrida. Ou plutôt sur un aspect de la corrida, celui du danger, de la violence, de la mort, de la recherche de l’exploit, tout ce qui constitue son intensité dramatique. Cet aspect correspond au style et à la personnalité du torero choisi par le cinéaste et à son « obligation » de prendre d’énormes risques dans des arènes d’importance (Madrid, Séville, Bilbao). Pour ce faire, Albert Serra a choisi d’alterner les images (et le son) des moments de combat et des moments de « préparation » (physique ou psychologique) ou de « débrief », dans les chambres d’hôtel ou le véhicule qui transporte les protagonistes. Une démarche radicale et remarquable pour montrer une facette d’une pratique qui peut paraitre anachronique, démarche qui s’en tient à la pertinence du témoignage, loin des débats stériles entre les « pour » et les « contre » qui versent trop souvent dans la caricature.
QuelquesFilms.fr

365 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2025
Un prisme singulier sur le monde de la corrida, abordé de manière factuelle, brute, crue, dans l'arène et en coulisses. Sans volonté de glorifier ni de condamner, sans lyrisme ni ironie manifeste, Albert Serra donne à voir et à entendre, au plus près des hommes (le torero star Andrés Roca Rey et son équipe) et des taureaux (ces masses de muscles harcelées et mises à mort), au plus près des gestes et mimiques, des regards vides ou intenses, des mots triviaux ou vulgaires, au plus près du souffle, de la sueur, du sang et de la mort dans les yeux des animaux. Plans et micros serrés. Pas de vision globale du spectacle et des spectateurs. Pas de discours en voix off. Et donc pas de débat de fond (chacun, selon ses convictions, trouvera ce qui est montré noble ou ridicule, beau ou monstrueux), même si certaines situations ne flattent clairement pas les protagonistes (le torero tel un prince narcissique au milieu d'une cour experte en flagornerie). Le film est avant tout une remarquable expérience visuelle et sonore, immersive, attentive aux détails d'un univers hyper codifié et ritualisé, fonctionnant en vase clos, et qui cultive des paradoxes entre le raffinement des tenues et la violence des actes, entre un virilisme affirmé et un homoérotisme évident... Voilà qui rend cette expérience globalement étonnante et puissante. Elle est aussi malheureusement un peu répétitive (la dernière séquence est probablement en trop). Et un peu longue.
Solvejpeint
Solvejpeint

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2025
Un documentaire fascinant et passionnant , d’une grande beauté, ( mais évidemment …uniquement pour ceux que l’afición a un jour touché de son aile ) sur Andrès Roca Rey, mélange excitant de Rafa Nadal et de l’inoubliable Manuel Benitez " El Cordobés ", la nouvelle coqueluche du monde taurin, dont on mesure la "soledad " de fin d’après midi
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2025
Albert Serra, après l'excellent Pacifiction, met en scène le spectacle de la mort. Filmés de près, les corps humains comme animaux deviennent le centre de la représentation. Les images brut sont d'une beauté harassante .La répétition et l'amplification des mises à mort dérangent et fascinent à la fois. La dimension religieuse, mystique de la corrida est totalemenr perceptible. Serra, sans porter de jugement, nous livre une expérience sensorielle d'une grande force. Au-delà de la chair et du sang, Tardes de soledad est aussi un film sur le sacrifice. La tauromachie est représenté comme une épreuve au sens philosophique du terme. Difficile d'accès, peut-être un peu trop long, Tardes de soledad est un film qui restera, aussi obscène dans ce qu'il montre que poétique dans sa manière de le représenter.
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 584 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2025
Il y aurait tant à dire de Tardes de Soledad... N'hésitez pas à regarder cet entretien pour saisir les intentions du cinéaste, c'est passionnant : https://www.youtube.com/watch?v=uD8YuesyJTc&t=1219s
Albert Serra nous entraîne ici sur le terrain du documentaire sans commentaires en voix off, mais sans se priver de musique pour autant. Il montre donc frontalement la réalité de la corrida, tout en la dramatisant ou la poétisant ponctuellement par l'ajout de notes d'orchestre qui m'ont semblé faire écho au Mort à Venise de Visconti. Et ce, principalement dans deux circonstances : l’arène et le luxueux bus de la star. La première donne lieu à la démultiplication de plans puissants traquant le torero et la bête. Le second est systématiquement filmé en plan fixe et vaut beaucoup par les commentaires d'après-corrida. Quelques scènes très différentes font respirer l'ensemble, en montrant d'autres aspects des coulisses.
Comme cela est maintes fois répété dans les médias, Serra ne prend pas parti. Si vous adhérez à la pratique culturelle de la corrida, vous apprécierez la maestria du torero ; si vous rejetez radicalement cette pratique, vous serez conforté par les dizaines de plans de taureaux malmenés, désorientés, ridiculisés, insultés, martyrisés, achevés puis trainés au sol sans aucun ménagement.
Par son dispositif même, le film est très répétitif. Mais il faut l'accepter ainsi. C'est Albert Serra, cinéaste radical. C'est redynamisé par quantité de micro-variations d'une joute à l'autre. C'est mis en tension par les risques pris dans l'arène. C'est subtilement scénarisé spoiler: par l'annonce d'un drame
, et donc la mise en attente du spectateur qui en veut confirmation. Quand on connaît mal cette pratique, on peut être intéressé par l'idée de passer deux heures à la découvrir. L'ensemble est extrêmement ritualisé, à l'image d'une cérémonie religieuse. On devine que la superstition dicte l'essentiel du cérémonial de la tenue, la façon de fermer une porte de chambre d'hôtel (qu'on ne reverra peut-être plus...), la manipulation d'un gobelet d'argent avec lequel on se désaltère. L'ensemble a aussi beaucoup à voir avec le sport (sport très contestable, certes...) et on passe ces deux heures comme on le ferait face à une compétition d'un sport rare sur le petit écran (billard, curling, cricket, etc.).
Évidemment, le film repose très largement sur le torero Andrés Roca Rey, fascinant. Dans ce monde d'hommes sur-testostéronnés, où l'on passe son temps à s'encourager et se féliciter sur fond d'absolue vulgarité, il prend tour à tour des allures de grand enfant, de séducteur, de femme, de compétiteur, de star, de gourou, de fou furieux, etc. etc. Les longueurs volontaires et indéniables du film nous amènent à passer un temps considérable à ses côtés, jusqu'à avoir l'illusion d'entretenir avec lui une profonde familiarité. Les visages et attitudes de ses acolytes s'avèrent aussi très prégnants.
On ressort de là avec l'étrange et contradictoire impression d'une pratique culturelle scandaleuse qui relève de la torture animale, tout en étant un rite quasi-mystique dont il faudrait préserver la tradition. Et on ressort de là aussi avec la confirmation du talent d'Albert Serra qu'on espère voir se prolonger et se confirmer dans de prochains films de fiction.
dejihem
dejihem

155 abonnés 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2025
Ce documentaire pue la mort : d’abord, celle du taureau, puis, éventuellement, celle du torero.
La répétition des même scènes de corrida, sans aucune explication, ni justification, encore moins 1 seul commentaire, tout cela ne plaît pas en sa faveur, ni à la corrida. J’attends les fâcheux avec impatience.
Rogelio Bogart
Rogelio Bogart

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2025
Ce film peut parfaitement gêner ou intéresser au même temps des aficionados comme des détracteurs de la corrida. Pour certains aficionados, le parti pris du réalisateur peut s’avérer désarçonnant car il est sans concession : pas des paillettes, pas des scènes triomphales, pas de folklore typique autour de la tauromachie. Juste des plans (très) rapprochés montrant le corps à corps entre toro et torero. On entend le public, mais on ne le voit pas. On assiste par moments à une sorte d'animalisation de l'homme dans des gestes, dans son engagement, et on assiste aussi à une vraie dramatisation des taureaux, de leurs expressions agonisantes, dans certains plans rapprochés de la mort.
En fait, Albert Serra place l'objectif là où ça se passe, et réussi à filmer comme personne d'autre auparavant l'intensité, l'hypertension du corps à corps qui fait le mystère de la tauromachie. Beaucoup de "vérité" (pour paraphraser une expression du film) d'un point de vue esthétique, qui rend compte comme jamais avant dans le cinéma du fait taurin ou tauromachique. Ce que Albert Serra réussi est simple et prodigieux.
VIDAL Quentin
VIDAL Quentin

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5,0
Publiée le 29 mars 2025
Film magnifique. Images à couper le souffle. Épique et poétique. Entre violence, mort d’un être vivant et Maestria d’un tradition ancestrale hyper codifiée.Je n’ai jamais vu de corrida auparavant.
alter.ego
alter.ego

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2025
Il est rarissime que j'attribue 5 étoiles.
Voilà un film extraordinaire. Au sens premier du film. Il ne peut laisser indifférent. A la fois violent et comique. A la fois transcendant et grotesque.
Peu de musique, mais parfaite. En revanche, un usage du son exceptionnel. Dès cadrages serrés. Sur les animaux comme sur les hommes. Une approche de la mort comme on la saisit rarement. La mort : un thème récurrent chez Albert Serra. La corrida lui permet de l'approcher de façon stupéfiante. Qu'on ait vu des corridas ou non. Qu'on en pense du bien ou du mal. Ou encore qu'on n'ait pas d'avis tranché. Ce filme est destiné à troubler.
Pierre Lefranc
Pierre Lefranc

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2025
Une rencontre entre l’homme et la bête, la puissance et l’esprit baignée d’angoisse et de drame et sublimé par la culture (moins visible dans ce huis clos très rapproché)
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