Tardes de soledad
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83 critiques spectateurs

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Orientique29
Orientique29

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2026
J'ai mis deux étoiles uniquement pour le tournage qui était très vivant. Je dirais que l'énergie du film m'a paru très malsaine. Comment peut-on penser aimer le taureau dans des conditions de haine pareilles ?
Insulter un animal de fils de ..., souhaiter qu'il ''creve'', dire qu'il est mauvais après avoir reçu plusieurs coups de pique et plusieurs banderilles dans la chair, l'affaiblir et profiter de cette faiblesse agonisante pour se donner un air de grand Monsieur.. où est la beauté lorsque je vois le regard vulnérable du taureau, sa souffrance, sa douleur, victime de la folie des hommes... j'aime le taureau, au point de ne pas accepter de le voir mourir dans ces conditions.. c'est tout l'honneur qu'il mérite...
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Par petites touches, notamment musicales, Albert Serra invite tout d'abord le spectateur à ne pas aborder Tardes de Soledad comme un documentaire. C'est efficace, et cela permet de s'intéresser à la corrida non plus comme un phénomène culturel controversé, mais comme un spectacle que Serra nous donne à voir avec une minutie et un resserrement extrêmes. Ce qu'il y a à voir, donc, c'est un ballet entre le taureau et le matador Andrés, parfois impressionnant et parfois ennuyeux et répétitif, et surtout assez largement hermétique. Il y a pourtant quelque chose d'hypnotique dans ce film, qui fait qu'on ne relâche pas l'attention une seule seconde ; et l'on saisit au passage un certain nombre de pistes que Serra lance sans jamais véritablement les résoudre, notamment concernant les motivations du jeune matador, ce regard qu'il lance souvent vers le hors-champ, sa solitude réelle ou imaginée, mais aussi sur ce qui le lie profondément au taureau. C'est d'autant plus remarquable que Serra parvient à extraire le film de toute question morale sur le bien-fondé de la corrida -- même si le film ne gomme jamais la violence déséquilibrée que le taureau subit -- pour traiter le sujet presque comme on traiterait un mythe, et sans renoncer à une certaine drôlerie (le moment de l'habillement étant notamment un régal).
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

141 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2026
Premier film documentaire de l'Espagnol Albert Serra, auteur du remarquable Pacifiction en 2022, Tardes de soledad évoque la figure du matador péruvien Andrés Roca Rey, véritable star contemporaine de la tauromachie. Privilégiant le dispositif à la narration, cette œuvre qui cultive l'ambiguïté est un mélange de fascination pour le milieu de la corrida, avec ses codes, ses rituels venus d'un autre temps – aux accents parfois homoérotique, dans un séquence marquante mais peu représentative du film qui se déroule à 95% dans les arènes lors de combat, sans que le public ne soit visible – et de répulsion pour une activité qui consiste à mettre à mort des animaux pour que quelques humains vivent leur vie plus intensément. Non sans malice, le film ne nous épargne pas le flot de virilisme et d'obséquiosité de la cuadrilla vis-à-vis de son matador, ni de l'agonie des taureaux qui meurent dans d'atroces souffrances – à ce titre, Tardes de soledad pourrait être qualifié du Funny games de la souffrance animale. Étrange, déroutant et dégoûtant.
MarcelBobJoe
MarcelBobJoe

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mars 2026
Une bonne idée ne fait pas forcément un bon film, ou un bon documentaire. Sur la fin, Il faut être à la hauteur des attentes livrées au début.
Certes bonne idée et première demi-heure prometteuse. Mais une demi-heure était suffisant, et identique aux 2 looooongueessss heeuuresssss....
Certains films gagneraient à être des cours métrages: c'est ici l'example parfait.
0/5? Oui. Une punition pour l'ennui de la dernière 1h30/2h00.
gustryon
gustryon

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Quel film! Le genre de film qui vous travaille pendant plusieurs jours.
Serra est en état de bravado total. Embarqué aux cotés de Roca Rey dans l'arène au plus proche des taureaux, l'audience du film ne perçoit le public de la corrida que par les sifflets, les olés et les acclamations, et n'a pas d'autre choix que de s'en tenir aux commentaires viriles et parfois injurieux de picadors acquis à la cause du jeune matador. Ces machos idéals sont prêts à tout pour défendre leur prodige, et l'admiration qu'ils lui vouent flirte avec des émotions homoromantiques auxquelles répond la brutale sensualité d'un toréador que son reflet obsède. L'aspect immersif de l'expérience documentaire qui nous plonge dans le quotidien ultra-violent des professionnels de la corrida n'est qu'un prétexte superficiel et utile à la production d'un film qui se démarque du cinéma contemporain par son parti pris esthétique fort : la représentation de positions culturelles en désaccord total avec la morale occidentale actuelle est assumée avec défiance. Soumise à la contemplation hypnotique d'une souffrance épuisante pour l'espèce taurine, l'audience n'a pourtant pas d'autre choix que d'assister passivement au triomphe de la haine injustifiée (ou pas?) que lui voue les protagonistes humains. Humains, trop humains ? Pas ici : il n'y a dans ce film que des bêtes.
Fêtons le cinéma

848 abonnés 3 653 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
Tardes de soledad conçoit son dispositif de mise en scène et les contraintes qui pèsent sur son ambition documentaire comme autant de corridas à part entière puisqu’il s’agit, avec les différentes caméras installées autour de l’arène, de capter spoiler: les élans, les sursauts, l’épuisement de deux puissances au contact l’une de l’autre
, d’anticiper les déplacements pour immortaliser le Beau d’un spectacle aujourd’hui décrié. Sans prendre parti pour ou contre la tauromachie, Albert Serra la restitue comme un spectacle de vie et de mort, similaire en cela à ses précédentes œuvres (de fiction, elles), ancré dans le respect de traditions que le cadre contemporain modernise ; cela crée des images nouvelles, tels le rituel de l’habillement durant lequel un costume d’un autre âge est enfilé périlleusement dans une chambre luxueuse ou celui des déplacements incessants en bus privé. En sous-texte, une réflexion est menée sur les deux corps d’un roi symbolique soucieux d’atteindre et de figurer la « vérité de toréer » – d’où le choix du documentaire –, adoubé en clausule puis derrière les vitres et portes de son véhicule : spoiler: un corps que l’on émascule symboliquement, en témoigne le collant qui, recouvert d’autres pièces de tissu, fait disparaître son sexe, et qui reconquiert sa masculinité en ravissant celle du taureau, sans cesse insulté et ainsi raccordé à ses parties génitales.
En dépit d’une construction quelque peu redondante, quoique mimétique du quotidien de Andrés Roca Rey, Tardes de soledad s’impose comme l’une des œuvres les plus saisissantes et belles de l’année 2025.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

1 abonné 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
TARDES DE SOLEDAD d’Albert Serra

Est-il possible d’écrire sur Tardes de Soledad sans soulever de polémiques autour de la corrida ? Cette tradition culturelle considérée par certains comme un art existe encore dans certains endroits du monde, c’est toujours le cas à Madrid et à Séville, bien qu’elle recule devant les obligations légales de reconnaître le droit des animaux.
Aussi tourner un film dont un certain nombre d’images sont prises dans les arènes sans se voir reprocher de faire l’apologie de cette pratique barbare d’un autre temps, peut s’avérer un exercice cinématographique périlleux.

Un film d’Albert Serra porte en lui une marque de fabrique sulfureuse tant sa manière de faire du cinéma est singulière et subversive. Bien que le sujet puisse s’inscrire au cœur même de la corrida, tradition controversée d’un autre temps, le projet du réalisateur à travers le choix de ses images est ailleurs d’une nature beaucoup plus complexe. Serra prend la tangente d’un film documentaire qui montrerait une pratique artistique et populaire. Et pour ce faire, il a le mérite de montrer ce qu’on ne peut pas voir et qu’on ne verra plus jamais, parce qu’aucun torero n’acceptera plus un tel projet.

Le réalisateur a filmé pendant deux années le meilleur d’entre eux, le jeune péruvien de 28 ans, Andrès Roca Rey. Comme pour Pacifiction, Serra créait de la matière à travailler avec les captations de ses 3 caméras et de ses micros posés à des endroits différents voir improbables. Ce qui lui permet une diversité d’angles de perception dans les images et les captures de sons. Le jeune torero est très élancé du haut de son mètre 88, aussi des 600 heures de rushes récoltés, Serra n’en a conservé dans un premier temps que la moitié, celles sur lesquelles il faisait face à de grands animaux, et les jours où les combats étaient les plus compliqués.
Après les choix techniques, le travail de réalisation s’opère au montage. Le cinéaste travaille à postériori sa matière qu’il découvre parfois alors. Il pensait pouvoir y trouver une vérité il avoue n’avoir rien trouvé qui puisse l’aider à comprendre ce qu’un jeune homme puisse aller chercher au milieu d’une arène en prenant autant de risque d’y perdre la vie.

Mais les spectateurs que nous sommes découvrons un film documentaire hallucinant autour d’une répétition de plans au plus près des corps et des visages. Et émerge alors sous-jacent une réflexion sur la mort, ou plus précisément sur la peur de perdre la vie. Cette peur qui suinte à travers toutes les prières et superstitions, mais aussi dans les mots vulgaires qu’on imagine naître sous emprise de décharges d’adrénaline des hommes qui entourent et cajolent le jeune torero.
Andrès Roca Rey apparaît souvent ailleurs, enfermé dans sa solitude, à la fois très concentré et dans un état second, tel une rock star qui vient de s’exposer devant des milliers de personnes venus l’acclamer. Il semble alors tout droit sorti d’un film de Werner Herzog, un regard de fou tourné sur lui-même ou sur ce que les autres perçoivent de lui.
Des spectateurs on ne verra quasiment rien. Le film de Serra n’est pas un film sur la corrida, il est le portrait d’un jeune homme hors de son temps, complètement déconnecté de la réalité.

Il en ressort une expérience visuelle hors norme qui interroge notre rapport à l’indifférence de ce que nous percevons dans un premier temps des images et pouvons en supporter pour y voir autre chose dans le travail du cinéaste.
Lantidep
Lantidep

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Les débats autour de la corrida sont nombreux aujourd’hui : certains hésitent, d’autres défendent ou condamnent. À tous ceux qui hésitent, je dis : allez voir ce film. À ceux qui sont favorables : voyez-le quand même. À ceux qui sont opposés : vous ne serez pas convaincus, mais peut-être que cette expérience renforcera vos convictions.

Quand on parle de corrida, on invoque souvent le respect — mais dans ce documentaire, ce que je vois, ce sont des hommes invectivant un animal qui n’a rien demandé. Quand on évoque la dignité du taureau face à la mort, qu’on le redoute élégant, je réponds : quel être vivant accepterait de jouer un jeu où il sait qu’il est condamné d’avance ? Quel combattant de sport accepterait d’entrer dans l’arène si l’adversaire était armé alors que lui court à la mort ?

On justifie parfois la corrida par la tradition. Certes : jadis on fouettait un homme à cause de la couleur de sa peau ; on sacrifiât des vies humaines pour apaiser des dieux. Alors jusqu’où doit aller le “respect” de la tradition ? Oui, la corrida emploie des centaines de personnes — mais tout comme la guerre, le racisme ou l’exploitation peuvent “nourrir” des systèmes, cela ne les rend pas moraux.

Non, la corrida n’est pas un “art” : c’est un sacrifice. Une mise à mort déloyale, une humiliation d’un animal. Je serais pour la corrida quand le torero sera seul, sans cape, face au taureau, à mains nues. En attendant, je vous recommande ce documentaire : vous y verrez un être vivant insulté, terrorisé, le regard vide, impuissant devant ce qui lui arrive.

Ce film, Tardes de Soledad, ne fait pas de concessions : il expose la violence de la corrida, mais aussi sa solennité, sa solitude. Il n’oublie jamais l’animal — ni sa présence muette, ni sa souffrance. C’est une œuvre qui dérange, mais c’est peut-être ainsi que l’on commence à voir ce spectacle pour ce qu’il est vraiment.
FrancoisTruffaut
FrancoisTruffaut

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2025
Un des films les plus puissants de l’année. Dans la forme. Et dans le fond, dans l’objectivité absolue de son regard.
Flo F
Flo F

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juillet 2025
apologie d'une torture dépassée, mise en avant inutile de la cruauté humaine, je n'ai pas du tout apprécié ce côté loisir morbide.
HervéHaugomtat
HervéHaugomtat

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2025
Chef d'oeuvre de mise en scène, une ouverture incroyable, une photo magnifique. Après Pactifiction, Albert Serra continue de prouver qu'il est l'un des plus grands metteurs en scène actuels.
AdeleBastien
AdeleBastien

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2025
Chef d'oeuvre! Une leçon incroyable de mise en scène, une scène d'ouverture magnifique, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai adoré ce documentaire et suis définitivement fan d'Albert Serra.
Jocdecartasdepradellas
Jocdecartasdepradellas

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mai 2025
AFICIANADOS ce n'est pas pour de Telerama et spectateurs d'arte, amis des bêtes vous aurez quelques choses à dire en buvant votre boisson BIOT. La corrida ne peut pas se résumer à la simple mise à mort d'un taureau.. Derrière il y a les traditions, une économie et surtout une bravour de l'un et l'autre, malgré des prises de vues magnifiques.. On ne peut que déplorer un film à charge
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2025
J'ai tenu 50 minutes. Que de souffrance filmée en gros plans pour ces magnifiques taureaux. Trop c'est trop.
Paulo W
Paulo W

48 abonnés 292 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2025
Mais quel enfer ! Je me suis re trouvé pris en otage de ce film qui a duré deux heures et qui aurait pu être bouclé en 30minutes largement.
Des longueuuuurs invraisemblables où il ne se passe absolument rien ! Des plans inutiles, je pense celui de l’ascenseur qui m’a fait presque mourir de rire…
Tous ces plans dans leur van… et ces palabres qui n’amènent absolument rien.
Et puis d’une redondance exaspérante !!
Les scènes sont vues, revues et re-revues !! Aucun intérêt ! On a compris ce que voulait montrer le réalisateur !
Alors certes, ils veulent montrer la cruauté de ce « sport », leurs inhumanité, leur condescendance envers les animaux, leur barbarisme même, mais c’est toujours les mêmes scènes, les mêmes schémas… on apprends rien,.. je ne comprends pas le but de nous remettre à chaque fois le même scénario encore et toujours pendant deux heures.
J’aurais voulu connaître les coulisses de cette pratique, ce que deviennent les taureaux après leur mort, comment les toreadores vivent dans la vraie vie et comment ils gèrent leur détracteurs, leur était d’esprit vis à vis des bêtes . J’aurais voulu apprendre des choses, ou du moins que ce filme bouscule certaines mes certitudes. Mais rien - du - tout. Du sang encore et encore pendant deux heures. Désolé plans de vans, et encore du sang… et re-van etc etc
Aucune intrigue, aucun rebondissement, rien.
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