Septembre sans attendre
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William Dardeau
William Dardeau

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2024
Film réservé aux cinéphiles avertis avec moult références : Rohmer, Truffaut,Bergman. Réflexion sur le cinéma, le couple Volverais est plus qu'un divertissement pour bobos nantis. Le film recèle une certaine profondeur..Encore meilleur que Eva en août. Beu couple d'acteurs.
Régis Baillieul
Régis Baillieul

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 septembre 2024
film pédant et ennuyeux car on ne crois pas une seule seconde au scénario. Beaucoup de dialogues répétitifs
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2024
« C'est comme quand deux personnes décident de se marier, mais dans l'autre sens. » Considérés comme un couple modèle par tout leur entourage, Alejandra et Álex ont décidé de se séparer. Une nouvelle qui surprend tout le monde d'autant plus qu'il n'y a pas de pleurs ou de disputes. Une séparation à l'amiable qu'ils décident de fêter avec leurs proches. Jonás Trueba reste dans l'esprit de cette union inversée avec l'annonce à la famille et aux amis ainsi que les préparatifs de la soirée, mais aussi de l'après-séparation. Des scènes qui s'enchaînent, se ressemblent et qui donnent l'impression que les deux veulent se convaincre du bienfait de leur décision. « On va bien. On a décidé ensemble. » Une phrase répétée une dizaine de fois, mais qui ne convainc jamais vraiment. « Le film avance par accumulation. » « Les personnages ont l'air de savoir ce qu'ils veulent. Et après, pas tant que ça. » Ces phrases, prononcées par des personnages lors de la projection, résument parfaitement ce que j'ai ressenti. Une histoire indécise et répétitive pour un film agréable, mais qui m'a quand même laissé sur ma faim.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2024
Septembre sans attendre est le 7e film que je vois de Jonas Trueba, je connais ses thématiques, ses obsessions et son goût tout particulier pour mettre des réflexions métafilmiques là où il y en avait pas forcément besoin... J'étais donc en terrain conquis et j'ai beaucoup aimé ce Septembre sans attendre qui est cette fois placé sous le signe de la reprise et de Kierkegaard.

Le film répète inlassablement la même scène : "on se sépare, mais tout va bien, on fait une fête le 22 septembre, le dernier jour de l'été, c'est un peu comme un mariage à l'envers" et ça pendant deux heures. Sauf que plus la scène se répète plus on voit que ce n'est pas la même scène, que les personnages changent, qu'ils évoluent, que leur relation évolue... Au début ils semblent trop proches pour réellement se séparer, ils font les courses ensemble, ils visitent des apparts ensemble, font leur projet de fête... s'amusent... dorment ensemble... et petit à petit on les voit seuls, se disputer, on sent que quelque chose est peut-être réellement brisé en eux.

On était incrédule, un peu comme leurs amis et leur famille et petit à petit la réalité de la séparation semble se rapprocher.

Et si on n'a jamais vu ce couple au moment où il était au mieux, on voyait quand même une certaine alchimie, alchimie qui disparait petit à petit. Il y a quelque chose de très triste à les voir répéter les mêmes phrases en boucle, notamment ce "tout va bien", alors qu'on voit bien que c'est de moins en moins vrai.

Il y a quelque chose de profondément touchant à sentir la réalité de la séparation se rapprocher... Faire les cartons... décider qui garde quoi...

Alors on est dans un film de Trueba, donc tout ça n'est pas forcément "réaliste", il y a un petit aspect conte dans cette histoire, ce qui empêche de la rendre totalement plombante et c'est ce qui rend finalement le dénouement crédible. J'avoue que j'aurais presque pu lâcher une larme (presque, ici on est chez les hommes virils qui ne pleurent pas) lorsqu'ils regardent les vidéos de leurs vacances à Paris et qu'elle lui dit cette phrase magnifique : spoiler: pourquoi est ce que tu ne m'embrasses pas ?


En somme les personnages des films de Trueba continuent de grandir, de faire leur vie et après le moment où ils achètent une maison dans le film précédent, on est au moment où il y a la tentation de se séparer et où il faut faire un choix.

Beau film.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2025
J'ai adoré ce film, dommage cependant qu'il soit si long car pour traiter le sujet 1h30 aurait probablement suffit. Super couple à l'affiche, d'un naturel rare, super scénario, c'est frais, original, touchant, d'une grande modernité.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2024
Après quatorze ans de vie commune, Ale (Itsaso Arana) et Alex (Vito Sanz) ont décidé de rompre. Sans fracas ni bris de vaisselle. Bien au contraire ! Ils ont même décidé de célébrer l’événement en organisant une « fête de séparation » le dernier jour de l’été. Cette annonce plonge leurs amis dans la sidération, qui essaient par tous les moyens de les en dissuader.

Jonás Trueba est le fils de son père, le grand Fernando Trueba, et la nouvelle coqueluche du cinéma espagnol. Souvent comparé à Rohmer, il a deux acteurs fétiches : Itsaso Arana, sa compagne – qui est elle-même passée à la réalisation avec Les filles vont bien – et Vito Sanz. "Septembre sans attendre" peut d’ailleurs se lire comme le troisième (et dernier ?) volet d’une trilogie qui les met en scène : le premier, "Eva en août", un film accueilli par une critique unanime, la mienne exceptée, racontait la naissance du sentiment amoureux ; le deuxième, "Venez voir", la banalité quotidienne de la vie d’un couple ; le troisième met en scène sa séparation.

Décidément hermétique au cinéma de Jonás Trueba dont aucun des films n’a trouvé grâce à mes yeux (j’avais trouvé ambitieux et décevant son documentaire de 3h40 sur la jeunesse madrilène "Qui à part nous"), je reproche à Septembre sans attendre deux défauts.

Le premier est son postulat de base, que je trouve improbable. Qui aurait l’idée malaisante d’organiser une « fête de séparation » ? Quel en serait le déroulement ? Quels discours y seraient prononcés : « je souhaite beaucoup de bonheur à Nathalie et à Eric…. mais pas ensemble » ?! D’ailleurs [attention spoiler] le scénario ne sait pas comment s’en dépêtrer qui ne montre quasiment rien de cette fête alors que tout le film est consacré à ses préparatifs.

Le second est l’enjeu du film. Dès ses premières minutes, alors qu’on ne sait pas les motifs de la séparation d’Ale et d’Alex – et qu’on n’en saura rien – le principe de cette fête est arrêté. Dès lors, le film se réduit à l’annonce, répétitive, de cette échéance aux amis du couple, à son père à elle, à sa mère à lui. Et son seul enjeu devient : Ale et Alex se sépareront-ils comme ils l’ont décidé ou y renonceront-ils, comme tous leurs amis et tous les spectateurs le souhaitent et comme leur complicité manifeste le laisse augurer ?

J’ai lu que "Septembre sans attendre" serait une « comédie du remariage ». La coupe à la Kathrine Hepburn de Itsaso Arana en serait la preuve, ainsi que la référence au livre de Stanley Cavell "À la recherche du bonheur" qui en a théorisé la structure. Hélas, il n’a pas l’élégance frivole des meilleurs films de Hawks, de Capra ou de Lubitsch. Vendu, par Télérama et par une excellente amie expatriée en Roumanie comme une « comédie douce-amère », Septembre sans attendre n’est ni drôle, ni doux, ni amer, mais bavard et insipide. Ma belle-soeur et ma nièce avaient bien raison qui ont failli quitter la salle au bout de trente minutes !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2024
Ale est réalisatrice, Alex est comédien. Ce couple, qui a partagé quinze ans de vie et de travail en commun, décide de mettre un terme à leur relation. Plutôt que de se séparer dans l'amertume, ils choisissent d'organiser une célébration peu conventionnelle avec leurs proches pour marquer cette transition. Jonás Trueba nous offre ici une comédie romantique à la fois originale et charmante. Bien que certaines discussions s'étirent un peu en longueur, l'ensemble reste une chronique sentimentale touchante et délicate, explorant avec finesse les nuances des relations de couples.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2024
Les deux acteurs principaux de Septembre sans attendre (Itsaso Arana et Vito Sanz) étaient déjà présents dans Eva en août (autre film de Jonás Trueba). Sans être les mêmes d’un film à l’autre, leurs personnages se rencontraient et s’aimaient dans Eva en août ; ils se séparent dans Septembre sans attendre, en passant de l’été à l’automne, dans une suite de contes très rohmériens dans l’esprit (entre questions existentielles, générationnelles, et philosophie de l’amour) et dans la forme (beaucoup de dialogues).
Ici, l’idée de départ est originale et titillante (faire la fête pour marquer une séparation), avec un développement amusant mais un peu long et répétitif dans son dispositif (l’annonce de la séparation et de la fête à venir est répétée auprès des proches du couple). Cette petite critique, le film se la fait malicieusement à lui-même, par l’intermédiaire d’un personnage, dans le cadre d’une mise en abyme, puisque l’histoire qui nous est contée est aussi celle d’un film en train d’être monté et commenté… Ce petit jeu entre réalité et fiction est bien pensé. Pas sûr cependant qu’il soit bien exploité jusqu’au bout.
Au final, le film s’inscrit donc au carrefour du cinéma de Rohmer, du métacinéma et d’un type de comédie très en vogue à Hollywood dans les années 1930-40, la comédie de remariage, expression inventée par le théoricien Stanley Cavell, cité dans le film, au même titre que Kierkegaard, entre autres hommages à Truffaut. Ce cinéma référencé a un petit côté intello-arty qui laisse peu de place à l’émotion, mais n’est jamais intellichiant, toujours agréable. Plus ambitieux qu’Eva en août, mais pas aussi abouti.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2024
La critique a tendance à présenter le réalisateur espagnol, Fernando Rubea comme un cinéaste « rhomérien » …Éric Rohmer n’a jamais vraiment été ma tasse de thé. Et je me méfiais un peu…mais « Septembre sans attendre » même si c’est un film long et bavard est drôle… Après quatorze ans de vie commune, Ale (Itsaso Arana), réalisatrice, et Alex (Vito Ganz), comédien, décident de mettre un terme à leur histoire. C’est la fin de l’été, on les découvre dans la chambre en train d’évoquer tranquillement la séparation (on ne saura rien des motifs). Mieux, Ale propose d’organiser une fête pour trinquer à ce nouveau départ. Puisqu’ils vont bien, puisque tout est clair dans leurs têtes… Chacun se jauge, bravache. L’idée vient après tout du père d’Ale, vieil intellectuel un peu anarchiste (interprété par le cinéaste Fernando Trubéa, lui-même père de Jonas) qui a toujours déclaré qu’il valait mieux célébrer les séparations que les unions… ! Un choix déconcertant pour leur famille et leurs amis, qui tentent de leur faire entendre raison…y compris le père pourtant involontairement à l’initiative de l’idée…
Ce long métrage est une comédie du couple décalée, qui se distingue par ses situations saugrenues, son humour pince-sans-rire et son élégance de mise en scène. Un film quand même un peu intello, certains diront « bobo »…ou un film de cinéphile pour des cinéphiles…des références cinématographiques, comme ce clin d’œil à Truffaut quand ils recherchent sa tombe au cimetière de Montmartre…ou philosophique quand le père d’Ale appelle à la rescousse Kierkegaard ou Cavell qui dans son ouvrage le plus célèbre, « À la recherche du bonheur » avait établi l'existence d'un genre nouveau, la comédie du remariage….La comédie de remariage flotte dans l’air, tandis que la fête se rapproche : qui inviter, quelle tenue porter, etc. ? Les détails de la soirée deviennent le nouveau ciment du tandem, même si le gouffre de la séparation le saisit parfois à la gorge… Le film procède par une accumulation de séquences où les personnages essaient de convaincre leur entourage et eux-mêmes du bien-fondé de leur démarche. Un exercice un peu bavard, vain et prévisible, mais plein de charme. Et puis, précisons que le titre espagnol de « Septembre sans attendre » est « Volveréis », c’est-à-dire « vous reviendrez » ou « tu reviendras » …Tout est dit !!
Craoux
Craoux

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 septembre 2024
On ne saura rien (le film dure pourtant 1h 55 !) des raisons qui conduisent ce couple à envisager de se séparer en souhaitant marquer cette rupture par un moment qu'ils voudraient festif. Formellement, le réalisateur nous fait le coup du film dans le film : le recours à ce procédé n'ajoute rien à la compréhension, et surtout plombe la narration peu inspirée et assez lourdement répétitive ! .. Au bilan, sur cette idée de base bien pauvrette, le réalisateur nous rend une copie proche de l'ensemble "vide" ? Bel exemple de cinéma d'auteur hors-sol.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 septembre 2024
Une fête pour célébrer une séparation : c’est l’idée originale de ce film en huis clos… mais le ressort de l’indécision et de la confusion des sentiments est hélas utilisé à outrance dans ce film bavard et répétitif. Dommage, car la musique de la langue espagnole appliquée à des extraits d’œuvres philosophiques se prête bien à l’exercice! Mais pour un quart d’heure, pas pour une heure et demie…
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2024
Le plus rohmérien des cinéastes espagnols signe cette fois un film qui louche très fort du côté de Woody Allen, avec cet humour, ses dialogues pétillants et pleins d'esprit qui remplacent la mélancolie. On s'amuse donc beaucoup mais sans jamais perdre de vue le drame qui se joue.

Vu en festival (FEMA 2024)
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2025
L’attente d’un peu de contenu se fait bien attendre durant 1h20
« Septembre sans attendre...vraiment ?

Ce film raconte le choix de séparation d'un couple de cinéastes, elle réalisatrice, lui comédien qui décide d'organiser une fête pour célébrer ce non événement sur l'idée de son père à elle.
L'un et l'autre vont alors entreprendre d'entrer en contact avec un certain nombre de leur connaissances ( amis/ famille) pour leur annoncer la nouvelle et les inviter à la soirée en voie d'organisation.
En parallèle à leur propre histoire, la jeune femme met en boite son prochain film dont le scénario est un copié collé de leur histoire et donc une mise en abîme de celle-ci. ( Ce qui constitue une des surprises majeures du scénario mais dans lequel on a tôt fait de se perdre aussi.)
A partir d'une idée originale et incongrue (le fait de fêter sa séparation!), le film en vient très vite à s'enliser dans une succession de répétitions ( l'annonce dite et redite et toujours sur le même mode!) qui finissent par plomber l'élan initial et causer un désintérêt certain du spectateur qui attendrait davantage de réflexion sous-jacente sur l'usure d'un couple déjà ancien mais aussi sur l'expérience et la force acquise par une telle relation. ( Elle existe au travers d'échange avec les amis ou le père de la jeune femme mais demeure convenue ou de surface la plupart du temps.)
Cette comédie de remariage avec des références philosophiques de qualité ( mais trop détachées de l'ensemble) et un humour pourtant certain laisse donc malgré tout sur sa faim et c'est ainsi sans attendre que l'on finit par souhaiter non pas septembre mais... la fin !! »
TOUT-UN-CINEMA;BLOGSPOT.COM
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2024
Un film trop bavard et un scénario qui tourne en rond. C'est plus un exercice de style qu'une comédie ou un drame. Les personnages sont pourtant bien sympathiques, mais on s'ennuie.
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2024
Tout en fraîcheur, ces deux tourtereaux décident de fêter leur séparation. Idée folle ? Ou réalité d’une lassitude ? Le spectateur passe un moment délicieux.
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