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Un Film qui est très beau à regarder visuellement. On suit un groupe de soldats du Nord dans l'ouest américain. On est plongé dans l'intimité du groupe. Qu'ils vont se poser la question sur le sens de la mission.
Vu lors du festival de Deauville.
Trop de temps morts, trop de longueurs... même si le sujet est intéressant, le film manque la cible.
Trop de temps morts, trop de longueurs... même si le sujet est intéressant, le film manque la cible.
J'aimerais un peu redorer le blason de ce film, dont ni les notes, ni les critiquent ne semblent rendre hommage à sa vraie nature.
Ce n'est pas parce que le genre est "guerre", qu'il s'agit d'un film d'action.
Le plus déroutant - et le plus beau - au cours de la lente dérive vécue par ces soldats - c'est justement ce qu'offrent les moments de pause et d'ennui : un oeil ouvert sur l'autre, un conseil donné, un souvenir partagé, un corps qui se recroqueville, une attention à la nature, aux animaux, une force sauvage qui surgit - tout à coup.
C'est un film des petites attentions - de la condition humaine, de ses souffrances, de ses solidarités. De la sollitude, de l'éphémère, de la douceur, de l'amitié.
Certes, il manque une trame narrative plus forte, une esthétique encore plus poussée, ou une philosophie encore plus palpable - un "petit plus" qui aurait aidé le film à particulièrement s'imposer.
Mais à son stade actuel : sans jamais faire appel à des "grandes émotions", à des "grandes phrases", à des "grandes actions", ce film est déjà appréciable.
A mes yeux, il distile une justesse, un calme, une tristesse - de manière subtile - ce qui est déjà remarquable.
Sa vision est certainement incofortable, si on s'accroche trop à "une histoire", et qu'on ne supporte pas l'ennui.
Elle devient belle si on laisse les sensations se déployer - et qu'on laisse le film faire son effet, dans la longueur.
PS : Une reconstitution méthodique - en ce qui concerne les costumes, tissus, armes, les équipements, etc.
J'aurais aimé que la reconstitution soit aussi juste dans la cosmétique et le language des acteurs.
Ici, ils sont trop "contemporains" pour leur époque : language/diction moderne, dents impeccables, etc.
Bel exercice de style. Je recommande.
Ce n'est pas parce que le genre est "guerre", qu'il s'agit d'un film d'action.
Le plus déroutant - et le plus beau - au cours de la lente dérive vécue par ces soldats - c'est justement ce qu'offrent les moments de pause et d'ennui : un oeil ouvert sur l'autre, un conseil donné, un souvenir partagé, un corps qui se recroqueville, une attention à la nature, aux animaux, une force sauvage qui surgit - tout à coup.
C'est un film des petites attentions - de la condition humaine, de ses souffrances, de ses solidarités. De la sollitude, de l'éphémère, de la douceur, de l'amitié.
Certes, il manque une trame narrative plus forte, une esthétique encore plus poussée, ou une philosophie encore plus palpable - un "petit plus" qui aurait aidé le film à particulièrement s'imposer.
Mais à son stade actuel : sans jamais faire appel à des "grandes émotions", à des "grandes phrases", à des "grandes actions", ce film est déjà appréciable.
A mes yeux, il distile une justesse, un calme, une tristesse - de manière subtile - ce qui est déjà remarquable.
Sa vision est certainement incofortable, si on s'accroche trop à "une histoire", et qu'on ne supporte pas l'ennui.
Elle devient belle si on laisse les sensations se déployer - et qu'on laisse le film faire son effet, dans la longueur.
PS : Une reconstitution méthodique - en ce qui concerne les costumes, tissus, armes, les équipements, etc.
J'aurais aimé que la reconstitution soit aussi juste dans la cosmétique et le language des acteurs.
Ici, ils sont trop "contemporains" pour leur époque : language/diction moderne, dents impeccables, etc.
Bel exercice de style. Je recommande.
A la fois western et film d'aventures. Dans une nature sauvage, une troupe de volontaires part en exploration vers l'Ouest. Description assez réaliste des activités quotidiennes du soldat, des situations de combat et des sentiments qui habitent ces hommes. Les moments d'échanges entre eux sont propices à livrer leurs réflexions personnelles sur le sens de leur engagement militaire. Une interrogation : on ne ressent pas la hiérarchie.
Ce film se démarque des westerns traditionnels, allez-y sans à priori pour mieux l'apprécier.
Ce film se démarque des westerns traditionnels, allez-y sans à priori pour mieux l'apprécier.
La guerre ne doit pas être un spectacle, selon Alberto Minervini. Je serais plutôt en désaccord : le spectacle exerce une fascination qui n’est en rien un jugement moral en soi. Et l’artiste doit en jouer pour susciter ce que bon lui semble : réflexion, plaisir, dégoût, révolte e tutti quanti. En outre, Minervini exploite très bien le spectacle sanguinolent dans sa séquence d’ouverture.
Les Damnés de la Guerre de Sécession, soldats de tous les camps, traversent donc un film proche du documentaire, et il ne leur arrive (presque) rien.
Malgré quelques tableaux magnifiques de soldats cheminant dans les grands espaces dont la lumière diffuse peine à plaquer leurs ombres au sol, les véritables sujets sont ces soldats seulement. Enrôlé avec ce petit groupe, on n’a d’yeux que pour eux. De loin tous les mêmes ; de près on examine leurs singularités, et on a une heure et demie pour ça.
Loin des films de patrouille habituels battant en brèche des convictions et la morale structurante, Les Damnés, prix de la mise-en-scène Un Certain Regard, arpente la frontière du contemplatif et de l’ennuyeux.
Les Damnés de la Guerre de Sécession, soldats de tous les camps, traversent donc un film proche du documentaire, et il ne leur arrive (presque) rien.
Malgré quelques tableaux magnifiques de soldats cheminant dans les grands espaces dont la lumière diffuse peine à plaquer leurs ombres au sol, les véritables sujets sont ces soldats seulement. Enrôlé avec ce petit groupe, on n’a d’yeux que pour eux. De loin tous les mêmes ; de près on examine leurs singularités, et on a une heure et demie pour ça.
Loin des films de patrouille habituels battant en brèche des convictions et la morale structurante, Les Damnés, prix de la mise-en-scène Un Certain Regard, arpente la frontière du contemplatif et de l’ennuyeux.
Alors je n'ai pas lu les critiques et j'allais voir ce film la fleur au fusil. C'est pas que je n'y ai pas pris de plaisir car on se laisse bien absorber dans cette contemplation, un peu comme hypnotisé... ou pourrait on dire abruti? Abruti par cette histoire en gros plans de gars pas bien malins qui s'emmerdent profond dans le froid et se font dezinguer sans qu'on comprenne trop sauf un vague fond de guerre de sécession. Donc le côté grand ouest et exploration, vous pouvez repasser... c'est l'Amérique de l'ennui construite par des demeurés. Mais c'est beau. Pas de chance.
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