Les Damnés
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Audrey L

803 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 septembre 2024
1h30 à voir des gens jouer aux cartes dans la neige, et regarder un revolver, fin. Alors, qu'on revienne sur le principe de "réalisme" au cinéma : ce n'est pas parce que les soldats de la Guerre de Sécession s'embêtaient copieusement (pour le dire poliment) toute la journée, que nous, spectateurs, sommes obligés de nous enquiquiner comme des rats morts. On a senti que le film s'engageait mal (pour le dire poliment, encore) quand le réalisateur est monté présenter son film en disant seulement : "Je viens du documentaire contemplatif, et je ne voulais rien de spectaculaire dans ce film de guerre." Oh, ben, c'est réussi, à droite, notre voisin de siège ronfle, à gauche, cela rigole nerveusement "C'est nous, les Damnés, en fait...", et nous-même, on est en train de chronométrer la scène du revolver, juste pour voir si la scène de la tarte de Ghost Story a de la concurrence. Bon, elle reste indétrônée, mais on y a cru, quand le soldat qui explique à son cadet comment marche un revolver se met à compter les balles (une, deuuuux, troiiiiis... "Mais, il ne va pas toutes les faire ?" / "Si..." / "Oh meeeer...") et enchaîne en comptant les crans qu'il tourne sur son barillet (Tu tournes un cran, deux crans, trois... "Oh mais, sers-toi en pour nous flinguer, pitié..."). Aussi, si vous vous réveillez en sursaut lors de la scène de bataille, ne nous demandez surtout pas contre qui cela tire : on ne sait pas. On voit juste des sapinettes qui ont des étincelles à leur pied, mais on ne comprend pas qui sont les ennemis, ou même s'ils ne se tirent pas dessus entre eux (on s'occupe comme on peut, que voulez-vous). On se retrouve donc démuni de toute explication à la fin du film, quand on se retrouve à suivre uniquement spoiler: deux gars
sur l'ensemble de la brigade (où sont passés les autres ? Ils sont morts, blessés, perdus, en chemin autre part ? : On s'en f...), les yeux écarquillés d'avoir passé plus de temps à reluquer un cheval tirer sur sa longe en hennissant ou une meute de loups dépecer une biche, plutôt que de savoir ce que sont devenus les personnages principaux de cette histoire... Encore une fois, on comprend l'envie du réalisateur de nous faire ressentir l'expérience "Guerre de Sécession" de l'intérieur, d'un point de vue d'un bastion qui n'en fiche pas une la grande majorité du temps, et se retrouve dans un sacré bazar de tirs confus le 1% du temps qui reste (celui qui compte, pour leur survie), mais avait-on besoin de s'ennuyer autant ? Non. Aux courageux soldats qui s'engagent dans le visionnage de ce documentaire sur l'ennui (expérience immersive), on vous souhaite bien du courage (prenez-vous un paquet de cartes).
traversay1

4 473 abonnés 5 347 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2024
En quoi sont-ils damnés, les patrouilleurs de l'armée Nordiste, explorant des terres vers l'Ouest, en 1862, durant la guerre de Sécession ? La réponse ne figure pas dans le film de Roberto Minervini , lequel reste fidèle à son expérience de documentariste dans cette fiction où l'on cherchera en vain quelque chose de vraiment palpitant à se mettre sous la dent. C'est le quotidien de ces soldats, qui semblent abandonnés, qui nous est montré dans un geste contemplatif où rien n'arrive, à l'exception d'une scène dont on ignorera tout des tenants et des aboutissants. Aucun personnage n'est suffisamment saillant pour exciter un peu notre curiosité même si l'on apprend, au fil de courtes conversations, la raison de l'engagement de ces hommes dans la guerre, la place de Dieu dans leurs motivations ou encore le sentiment d'absurdité qui, parfois, les étreint. Mais la neutralité des échanges entre soldats court-circuite tout espoir de partager une quelconque émotion et c'est sans doute le but du réalisateur que de nous plonger à l'intérieur de cette escouade mais sans chercher à nous rendre ses membres vraiment proches. spoiler: Ces volontaires sont-ils damnés parce qu'ils courent à leur perte ou parce qu'ils ont cessé de croire en quoi que ce soit et surtout à l'utilité de la guerre ? Franchement, à la fin de la projection, la question reste en suspens mais le pire est que le film ne nous a donné aucune envie d'y répondre.
frederic T.
frederic T.

27 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2025
En refusant toute fiction Roberto Minervini ne livre finalement qu’une suite d’instantanés du quotidien de ces soldats perdus au milieu de nulle part : la marche en colonne, le montage du camp, le nettoyage des armes, la toilette des chevaux, la préparation du feu,…. Et quand l’ennemi attaque, on ne le voit pas, on ne sait pas qui il est, et les échanges de coup de feu sont juste un prétexte à un peu d’agitation dans un scénario qui s’efforce d’exprimer une menace omniprésente et invisible. Bien sûr il y a de longues conversations entre ces égarés sur le sens de leur action, mais le film se délite peu à peu dans des décors vides, une nature hostile et oppressante. Ce parti pris ne suffit pas à soutenir son propos, certes louable, sur l’absurdité de toutes les guerres, et Les Damnés souffre d'une mise en scène reste bien trop rude pour nous éviter l’ennui….
capirex
capirex

184 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2025
Beau film de Roberto Minervini , autant Historique que philosophique avec ces Hommes qui s’interrogent sur le sens de leur mission !
Le film est très contemplatif mais avec de magnifiques plans de paysages ce qui pour moi compense la relative lenteur du récit !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2024
Expérience immersive quoique plate, le film de MINERVINI sonne comme une sacrée prise de risque, un pari qui paye visuellement, mais qui se traîne narrativement
selenie

7 438 abonnés 6 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 février 2025
On suit une troupe de soldats dans une zone déserte qu'ils doivent sécuriser (de qui ?!) et attendre des renforts. Attendre qu'il se passe quelque chose, et donc quoi faire d'autre que de palabrer sur une arme, boire du café, s'occuper des chevaux, jouer au poker... etc... L'immersion est vraiment prégnante, naturaliste au point même que le quotidien très classique et routinier des soldats nous donne parfois l'impression d'être au sein d'une troupe associative qui font des reconstitutions historiques ! La qualité des costumes, les détails de l'uniformes jusqu'aux ustensiles et aux références parfois techniques renvoient à ces groupes passionnées d'Histoire. On salue le travail, comme on reste séduit par la mise en scène à la fois panoramique et si focalisée sur les visages. Néanmoins, il faut avouer que l'ennui des soldats devient le notre, trop peu d'enjeu. Il manque un traitement plus profond, plus psychologique du soldat, et des dialogues peut-être moins redondants. Ca reste donc intéressant et bien fait mais ça tient trop de l'exercice de style.
Site : Selenie.fr
Yves G.

1 840 abonnés 4 004 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 février 2025
En pleine guerre de Sécession, une compagnie est missionnée dans l'Ouest des Etats-Unis encore inexploré, pour en prendre possession au nom de l'Union. Composée de volontaires plus ou moins inexpérimentés, elle se retrouve vite abandonnée à elle face aux attaques, à la faim et au froid.

Roberto Minervini est un documentariste italien installé aux Etats-Unis. Dans "What You Gonna Do When The World’s On Fire?", il filmait les membres de la communauté afro-américaine de Bâton-Rouge en Louisiane traumatisée par la multiplication des crimes racistes et l’inaction de la police. Sélectionné dans la section "Un certain regard" au dernier festival de Cannes, "Les Damnés" est son premier film de fiction. Mais on y retrouve son souci de documenter la condition militaire de jeunes recrues pendant la Guerre de Sécession.

À rebours des innombrables westerns, plus ou moins récents, tournés avec cette toile de fond, "Les Damnés" ne raconte pas une geste héroïque, des combats hauts en couleur, une page glorieuse de l'histoire américaine. Au contraire, il montre le quotidien banal et monotone d'une compagnie de soldats : le campement qu'on installe et qu'on quitte, les repas pris dans des écuelles malpropres, les tentes dans lesquelles on se blottit pour trouver un refuge contre le froid mordant, les tours de garde qui se succèdent face à un horizon immobile...
"Les Damnés" montrent ces soldats dans leur quotidien. Il leur donne la parole, dans de longs dialogues au coin du feu où chacun raconte à tour de rôle les motifs de son engagement : tel vient de Virginie, mais s'est rangé du côté de l'Union par conviction anti-esclavagiste, tel autre, âgé de seize ans à peine, s'est enrôlé pour ne pas être séparé de son frère....

"Les Damnés" voudrait nous faire partager l'ennui et l'émollience qui gagnent bientôt ces soldats perdus, qui ignorent le but de leur mission et ne comprennent rien aux coups du sort qui s'abattent sur eux. D'où viennent ces coups de feu qui les déciment ? Où quatre d'entre eux sont-ils envoyés en mission de reconnaissance ? Les acteurs - qui ont tourné le film sans scénario - semblent ne rien en savoir. Le spectateur en sait évidemment encore moins qu'eux. Perdu, désemparé, il a tôt fait de lâcher prise et de se désintéresser d'une histoire qui n'en est pas une.
sentenza
sentenza

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2025
Une atmosphère et une belle photographie ne parviennent pas au film de vraiment décoller et finissent par ennuyer malgré une durée courte d’1h30. La menace silencieuse qui met notre groupe de tuniques bleus en alerte n’est pas sauvée par le jeu approximatif des acteurs et des dialogues très peu inspirés et qui enfoncent des portes ouvertes au niveau des sujets de l’esclavage, de la religion ou du devenir homme.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

227 abonnés 1 470 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2025
Pendant la Guerre de Sécession une compagnie est envoyée vers l’Ouest et attend un ennemi qui tarde à venir. Elle s’ennuie. Et nous aussi. Énormément. Les Damnés par son panthéisme et son questionnement métaphysique sur la guerre et la nature de l’Homme m’a irrémédiablement fait penser à la Ligne Rouge. Mais la différence de qualité est telle entre les deux œuvres que l’on a l’impression qu’elles ne font pas parties du même art.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2025
Vu en avant première en présence du réalisateur ce film lorgne du côté de Terrence Mallick (la nature écrasante est un personnageà part entière et on y parle souvent de dieu) mais avec moins de moyens et de manière moins convaincante. Le manque de budget se voit à l'image et la photographie utilise une mise au point qui rend le reste due l'image floue. C'est un peu déconcertant. Même si le film n'est pas désagréable et certaines images plutôt belles, on en sort en se demandant si il est réellement nécessaire
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
La vie "au ras du sol "d'un groupe de soldats nordistes paumés et bloqués dans leur bivouac en plein Montana. Attente, angoisse, peur, froid, doute,.. soin des chevaux, entretien des armes, prières, toilette, jeux : tout y passe (en désordre). Quelques combats, mais on ne voit jamais l'ennemi..
On se laisse prendre par ce film très original, lent et plutôt silencieux ( le yankee est taiseux). La musique et la beauté des images y contribuent aussi. "western", film de guerre, méditation ?
L'ambiance m'a fait penser à Aguirre de W. Herzog (en beaucoup moins moins tropical).
Très beau film chaudement conseillé.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2025
Splendide et terrible. Remarquable film associant réflexion sur la guerre, méditation sur la vie et images saisissantes de montagnes du grand Ouest pendant la Sécession.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 259 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2025
Des soldats dépenaillés et barbus vont on ne sait où (à l’ouest) à la recherche d’on ne sait quoi, et ce film est triste et ennuyeux comme une journée sans soleil
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2025
« ah bon?»
On se demande ce qu’on de « Damnés » ces soldats nordistes. On suit l’ennui de ces gens simples qui ne savent pas trop pourquoi ils sont là, à attendre , puis on est plongé dans l’attaque par des sudistes, toujours vue du côté des nordistes, bien filmée. Puis ceux qui restent marchent. Mais à la fin que retient-on?
Pascal
Pascal

252 abonnés 2 387 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2025
Prix de la mise en scène ( certain regard - Cannes 2024 ), réalisé par l'italien R.Servini, " les damnés" s'inscrit dans la tradition du slow cinéma et du sous genre du film de guerre qu'est le film de patrouille.

En s'appuyant sur un scénario qui se déroule pendant la guerre de sécession (1862), Servini nous donne à voir ce qu'est l'intériorité du soldat pendant un conflit armé.

Conversations sur le sens de sa présence sur le terrain ( la justesse de la cause qu'on défend, la mort qui peut advenir à n'importe quel instant, le tissage de liens avec des compagnons d'armes fiables, la survie et tuer l'ennemi qui reste le plus souvent invisible..) ce sont les scènes les plus captivantes.

Il faut être sans doute un peu damné ( d'où le titre) pour être où l'on est dans un chemin existentiel qui a finalement un seul but : etre là demain.

Le problème de " les damnés" c'est que Servini ne parvient ( selon moi ) que dans de trop rares instants à donner corps à ses personnages.

L'hommage à la vie et à l'élan vital survient dans une dernière scène qui fait vaguement penser au cinéma de Terrence Malick, mais c'est vraiment trop peu pour susciter mon adhésion.

Il y a un sujet, une intention qui n'est pas dépourvue de profondeur, mais malheureusement à l'écran, il manque un supplément d'âme.
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