N° de visa : 164008
Je dois avouer que les documentaires de l’américain Roberto Minervini qui ont précédé ces 90 minutes m’ont totalement échappé. Ce western mâtiné de film de guerre – à moins que ce ne soit le contraire -, a reçu le Prix de la mise en scène dans la catégorie Un Certain Regard, à Cannes… Et alors là aussi, ça m’échappe ! Hiver 1862. Pendant la guerre de Sécession, l’armée des Etats-Unis envoie à l'Ouest une compagnie de volontaires pour effectuer une patrouille dans des régions inexplorées. Alors que leur mission change de cap, ils questionnent le sens de leur engagement. On ne décerne jamais la palme du film le plus ennuyeux de l’année… dommage, j’avais un lauréat tout trouvé.
Alors donc, comme il est dit dans le pitch, nos soldats du Nord, envoyés dans l’Ouest pour des raisons qui échappent à tout le monde – à eux comme à nous -, s’ennuie – eux comme nous -, à cent sous de l’heure, alors, ils s’interrogent… Avouez que comme scénario ça fait un tantinet léger. Il y a bien un échange de coups de feu, mais on ne saura jamais pourquoi et avec qui… Mystère ! A ce prix, Minervini évite les écueils inhérents au genre de l’idée de la cause juste, de la lutte du bien contre le mal, la vengeance, l’héroïsme, etc. D’ailleurs le cinéaste parle – tenez vous bien – de voyage expérientiel, pour permettre à quelque chose de plus cathartique et de plus primordial de venir de l’intérieur et de la part de ces individus… A défaut d’être clair, c’est sacrément prétentieux.
Pour mémoire, je citerai les noms de René W. Solomon, Jeremiah Knupp, Cuyler Ballenger, Timothy Carlson, qui figurent au générique. Tous s’ennuient en permanence et nous ennuient tout autant. On baille, on regarde l’heure furtivement, on attend le mot FIN avec impatience, Quand on sort de là, on se rend compte que le film pose un certain nombre de questions, qu’il ne tente jamais d’y répondre, et surtout qu’on s’en fiche royalement. Les paysages du Montana l’hiver ne suffisent pas à sauver ce non-film. Les « damnés » sont ceux qui vont subir ce faux western de guerre. A éviter !