Acculé par les dettes après une longue traversée du désert, un acteur se voit contraint d’accepter le rôle principal de son prochain film. Seulement, pour toucher l’intégralité de son cachet, il devra participer à une tournée d’avant-premières…
Pour son 5ème film, le multi-casquette Florian Hessique (réalisateur, scénariste, producteur, distributeur et acteur dans chacun de ses films) nous embarque dans un road-movie pa-thé-tique, donnant parfois l’impression d’avoir fait son casting dans l’EHPAD du coin.
Sa distribution frise l'entendement (il y a tellement de has been au ㎡ que l’on a parfois l’impression de voir un mauvais film de Jean-Pierre Mocky)
.
Comme à son habitude (sa filmographie est là pour nous le rappeler),
Florian Hessique vient satisfaire son égocentrisme en se mettant en scène, non pas dans le rôle-titre comme il avait su si maI le faire précédemment, mais en s’accordant un second rôle suffisamment important pour satisfaire son temps de présence face caméra.
A ses côtés, il y a à boire et à manger, comme dans bon nombre de ses films, on a droit à un festival de caméos (parfaitement inutiIes), aux côtés des acteurs principaux qui, pour certains, sont seulement là pour cachetonner
(entre Patrick Chesnais à deux doigts de crever avec son teint blafard, Thierry Lhermitte qui cabotine, Roland Marchisio dans le rôle du rigolo (pas drôle) de service et Dominique Frot qui frôle l’AVC)
. A leurs côtés, signalons aussi la présence de la sympathique Aurore Planas (pour laquelle on a plus de peine qu’autre chose) qui avait déjà joué dans le précédent film de FH (Le Défi de Noël - 2022), ainsi que Martin Lamotte, lui aussi s’était déjà distingué dans un des films de FH (L'instant présent - 2021). On saluera aussi le courage (ou devrais-je dire, le cuIot) de Richard Berry
(lui qui se trimballe des casseroles AuCuI depuis des années, notamment suite aux accusations de vioI portées par sa fille), on le retrouve ici dans un rôle DeSalaud de la pire espèce
.
Côté mise en scène,
c’est toujours aussi approximatif, sans-le-sou, bardée d’incohérences et d'ellipses. Sans parler des nombreux dialogues in-si-pides qui se complaisent à brasser du vent. Il y a une absence totale de rythme, c’est d’une lenteur absolue. Le film dure 2 longues heures, à tel point que le temps ressenti avoisine les 3h. Est-ce FH qui a géré la photo ou avait-il un vrai Chef op’ ? On est en droit de se poser la question car la lumière est flinguée et les acteurs ne sont jamais mis en valeur (on croirait qu’ils sont en phase terminale). Sans parler des décors, notamment à travers le ridicule bureau du distributeur de films (incarné par Martin Lamotte) reconstitué avec des pauvres affiches de films disséminées ici et là. Enfin, concernant l’ambiance musicale, elle est tout bonnement in-su-pportabIe, on la croirait tout droit sortie d’un téléfilm de TF1 (on jurerait que toutes les musiques ont été pompées depuis une bibliothèque audio libre de droit)
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On en oublierait presque le scénario, pour lequel c’est la douche froide, avec un road-movie dont on ne voit jamais la route, une tournée dont on ne verra jamais le film
(si ce n’est un plan à la toute fin) et une romance faibIarde portée par des acteurs qui n’ont aucune alchimie. Ajoutez à ça que Florian Hessique prend un malin plaisir de tirer à boulets rouges sur les journalistes, les cinémas associatifs (ils prennent horriblement chers les pauvres), les parisiens, les flics ripoux, les provinciaux et bon nombre de personnes travaillant dans le milieu du 7è Art (c’est un peu l'hôpital qui se fout de la charité)
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La Tournée (2025) est, comme ses précédents films, sortie en catimini et n’aura récolté que 18 000 entrées au box office. Le film s’est littéralement vautré. Dire que c’est amplement mérité serait un euphémisme…
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