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28 Ans Plus Tard : Le Temple Des Morts
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gizmo129
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3,5
Publiée le 22 janvier 2026
28 semaines après le volet précédent, ça ne s’invente pas, voici une suite aux survivants anglais dans un monde infesté d’infectés. Danny Boyle, le réalisateur à l’origine de la saga délaisse la caméra au profit de Nia Da Costa, la personne à l’origine du film The Marvels… L’univers nouvellement créé est assez particulier voir déroutant pour qui s’attend à un pur film de zombie. Le réalisateur originel a créé un vaste univers où les zombies ont évolué et où la survie s’est organisé. Surtout, le film précédent était un vrai film d’auteur évitant au film de sombrer dans la caricature. La nouvelle réalisatrice ne parvient pas à un instaurer un moment de cinéma mémorable, elle se contente de filmer son histoire, sans hommage ou imagination et le rendu tombe parfois dans le ridicule. Pour faire simple, ce film ressemble à un Orange mécanique en territoire zombie.
On espère que ce film n’est qu’une transition vers un dernier épisode clôturant en beauté la saga avec le réalisateur d’origine et un certain survivant bien connu…
Ce n'est pas vraiment un film d'horreur, plus un film fantastique, ce qui n'est pas une critique. Une histoire intéressante, mais un manque de tension et d'émotion, malgré des personnages qui pouvaient sur le papier faire un film bien prenant. Une chouette scène de "sabbat", qui au passage fait réfléchir (légèrement) à la création des religions dès les temps préhistoriques. C'est dans la droite lignée du précédent : mêmes défauts et mêmes qualités. A voir si vous aviez aimé le précédent (dont c'est vraiment la suite directe).
Suite directe du dernier épisode et quatrième volet de la saga, 28 ans plus tard : Le Temple des morts reprend les ingrédients qui ont fait la force de l’opus précédent, tout en les poussant un cran plus loin.
On retrouve notamment l’impressionnant zombie alpha, véritable armoire à glace, et surtout le docteur clé, déjà introduit dans la fin de l’épisode précédent, magistralement interprété par Ralph Fiennes. L’acteur livre ici une performance saisissante : son personnage est au centre de l’intrigue et son jeu, intense et nuancé, donne une vraie profondeur au film. C’est clairement l’un des grands atouts de cet épisode.
Les zombies sont paradoxalement moins présents que dans les volets précédents. Le récit se concentre davantage sur une bande de satanistes complètement givrés, avec une ambiance qui évoque parfois Mad Max: Fury Road, comme si ces personnages avaient intégré l’univers de 28 ans plus tard. Le mélange fonctionne étonnamment bien.
La mise en scène regorge de scènes tendues où l’horreur est omniprésente. La tension ne retombe presque jamais et le film parvient à installer un climat malsain et oppressant du début à la fin. À mes yeux, cet épisode est non seulement meilleur que le précédent, mais sans doute le plus abouti de toute la saga.
Petit bémol toutefois avec le personnage de l’enfant, déjà présent dans l’épisode précédent : son rôle reste peu intéressant, casse le rythme du film et n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue.
Malgré ce défaut, Le Temple des morts s’impose comme un très grand cru de la saga, sombre, tendu et remarquablement interprété. Un épisode marquant.
C’est la suite directe, et ça se ressent dès le début. On est immédiatement replongé dans l’univers, avec la même ambiance sombre et oppressante qui fonctionne vraiment bien. Le côté horrifique et gore marche parfaitement, avec des scènes fortes qui surprennent encore. Les plans sont très beaux et la mise en scène renforce l’impact des moments clés. Ralph Fiennes est impressionnant et apporte beaucoup d’intensité au film. La musique est très bien choisie et accompagne parfaitement la tension des scènes. Le rythme est solide, ça avance bien sans temps morts. Une suite directe réussie, qui tient toutes ses promesses et reste très efficace.
Un film d'horreur glauque, nihiliste et oppressant qui offre quelques scènes d'une rare violence dérangeante et un contenu parfois iconoclaste. Cela dit, on ne s'ennuie pas et on suit les aventures de la bande de psychopathes et du scientifique sans déplaisir autre que d'être assez tendu.
Suite directe du génial 28 ans plus tard sorti en 2025, Le Temple des Morts continue d’utiliser la figure de l’infecté et le registre horrifique pour poser un regard acide sur la société contemporaine.
Le film s’intéresse au sort d’enfants livrés à eux-mêmes, en quête de figures paternelles, et à la manière dont chacun affronte un monde hostile en fonction de l’éducation qu’il a reçu , ou non. À l’image des infectés, le héros du premier volet est ici relégué au second plan, au sein d’un groupe de satanistes bloqués en enfance, guidés par une figure messianique biberonnée aux Teletubbies, et qui réinvente la réalité selon ses intérêts. Une merveilleuse trouvaille que ce personnage inspiré de Jimmy Savile, à travers lequel on analyse la création d’une mythologie, d’un récit.
Et justement ici, on confronte deux récits parallèles aux dynamiques opposées. L’un destructeur, fondé sur la croyance, le religieux, toujours dans cette thématique du repli sur soi. L’autre profondément humain, basé sur la rationalité, le savoir et la mémoire du passé. Ces deux trajectoires sont portées par deux interprètes sidérants : Jack O’Connell et Ralph Fiennes, opposant le mythe à la réalité, le recul au progrès, et finalement le Mal et le Bien, présents en chacun de nous. Une opposition classique mais rarement traitée de cette façon et avec un tel écho à la réalité contemporaine où l’obscurantisme mène inévitablement à la dérive sectaire et la barbarie.
C’est un joyeux bordel chargé en thématiques et en symboles avec une énergie folle. Si on perd un peu de la folie, de la viscéralité et de l’audace formelle du précédent, la mise en scène, plus fonctionnelle, reste maîtrisée. Même si moins punk visuellement, c’est toujours bourré d’idées, d’ambition, de surprises, de scènes chocs.
Liant l’horreur à la spiritualité, c’est original, inventif, et ça confirme que cette saga ne ressemble à aucune autre. La réalisatrice parvient à rester dans la lignée du précédent, thématiquement mais aussi dans sa façon de mêler la poésie à une violence crue, sans jamais tomber dans la répétition.
Un film qui tente, qui prend des risques, qui divise forcément, mais pour moi c’est clairement payant et je rêverais que le cinéma de studio hollywoodien ressemble plus souvent à ça, tant c’est une des sagas les plus passionnantes en cours, narrativement et esthétiquement.
28 Ans Plus Tard : Le Temple des Morts est un film de Nia DaCosta sorti en 2026.
Suite directe du précédent volet, ce long métrage se révèle assez décevant. Si le changement de réalisateur est profitable d'un point de vue esthétique, Nia DaCosta ayant des points de vue assez tranchés et qui fonctionnent bien à l'image, cette histoire articulée autour du gang des Jimmy se révèle assez vite ennuyeuse.
Bien qu'il explore des thématiques intéressantes spoiler: autour du fanatisme et de la religion , le scénario se perd dans ses développements, spoiler: avec des personnages qui disparaissent (la femme enceinte) sans jamais revenir et l'histoire d'un groupe finalement assez peu intéressant . Bien que l'ambiance du film soit prenante, avec une bande originale qui soutient bien cette idée, le film pêche par un jeu d'acteurs trop caricatural, le personnage Jack O'Connell étant particulièrement insupportable là où Ralph Fiennes (Ian Kelson) est plus juste et parfois presque poétique.
Un film qui aurait pu être plus réussi si le scénario avait été mieux pensé et si l'antagoniste principal n'était pas une énorme caricature. Vraiment dommage.
Le début était un peu long et l'histoire du groupe n'était pas très intéressante. Par contre les 30 dernières minutes, j'ai adoré ! J'ai applaudit toute seule à la fin de son spectacle. Hâte quand même de voir la suite, de savoir s'il reverra son père et les autres et ce qu'est devenu l'enfant...
Et 28 semaines plus tard, nous vint la suite de "28 ans plus tard"... S'il nous avait fallu attendre en réalité dix-huit ans pour que Danny Boyle et Alex Garland nous offrent enfin un troisième volet à une des meilleures sagas d'infectés du grand écran, la confiance qu'ils en avaient en ce nouveau projet les a en effet poussé à l'envisager sous forme d'une nouvelle trilogie, dont ce deuxième opus "28 Ans Plus Tard: Le Temple des Morts" a été tourné dans la foulée du premier, toujours à l'aide de la plume de Garland et, cette fois, réalisé non pas par Boyle mais par Nia DaCosta ("Candyman" version 2021).
En attendant de savoir s'il y aura bel et bien un dernier film (tout dépend du succès cumulé de ces deux opus a priori), "28 ans plus tard" premier du nom avait surtout marqué les esprits par son audace forcément clivante (nous, on a beaucoup aimé), porté par un esprit punk toujours présent chez Boyle qui coupait l'herbe sous le pied à nos attentes habituelles liées à l'idée d'une franchise. Et puis, si le film se fixait avant tout sur la destinée du jeune Spike, héros qui voulait avancer dans ce monde post-apocalyptique plutôt que d'y stagner au sein d'une tribu ayant choisi de s'y acclimater, un personnage se présentant symboliquement comme son inconsciente némésis l'ouvrait, était cité à travers des inscriptions et, surtout, le concluait de façon fracassante: Jimmy Crystal, un être vomi par la rage de cette Apocalypse, dont les yeux d'enfant rivés sur des émissions TV tels que les Teletubbies (et celles de Jimmy Savile avec lequel il partage son prénom sans que les agissements pervers de ce présentateur de la BBC n'aient eu le temps d'être révélés dans cette réalité, ce n'est évidemment pas un hasard) et le fanatisme religieux ont défini un adulte à jamais figé entre ces deux extrêmes, enfermé dans un délire explosif de croyances alliant hyper-violence et irrationalité juvénile (en ce sens, on comprend sans mal que l'ultime séquence du premier opus ait pu décontenancer mais elle était en réalité géniale et complètement cohérente, encore plus avec ce second film aujourd'hui).
Toute débute donc là où on l'avait laissé: la progression de Spike vers des horizons plus éclairés est stoppée nette par son embrigadement au sein de la bande des Jimmies dont toute la folie du fonctionnement (mais aussi quelques dissensions) va désormais nous être exposée lors de leurs rencontres avec des survivants pour lesquels il aurait peut-être mieux valu finir entre les coups de dents secs des infectés. Dès lors, s'il apparaît clair que "28 jours plus tard: Le Temple des Morts" va adopter un style visuel bien moins frénétique et expérimental que son prédécesseur, il va néanmoins se placer dans la droite continuité de son récit et de certains de ses piliers mis en place en vue d'en préparer la confrontation absolument dantesque. Ainsi, au milieu de l'immobilisme frontalement déviant des Jimmies et les velléités d'évasion d'un Spike de facto plus effacé (mais pas moins important dans le lien dessiné avec une des membres du groupe interprétée par une géniale Erin Kellyman et amenée à jouer un rôle primordial), va se construire une des relations les plus fascinantes de ce second volet: celle entre Ian (Ralph Fiennes), incarnation de l'Ancien Monde qui en entretient la mémoire par son Temple des Morts, et le fameux Alpha, évolution la plus massive et dangereuse de l'infection du Nouveau dans laquelle le docteur va chercher à raviver les flammes d'une humanité qu'il désespère tant de retrouver, alors qu'il est lui-même prisonnier d'un esprit vif devenu forteresse de solitude. Là où les hurlements de douleur dues aux tortures les plus infâmes vont s'entremêler à des instants aussi improbables que poétiques via une étincelle d'humanité dont on cherche à enrayer la sauvagerie qui l'a emportée (la science se posant alors en un possible outil de l'éveil de l'âme), Nia DaCosta fait progresser ses pions, ces figures vues comme presque bibliques dans ce qu'ils représentent par leurs postures à l'intérieur de cet univers infernal, vers leur inévitable face-à-face qui va tout simplement nous laisser bouche bée.
Ne tournons pas autour du pot, la dernière demi-heure de ce "Temple des Morts" est incroyable. Certes, tout le film donne l'impression d'avoir été pensé pour en arriver là, faisant peut-être passer malgré lui ce qui a précédé comme moins fort, mais l'ensemble était néanmoins essentiel (de même que l'approche plus conventionnelle et parfois lancinante de sa réalisatrice) afin de nous emporter dans la transe hallucinante partagée avec ses personnages sur "The Number of the Beast" d'Iron Maiden (impossible d'écouter le morceau de la même façon après ça), où un déjà exceptionnel Ralph Fiennes devient au sens propre le chef d'orchestre stupéfiant de cette rencontre au sommet, où ce choc de visions antinomiques balaie même la rage des infectés lambdas dans la sublime représentation d'un cercle de l'Enfer conçue par des mains humaines, où évidemment beaucoup n'en sortiront pas indemnes, perdus dans leur obscurantisme ou sacrifiée pour le vaincre, afin de permettre à d'autres de continuer à perpétuer une lueur, aussi infime soit-elle, de ce qui pourrait façonner quelque chose de meilleur... Peut-être même en croisant une destinée fondatrice de cet univers au cinéma.
On avait beaucoup aimé "28 Ans Plus Tard", on a adoré "28 Ans Plus Tard: Le Temple des Morts" qui, à l'instar des deux anciens longs-métrages, continue de tracer le sillon d'une saga de films d'infectés ne ressemblant à aucune autre, autant par son monde post-apocalyptique original que par l'importance des thématiques essentielles y étant traitées avec un brio indiscutable. La franchise a besoin d'un dernier opus concluant cette nouvelle trilogie. Nous aussi.
super film, il est encore mieux que la première partie de 28 ans plus tard. Il met cependant un peu de côté les zombies....mais se rattrape très bien enspoiler: montrant la dangerosité et la folie de certains survivants. La bo du film est très cool ! Une scène est carrément dédiée a "The number of the beast" d’Iron Maiden !! Je ne peux que le conseiler
Des cliches à outrance, un manque d originalite patent, nous frolons souvent le ridicule. Pourquoi refaire en moins bien les scenes d orange mecanique? Un film violent ou la violence n apporte rien. Un sacre ratage. 2,5 pour le clip d iron maiden the number of the beast
Excellente suite pour les amateurs. Il y a une réflexion derrière, ce n'est pas juste des morsures de zombies. Vivement la suite (j'espère) avec Cillian Murphy.
Qui est le film ? Quatrième pierre de la saga 28 née au début des années 2000, le film, écrit par Garland et mis en scène cette fois par Nia DaCosta, raconte un monde humanité installée dans l'après où l’apocalypse est devenu un état durable. Les infectés sont toujours là mais ils ne sont plus le cœur du problème. Ce qui intéresse Le Temple des morts, ce sont les récits que les survivants fabriquent pour continuer à avancer, mis en scène avec une énergie jubilatoire.
Par quels moyens ? Jimmy Crystal, gourou sataniste en survêtement à la chevelure blond vif, incarne un sacré vidé de Dieu, une foi sans salut ni promesse, fondée uniquement sur l’emprise. Sa religion est un collage grotesque, assemblé à partir de débris culturels aberrants, Teletubbies, Power Rangers, imagerie enfantine détournée et souillée. Il fédère pour mieux détruire. Il offre l’illusion d’un collectif mais exige en échange une obéissance absolue. À ce titre, il prolonge les figures militaires de 28 jours plus tard, tout en les dépouillant de la moindre croyance dans un ordre rationnel.
Face à Jimmy, Ian Kelson représente l’autre extrême. La science, obsédée, mystique à force de solitude. Son rapport à l’infecté alpha est autant expérimental qu'affectif et filial. Kelson ne cherche pas tant à sauver l’humanité qu’à prouver que quelque chose peut encore être sauvé. La relation qu’il entretient avec Samson fonctionne comme un miroir inversé de la paternité. Là où Jimmy cherche un Père pour justifier sa domination, Kelson cherche un Fils pour donner un sens à son savoir. Tous deux sont animés par un même manque, celui de la transmission. Et tous deux échouent, parce que le monde dans lequel ils évoluent ne permet plus une transmission saine. Qui plus est, le film suggère ainsi que la science, privée de collectif, devient elle aussi une croyance. Kelson est un homme seul, qui a déplacé son besoin d’amour et de reconnaissance dans l’objet de son étude.
Quant à Spike, héros du premier volet, il devient ici un corps périphérique. Un doigt parmi d'autres. Le film le relègue à une position de témoin impuissant, racontant un monde où l’individu n’a plus de prise sur les récits dominants. Les idéologies écrasent les trajectoires personnelles. L’enfance n’est plus un avenir mais un matériau malléable. Spike croyait être devenu adulte. Le film lui démontre brutalement que la maturité n’existe plus dans un monde où les repères ont disparu.
Le passage de Danny Boyle à Nia DaCosta n’est pas anodin. Là où Boyle cherchait une urgence quasi documentaire, DaCosta impose une brutalité plus composée, plus frontale, plus jouissive et cérémonielle. La violence y est d'ailleurs montrée comme un rituel. L’ossuaire, les corps exposés, les cadres figés donnent au film une dimension quasi funéraire. Le gore agit comme un rappel constant de la matérialité de la mort. La violence, accentuée par le montage, devient un langage universel, compris de tous, au-delà des croyances. Les tubes pop surgissent comme des fantômes culturels, des traces dérisoires d’un monde disparu.
Quelle lecture en tirer ? 28 ans plus tard : Le Temple des morts n’est pas un chef-d’œuvre et il ne cherche jamais à l’être. Il accepte pleinement son statut de film de genre, spectaculaire, parfois excessif, souvent imparfait. Mais dans ce cadre, il comprend que l’horreur moderne ne se situe plus seulement dans la menace extérieure mais dans les récits que nous construisons pour survivre à un monde sans horizon. Le plaisir qu’il procure vient précisément de cette alliance entre efficacité et réflexion.