Suite et deuxième film de la trilogie prévue par Danny Boyle et Cillian Murphy. Et autant le premier est resté regardable malgré un nombre d'incohérences très important, autant celui-ci va encore plus diviser les spectateurs. Et je fais partie de ceux qui sont passés à côté du film. Les performances des acteurs sont plutôt bonnes, mais dans quelles situations se retrouvent-ils... Encore une fois le scénario semble totalement improvisé et ne m'a pas accroché. On oublie presque totalement les infectés, certains personnages du 1, et on attend juste la rencontre en Jimmy et Kelson, sans aucun enjeu vraiment posé ; le personnage de Spike est aussi limité au rôle de spectateur de l'action et passe dans le film sans nous toucher réellement. Pas de grand méchant ici, le rôle de Jimmy ne suffit pas à créer de l'angoisse (costumes et coiffure en tête). Il est vrai que nous n'avons pas tout le background et les références du Royaume Uni, on passe donc à côté de sous entendus qui renvoient à Jimmy Savile. Kelson, humaniste, se retrouve à "fréquenter" un alpha, spoiler: jusqu'à le soigner , et Ralph Fiennes enchaine les numéros de danse dans une indifférence créée par le scénario. spoiler: La chorégraphie sur 666 the Number of the beast est sympathique , Ralph Fiennes a l'air de s'éclater. Mais cela ne suffit pas à relever une mise en scène qui semble bien peu inspirée après celles de Danny Boyle. Je ne sais pas ce que le 3 va proposer, s'il se fait. spoiler: Cillian Murphy est mis en avant pour vendre le truc , mais est-ce que cela sera gage de qualité ? pas sûr...
Après une première partie très décevante de cette suite très attendue des "28... plus tard", je m'étais juré de ne pas regarder la suite. J'aurais dû tenir ma promesse. Les personnages sont toujours aussi ridicules et caricaturaux et le scénario inexistant ne mène presque nulle part. Quant aux zombies, ils ne servent plus à rien. Un petit demi point de plus que la première partie pour un final un minimum intéressant. Aucune envie de voir la suite.
Deuxième opus de la trilogie 28 ans plus tard, ce film est une œuvre de transition et de renoncement à la quête du héros. Spike s'y retrouve totalement effacé, tant par le scénario que par la direction d'acteurs, qui choisit d'articuler l'intrigue autour de Ralph Fiennes (qui reprend son rôle du docteur Kelson) et du bras droit de Jimmy, incarné par Erin Kellyman, véritable figure charismatique de cet opus.
On met ici de côté la menace des morts pour traiter un sujet récurrent du cinéma de zombies : l'Homme comme véritable monstre. Même au milieu de l'enfer sur Terre, nous restons les démons primordiaux un message littéralement incarné par la bande des « Jimmys », venus rappeler à Spike qu'il n'est qu'un enfant jouant aux adultes l'intention aurait pu être excellente si le Jimmy annoncé à la fin du premier volet ne se révélait pas si pathétique. Loin du chef de secte aguerri ayant survécu à l'apocalypse depuis l'enfance, il apparaît davantage comme un gamin paumé, se résumant en une mauvaise parodie de Charles Manson. Le personnage ne fonctionne pas à l'écran et s'avère être une pure déception. Néanmoins, les points forts du film permettent de profiter de l'aventure, qui oscille entre la monstruosité d'un groupe satanique et l'humanité du docteur Kelson, voués à se confronter.
L'absence de l'immense Danny Boyle à la réalisation se fait grandement sentir, même si l'on note quelques très beaux plans, notamment lors de la scène du rituel. Il ne reste plus qu'à espérer que Boyle reprenne les commandes pour la conclusion, avec l'arrivée d'un nouveau mentor pour Spike !
Excellent film, tous les acteurs sont vraiment concernés par leur rôle, mentions spéciales à Ralph fiennes et jack o’connel qui nous délivrent ici des prestations hors normes. J’ai trouvé que c’était vraiment très très bien tourné. Les décors sont splendides. La photo est magnifique. L’histoire est prenante et l’on ne s’ennuie pas un seul instant. J’ai vraiment pris énormément de plaisir à regarder ce film et franchement j’attends la suite avec impatience.
C'est en quelque sorte un virage par rapport au précédent film. J'apprécie, c'est bien filmé, c'est rythmé, c'est beau, une belle photographie (très frappante), des bons personnages (j'aime beaucoup le docteur Kelson), une thématique principale habilement aborder dans la 1er partie puis sublimement confronté dans la seconde et superbement accompagné d'une mise en scène intelligente saupoudrée d'une bonne bande-son.
L'horreur du film n'est clairement pas le but 1er, purement secondaire au même titre que la problématique "zombie". De l'Homme ou du zombie qui est (ou peut-être) le pire ? Oui, ici, il n'est pas question QUE de zombie. Donc en somme des thématiques déjà vues, certes (ex: Devilman manga de Gō Nagai (qui est le véritable monstre, l'Homme ou le démon ?) mais bien aborder.
Mon seul regret, il ne nous dit pas ou va la franchise et à un goût de film optionnel (spin-off) qui promet (peut-être) un prochain grand film.
J’ai préféré cette suite au précédent. Il faut dire que la performance de folie de Jack O’Connell et la bienveillance de Ralph Fiennes fonctionnent à merveille, alors que leurs personnages sont pourtant à l’opposé, l’un est athée, l’autre croyant, et malgré tout, tous les deux cherchent à se trouver une mission dans ce monde en plein chaos.
J’ai énormément apprécié le scénario, ainsi que plusieurs personnages secondaires. En revanche, je trouve dommage de beaucoup moins voir Spike dans ce volet, tout comme les autres « doigts de la main », qui passent davantage au second plan au profit de Kelly (Jimmy Ink), qui est lui aussi un excellent personnage.
J’ai passé un excellent moment et j’attends maintenant le prochain avec impatience.
J'ai trouvé qu'il avait mis beaucoup de temps à se lancer. En fait, il ne m'a intéressé que passé une heure spoiler: lors de la rencontre , ce qui réduit donc considérablement sa durée. Ce qui avait avant m'a paru creux, d'où ma note. Dommage, mais il y aura une suite.
Comme je l'espérais, ce second chapitre est plus introspectif que le premier. Il nous livre une performance extraordinaire de Ralph Fiennes, au sommet de son art, dans un délire proche de Marlon Brando dans Apocalypse Now
Second volet d’une trilogie annoncée, 28 Ans Plus Tard : Le Temple des Morts confirme la direction complètement délirante que laissait présager la fin de l’opus précédent. Là où le premier film semblait ouvrir la porte à une catastrophe hors de contrôle, celui-ci s’y engouffre pleinement, quitte à perdre une partie de ce qui faisait l’efficacité de la saga.
Les infectés passent ici presque au second plan. Le film délaisse peu à peu l’horreur zombie pure pour s’orienter vers un délire pseudo-religieux, parfois parodique, autour d’une secte et de ses croyances. L’idée aurait pu être intéressante, mais elle donne souvent une impression de déjà-vu, avec une mise en scène qui en fait parfois trop dans le symbolisme et le grotesque.
Heureusement, Jack O’Connell apporte une vraie présence au film. Il est excellent dans son rôle de chef de secte, à la fois inquiétant, charismatique et totalement habité. Son personnage donne de l’énergie à un récit qui, par moments, semble davantage chercher le choc visuel que la cohérence.
La fin confirme cette impression de grand n’importe quoi assumé : c’est excessif, étrange, parfois fascinant, mais pas toujours maîtrisé. Le film semble vouloir repousser les limites de son univers, quitte à s’éloigner fortement de l’ADN initial de la franchise.
À noter tout de même une scène qui restera dans les annales : la danse diabolique de Ralph Fiennes sur The Number of the Beast d’Iron Maiden. Un moment complètement improbable, presque halluciné, qui résume assez bien le film : bancal, perché, mais difficile à oublier.
Au final, Le Temple des Morts est un second volet surprenant, parfois trop délirant pour son propre bien. Moins centré sur les zombies, plus tourné vers un trip mystico-sectaire, il risque de diviser, mais il a au moins le mérite d’assumer son étrangeté jusqu’au bout.