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Pierre E
33 abonnés
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2,5
Publiée le 16 mars 2025
Deux solutions : soit je me suis fait encore avoir par les critiques dithyrambiques et j'ai donc raison de trouver ce film trop long, mal fichu et sans grand intérêt, soit je suis complètement passé à côté d'un chef d'œuvre, si j'en crois ces mêmes critiques !!!
C'est, à travers la rencontre de deux parias, le récit de l'irruption d'un peu de douceur dans un monde de brutes, mais les décors décrépits, l'ambiance de ville fantôme qui m'avaient séduit dans la bande-annonce m'ont vite lassé. Et davantage encore tous ces gens au faciès patibulaire qui passent leur temps à gueuler, à se taper dessus, à traquer des chiens qui gueulent en retour. J'ai trouvé tout cela plus pénible qu'émouvant... Certes, le chien noir et sont sauveur sont sympathiques, mais mon exaspération l'a emporté. Je reconnais toutefois que le décor du film est fascinant...
Le film vaut par la photo, de magnifiques, paysages du désert de Gobi et une belle musique. Pour le reste, je dois avouer que je me suis ennuyée et le sujet m’a laissée insensible
La Chine est multiple et ne se limite pas aux grosses et modernes villes côtières. Le cinéaste Hu Guan pose son regard et ses caméras dans une ville et une région rurale au bord du désert de Gobi ; Un lieu abandonné, dépeuplé et pauvre.
Film audacieux qui rappelle sur bien des points le cinéma de Jia Zhangke d'ailleurs présent au casting (!). Ambiance western moderne pour "Black Dog" avec une mise en scène et une photographie sublimes. La relation homme/chien est forte et bien amenée au sein d'une intrigue multipliant les métaphores.
La rencontre d'un ancien détenu mutique et d'un chien errant, qui vont silencieusement se lier d'amitié au sein d'une ville chinoise aux allures de fin du monde. Quelque part entre le western urbain et la fable poétique, une histoire de culpabilité, de solitudes et de rédemption, et un beau moment de cinéma, très justement récompensé à Cannes. Mention spéciale à son aspect formel et à ces décors extérieurs qui marquent durablement la rétine. 7,5-8/10.
Magnifique, une véritable oeuvre cinématographique. l'image se suffit à elle même. les plans symétriques millimétrés nous parlent, peu de dialogues, mais des dialogues justes, les plans d'une ville chinoise à l'abandon nous laissent imaginer ce qu'était la ville avant le départ de la plupart de ses habitants. des rapports humains simples mais beau, du lien que peut avoir l'humain avec l'animal, la peur, la joie, la tristesse, ( encore plus mais je ne veux pas spoiler). c'est un beau film, un film qui parle peu mais qui dit beaucoup à l'écran ca me plaît d'entrée.la colorimétrie, le grain, nous donne un effet d'ancien, de figé, dans une chine qui, ailleurs, dans la capitale, se modernise, est ouverte au monde, et participe à l'évènement sportif le plus vu au monde. On se sent si seul dans cette petite ville, Chixia, proche du désert de Gobi. Ce film en dit beaucoup sur la société chinoise actuelle. minimaliste, plan rapide, large montrant souvent un individu seul face au décor, une société, presque morose, sinistre, délabrée, qui laisse de côté la plupart de ses habitants.
Un film d'une beauté singulière, aux confins d'un pays qui paraît abandonné au désert, comme ses habitants. Au milieu de ce décor de fin du monde, nos deux héros, taiseux, secrets et sur la défensive, nouent une amitié indéfectible et touchante, qui donne enfin à chacun une raison de vivre, malgré la tristesse de leur existence. Les scènes avec l'immense meute de chiens sont incroyables. Un film surprenant et bouleversant.
Film déroutant et peu audible quant au message, au scénario, au ton à donner. Il ne suffit pas de laisser un personnage quasi muet se lier d’amitié avec un chien dans une.Chine pré olympique au milieu des steppes pour rendre une copie intéressante. Les bons avis sont du snobisme à mon sens pour un film où il ne se passe grand chose et où je cherche encore ce que voulu dire le réalisateur…
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3,0
Publiée le 10 février 2025
À sa sortie de prison, Lang retourne dans sa ville qui ressemble presque à un décor post-apocalyptique avec des endroits désertés et des chantiers de démolition un peu partout. Il trouve un travail qui consiste à traquer les chiens errants qui ont remplacé les habitants jusqu'au jour où il en croise un de spécial... Loin du tumulte des jeux de Pékin à venir même s'il y a comme souvent une réflexion sur les changements dans le pays et leur impact, Guan Hu se concentre sur cette surprenante relation sans forcément tomber dans les clichés sentimentaux habituels. Un récit très simple avec peu de dialogues et sans vraiment de conflits, mais avec beaucoup de compassion et de sollicitude quand il est question de ces deux êtres qui se ressemblent beaucoup. C'est la seule chose que j'ai vraiment appréciée dans ce film, mais c'était suffisant. "Black Dog" est finalement un drame inégal, mais touchant.
Depuis la première séquence shock jusqu'au lyrisme à la Mad Max de la fin, un chef d'ouvre de fort impact visuel, émotionnel et moral. Adoptez un chien. La vie peut être pas belle mais au moins... mieux.
Aimant plus les quadrupèdes que les bipèdes, ce film m'a touchée dans la mesure où deux solitaires, l'un devant chasser l'autre, deviennent non seulement inséparables mais aussi très attachés l'un à l'autre. C'et une aventure à la fois touchante mais au départ une horreur quand les chiens errants se font massacrer. Film surprenant...
J'avoue ne pas avoir réellement accroché à ce film, trop lent et sinistre pour moi... Des images de désolation, un bourg qui semble se mourir aux confins du monde, des paysages tristes... On comprend que Hu Guan nous montre l'arrière-cour de la Chine urbaine et moderne, celle qui organise les jeux olympiques en 2008. Les trains qui traversent régulièrement, au loin, le paysage nous indiquent bien que ce bourg minable est un maillon -certes très faible et à la vocation économique bien floue et incertaine- d'un ensemble qui, au loin, est efficace. Lang revient donc sur les lieux où il a connu une petite gloire locale mais où il n'est pas le bienvenu pour tous. On pense assez bizarrement à Shimoni d'Angela Wanjiku Wamai, avec le retour du condamné au contact avec les proches de sa victime, mais, dans le cas de Black Dog, le mutisme total de Lang -un choix artistique néanmoins intéressant- permet encore moins de comprendre ses sentiments. Il se réfugie en fait auprès de ce chien noir -excellemment joué !- sans qu'aucun dialogue ne permette d'exprimer son sentiment sur ce qui s'est passé et avait provoqué son départ...
Le don d’humanité au delà de la résilience face la dureté de la vie et de la société humaine et de la dévastation de la cité et de la nature , au delà du pardon, de l’intégrité de sa personne , du courage , de l’amour des autres , au delà de la quête de liberté pour soi et de celle des autres , le don d’humanité trouve son aboutissement dans l’amour des bêtes en tant qu’être au monde comme nous , et le droit à chacun de vivre et recommencer sa vie , le droit à une seconde chance , à l’empathie , à une caresse , lorsqu’on reprend la route .