Black Dog
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islander29

1 025 abonnés 2 653 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mars 2025
Un film chinois qui brise les codes, un histoire de chiens errants, dans un chine rurale et archaïque,
où l’homme choisit rarement son destin...C’est l’histoire d’un destin, d’une profonde tristesse sur le sens de la vie, un film qui m’a fait penser au cinéma italien des années soixante par son intériorité
et la qualité de la photographie, un film gracieux sur le désespoir, la politique, et la condition humaine ( relire Malraux)????C’est aussi un questionnement sur la liberté ( représentation du tigre enfermé puis libéré), ajoutons y la tentative ratée de l’amour, et la profondeur de la mise en scène, vous obtenez ce que le cinéma chinois a produit de mieux depuis une dizaine d’années….Je conseille ce petit bijou bourré de références et la quête qu’il distille propre à chaque homme hanté par ses démons intérieurs...
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

175 abonnés 560 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2025
A vu « Black dog » du réalisateur chinois Hu Guan qui a remporté le Prix « Un certain Regard » lors du dernier Festival de Cannes. Il y a des films qui sont picturalement de vrais chefs-d’oeuvre, « Black dog » en fait indéniablement partie. Une photographie sublime, une palette de couleurs travaillée au plus haut point, un choix de grain subtil, des cadres très étudiés et précis tout en lignes et mettant en relief les perspectives de façon magistrale, une mise en scène au service du propos… On ne se lasse pas d’admirer la construction de chaque plan. Attenante au désert de Gobi, une ville est presque laissée à l’abandon par ses habitants qui l’ont fuis en y laissant leurs chiens. Lang qui sort de prison travaille pour une patrouille chargée de récupérer les chiens errants. Lang (Eddie Peng) est mutique, la ville fantomatique, la population prostrée et le désert inquiétant. Seuls, les chiens plein de vie courent et aboient à travers les rues et dans le désert. Evidemment le scénario est une parabole qui doit nous amener à une réflexion spoiler:
sur la politique menée par le gouvernement de ce pays spoiler:
, mais aussi sur les frontières assez floues entre animalité et humanité, urbanisme et désert, décors minéraux de la solitude et de la violence. Eddie Peng a une beauté hypnotique et le lévrier est très attachant. Mais il y a quand même quelque chose qui ne fonctionne pas tout à fait dans ce film, où l’on a souvent l’impression que le choix de décors hallucinants, spoiler:
zoo en décrépitude, cirque d’un autre temps, boucherie infestée de serpents spoiler:
sont plus prétexte à une possibilité de mise en scène qu’à une dramaturgie construite. Le scénario un peu bancal et pas très linéaire se fait tout de même oublier par la beauté formelle de cette oeuvre originale et singulière.
traversay1

4 473 abonnés 5 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2024
On commence à avoir l'habitude de ces films chinois, présentés d'abord dans les grands festivals, et dont la qualité atmosphérique est souvent supérieure à un scénario ou bien nébuleux, ou trop symbolique, voire les deux, toujours dans le but de décrire une Chine nouvelle qui n'a que faire des laissés-pour-compte. Black Dog, situé dans une ville aux confins du désert de Gobi, c'est à dire presque nulle part, ne lésine pas sur l'ambiance sépulcrale, accentuée par la prolifération de chiens errants. Avec son héros quasi mutique, le film prend parfois des allures de western italien dans un décor post-apocalyptique. Cette œuvre étrange et très stylisée s'essaie parfois à l'humour mais le récit a quand même tendance à s'éparpiller avec moult effets symboliques, censé se dérouler au moment des Jeux Olympiques de 2008 dont l'ambition était d'afficher une vitrine séduisante de la Chine moderne. Inutile de préciser que le film de Guan Hu nous montre une image totalement différente et peu reluisante. Quant à l'analogie avec le brillant et hongrois White God, en matière de hordes de chiens en liberté, elle tourne plutôt au désavantage de son homologue chinois, même si les qualités visuelles de Black Dog sont indéniables.
norman06

425 abonnés 1 817 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
Impressionnant. Un récit insolite d'une rare richesse thématique sur les déséquilibres urbains ou l'idée de rédemption. Magistrale mise en scène. Le Prix Un Certain Regard décerné à ce film chinois a été amplement mérité.
garnierix

305 abonnés 588 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2025
Curieuse fin de film où l'oreille reconnaît Mother de Pink Floyd (The Wall, 1982). Curieuse parce qu'on ne s'y attend pas du tout (il n'y a d'ailleurs presque pas d'accompagnement musical dans ce film). Mais au fond, c'est la même infinie tristesse que dans The Wall, alors que le générique affiche "à tous ceux qui reprennent la route" (sous-entendu "après une tonne d'ennuis). C'est l'image (sonore) qu'on emporte, l'image d'une fin.

La fin d'un monde (même si l'histoire vous montrera que c'est aussi un rebond). On a l'impression d'avoir assisté à une agonie ; ici, la mort d'un homme, déjà socialement mort ; là, une construction déjà en ruine qui s'effondre. Tout végète. Chacun a l'air emprisonné dans son monde (un certain sens de l'honneur, le recours à la vengeance, le passé devenu un mur), bien qu'en toile de fond s'organise un renouveau.

Le renouveau de cette petite ville de Chixia, c'est l'approche des Jeux Olympiques de Pékin 2008. C'est surtout le grand nettoyage que ces jeux ont engendré. Et ceci aux dépens des gens et des villages. C'est bien sûr le message du film. Du moins le message politique. Et il est clair.

En tout cas, le spectateur est venu voir un personnage un peu abîmé par la vie faire copain copain avec un chien errant, abîmé lui aussi. Mais le film, c'est plutôt de longs plans qui s'apesantissent sur la destruction, le chaos, le désert (comme le désert de Gobi). Le film, ce n'est pas Croc Blanc ni Belle et Sébastien, c'est plutôt Mort à Venise. C'est donc finalement génial.

Ce n'est pas un film larmoyant, alors qu'il pourrait l'être - ce personnage qui ne parle jamais (à la différence de son ami canin qui a toujours un petit truc à japper) démontre une compassion inattendue et cache une immense douceur. C'est un film qui veut dire quelque chose de fort et qui cherche des échos partout, dans la sécheresse des paysages, dans la pauvreté des défenses humaines face à la souffrance ou l'humiliation.

A.G.
Yves G.

1 840 abonnés 4 004 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2025
À sa sortie de prison, Liang revient dans sa ville natale. Il peine à la reconnaître : l’ancienne cité minière, quasiment vidée de ses habitants, est hantée par des hordes de chiens sauvages. La police l’assigne dans une brigade chargée d’en débarrasser la ville. Liang prend sous sa garde un corniaud décharné suspecté d’être enragé. Son père se meurt lentement. Un cirque fait escale dans la ville.

Prix « Un certain regard » au dernier festival de Cannes, "Black Dog" était projeté en avant-première au festival de Vesoul du cinéma asiatique le mois dernier. Son action se déroule dans des paysages post-apocalyptiques, à la "Mad Max", en lisière du désert de Gobi. Comme dans "White God", ce film hongrois sorti en 2014 qui m’avait durablement marqué, des chiens ramenés à un état sauvage y jouent un rôle essentiel, laissant imaginer combien le tournage fut périlleux et difficile.

Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris de "Black Dog" qui part dans trop de directions pour que chacune des métaphores qu’il dessine fasse sens.
La plus évidente est sans doute celle du statut de paria que partagent ce repris de justice taiseux et ce corniaud décharné. L’un et l’autre, frappés d’infamie, sont ostracisés, marginalisés. L’un avec l’autre vont retrouver ensemble la fraternité que la société leur refuse.
Autre métaphore : celle d’une société policière qui poursuit inlassablement ses éléments déviants et les parque dans des camps. Une telle position politique était-elle tenable dans un film qui a franchi la censure et qui a été diffusé en Chine continentale ? D’autant que, dans la dernière partie du film, quasiment fellinienne, tandis que la population s’assemble pour regarder une éclipse solaire, l’ordre établi cède, les animaux sont remis en liberté.
Un dernier sous-texte : la filiation. Liang retrouve son père en piteux état, rongé par l’alcoolisme et l’amertune, installé dans un zoo désaffecté. [attention spoiler] Il le veillera sur son lit de mort jusqu’à son dernier soupir. Comme il veillera ce chien qu’il a pris sous son aile. Et il adoptera le chiot que son protégé a engendré, laissant planer l’augure qu’il en prendra plus de soin que son propre père n’en a pris à son éducation.

Nous avons eu un vif débat à la sortie du film, avec les amis qui nous accompagnaient. Ils étaient tous beaucoup plus enthousiastes que moi insistant sur la majesté des décors, sur l’originalité du scénario, sur sa richesse. J’étais le moins emballé. Je reproche à "Black Dog" son inutile longueur (il dure près de deux heures et sa dernière demi-heure est interminable) et les thèmes trop nombreux qu’il esquisse à peine (qu’advient-il de cette entreprenante actrice de cirque qui s’entiche du héros et qui le demande même en mariage ?)
Ufuk K

616 abonnés 1 713 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2025
"Black Dog" bien noté par la critique, récompensé l'an dernier au festival de Cannes (Prix Un certain regard) est un drame chinois qui m'a laissé de marbre. Malgré une belle photographie et des idées intéressantes sur la Chine contemporaine, le réalisateur Guan Hu ne m'a jamais été captivé avec son film, éprouvant même des moments d'ennui, et j'ai trouvé l'ensemble plutôt austère. Il y avait sans doute une meilleure façon d'explorer la relation entre le héros du film et le chien, tous deux marginalisés dans la société chinoise.
velocio

1 536 abonnés 3 492 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2025
Un peu western, un peu film apocalyptique, Black dog, lauréat à Cannes du Prix Un Certain Regard 2024, est un film qui se voit sans ennui, voire même avec un certain plaisir, mais on aurait quand même aimé que le scénario soit mieux travaillé et ne parte pas dans tous les sens, au point, très souvent, trop souvent, de désorienter les spectateurs. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-black-dog/
Michel C.
Michel C.

6 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2025
Un peu désorienté, quand sur la foi des critiques, on s'attend à un chef-d'oeuvre... et qu'on demeure finalement imperméable à un film, espérant jusqu'à la fin qu'arrive l'émotion qui a submergé beaucoup d'autres. Black Dog, film chinois, incroyablement réaliste, étonnamment permis par la censure, car il montre l'état de délabrement matériel et moral d'une petite ville à la frontière de la Mongolie. L'histoire, la belle histoire, est celle d'un jeune homme, retour de prison, qu'y vient s'y reconstruire, mais n'y trouve que la misère, un père mourant, la vendetta d'une famille ennemie... mais aussi heureusement, l'amour et la quasi complicité d'un chien redevenu sauvage qu'il avait pour mission d'éliminer. De beaux ingrédients, des paysages de désert magnfques, mais... beaucoup trop d'ellipses, de pistes insuffisamment exploitées et le mutisme du héros qui n'arrange rien. De quoi certainement faire un chef-d'oeuvre, au moins dans la tête des critiques professionnels ou de spectateurs plus intellos que moi ou fondus de la cause animale, mais j'ai bloqué et trouvé le temps bien long ! faudra que je le revoie!
Alice025

1 886 abonnés 1 496 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2025
Après un séjour en prison, Lang revient dans sa ville natale, assez délabrée et comme laissée à l'abandon, dans le but de se reconstruire et de reprendre sa vie. Chargé de chasser les chiens errants, cette âme solitaire va en rencontrer une autre sous forme canine et une belle amitié va se créer entre eux, lente mais sincère. Un film intéressant sur le social, le contraste urbain face aux JO de Pékin, et surtout l'attachement timide mais réel entre ces deux êtres.

http://cinephile-critique.over-blog.com
QuelquesFilms.fr

351 abonnés 1 756 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2025
Le film marque d’abord par ses décors et sa photographie, en portant un regard unique sur un territoire chinois peu montré au cinéma. Zone désertique, ville en déclin avec bâtiments abandonnés, lieu de fête foraine lunaire, zoo dépeuplé, chiens errants… Même si la volonté politique est au nettoyage, à la démolition et à la réindustrialisation, un vent décadent et absurde souffle sur ce territoire. Avec à la clé quelques séquences superbes de « fin du monde » : les chiens figés dans le crépuscule, laissant passer la moto du personnage principal ; la libération des animaux du zoo… Ces séquences, et d'autres, sont magnifiquement photographiées.
Côté scénario, on est surpris par quelque chose qui touche au western, avec le retour d’un paria sur les lieux de son passé, un mélange de rédemption et de règlement de comptes, dans le vent et la poussière. Surpris aussi par une tonalité dramatique qui joue beaucoup sur les revirements de situation. Où les ennemis peuvent devenir des amis. Où la rudesse peut se teinter de tendresse et même verser dans la compassion. Sans exclure quelques touches burlesques. Dans ce canevas étonnant, il y a probablement trop d’éléments narratifs (la relation avec la danseuse de fête foraine, la fin du rapport père-fils, le sauvetage du boucher Hu…), ce qui confère au tableau d'ensemble un aspect un peu disparate. Mais l'histoire de la relation entre les deux personnages centraux, homme et animal abîmés par la vie, est belle et touchante. Avec un chien incroyablement expressif. 
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 594 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2025
La rencontre de deux solitudes

C’est le 1er film du chinois Hu Guan qu’il m’est donné de voir. Sachez tout de même que ces 110 minutes dramatiques ont obtenu le Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024. Lang revient dans sa ville natale aux portes du désert de Gobi. Alors qu’il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants, il se lie d’amitié avec l’un d’entre eux. Une rencontre qui va marquer un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires. Avec son paysage post-apocalyptique, le désert, les gangs à moto, les ruines, le cinéaste nous transporte dans un monde oublié, celui d’une Chine loin des grandes métropoles, qui tente – l’action se situe en 2008, date des JO de Pékin -, de faire son entrée dans le XXIème siècle. Un film qui fascine tant par la forme que par le fond.
Guan Hu a eu l’idée de son film après avoir observé l’évolution de la Chine ces vingt dernières années et l’impact positif et négatif de l’Homme sur ce pays. Le réalisateur a également voulu se focaliser sur la population rurale et sur les laissés-pour-compte, en sondant ce qui les aidait à survivre au quotidien. La mise en scène dépouilléerend compte le plus fidèlement possible de la vie des villageois subissant des bouleversements sociaux. Il tente de montrer la part animale qui sommeille en chacun de nous. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si e héros s’appelle Lang, car c’est en référence à la divinité chinoise Erlang, représentée avec un chien élancé et mince à ses côtés qui pallie sa solitude lorsque ce dieu parcourt les cieux. Car, il est bien question ici, à travers le constat – pas forcément exaltant – de la transformation de la Chine profonde, de solitudes, celle du héros, de son chien et de la région du désert de Gobi. Les décors de cette ville fantôme donnent le ton de ce drame étrange : théâtre fermé, zoo en passe de l’être, barres d’immeubles sordides et on se dit, à la fin : « et l’humanité dans tout ça ? ».
L’ensemble des acteurs au casting sont professionnels et sont pour la plupart connus des spectateurs chinois comme Eddie Peng, formidable de bout en bout dans un rôle quasi mutique, Liya Tong , Jia Zhangke, et puis toute cette meute de chiens livrés à eux-mêmes, parfois tendres et parfois enragés, et qui sont le fidèle reflet des humains qui survivent dans cette ville oubliée aux portes du désert. Beaucoup de questions posées par ce grand film, jusqu’à la dernière image où l’on se demande si ce sont des flocons ou des cendres qui envahissent l’écran. A découvrir.
cinono1

365 abonnés 2 272 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2025
Ville abandonné. chiens abandonnés, homme abandonné. Les cadres majestueux et désolés du désert de Gobi ramène l'homme à sa (petite) place dans le monde. Le film réussit à diffuser une atmosphère existentielle sur sa place dans le monde, mais pour l'histoire, on déchante un peu, voire beaucoup. Le héros est quasiment mutique, pas hyper sympathique, et n'évolue que très peu. Le thème de la rédemption n'est pas davantage développé . Un film surtout intéressant pour ses images, pas davantage.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2025
Attiré par des critiques élogieuses et la perspective d’un road movie, je suis tombé de haut. Le film est insipide en racontant une histoire d’amitié poussive entre un chien mordeur et un jeune sorti de prison. Tout est très poussif plus encore que lent. Le chien joue bien et fait rire le public ce qui montre que le film loupe son objet. Au final je n’ai pas accroché à cette fable sur les laissés pour compte de la machine économique chinoise. On pressent une critique du régime par question touches appuyées mais ça ne décolle jamais. Le film n’est pas politique pour céder à la facilité du chien méchant qui devient gentil. On s’ennuie ferme.
Pascal
Pascal

252 abonnés 2 387 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Grand prix , en compétition parallèle "un certain regard" ( cannes 2024) ce film chinois suscite un intérêt d'autant plus grand que Jia Zhan Ke est au générique (certes en tant qu'acteur dans un second rôle ).

Si je saluerais la maîtrise technique ( cadrage, photo et sens de la mise en scène), le talent de conteur du cinéaste trouve ses limites dans un scénario qui manque de repères.

Maniant ellipses, scènes symboliques au milieu d'un cadre naturel qui ne l'est pas moins ( le désert de Gobi, ville abandonnée), le metteur nous donne à voir une suite de variations sur la solitude.

Le personnage principal ne parvient à trouver un lien affectif qu'avec un chien errant, sorte de métaphore d'une société aveuglée ( cf éclipse) dont ses membres sont aliénés, détournés de leur existence propre par leur attachement au spectacle ( cf Jo de Pékin).

Le défaut de " Black dog" repose surtout sur un montage discutable. Une fois posée l'angle de son sujet , le cinéaste a du mal à choisir une direction claire à sa réflexion. Non dénué de qualités, " Black dog" est ( à mes yeux) aussi un peu décevant.
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