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Jerome
50 abonnés
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4,0
Publiée le 11 mars 2025
La reconstruction d'un homme après le travail de deuil de sa jeunesse dans un monde infernal où chiens et hommes fusionnent dans la même misére d'une société déshumanisée et sépulcrale. Beaucoup de talent.
Des paysages incroyables, qui ne sont pas sans rappeler ceux d'un Jiǎ Zhāng-Kē (d'ailleurs acteur dans le film), une ambiance post-apocalyptique qui donne lieu à des scènes d'une beauté sidérante, avec ces meutes de chiens qui semblent tenir la porte des enfers. Guǎn Hǔ, jusqu'ici spécialiste de produits très commerciaux, signe un drôle de film, où la fureur succède au silence, où un personnage mutique trouvera sa voix/voie, son humanité grâce à l'animal traqué.
Je suis resté perplexe devant cette histoire de chinois mutique de retour de prison - présumé coupable d’assassinat - qui s’apitoie sur le sort d’un lévrier noir agressif dans une Chine miséreuse aux limites du désert de GOBI. Au bout d’1h 30 interminable, on entendra du Pink Floyd devant une éclipse à 1 semaine des JO de 2008 à Pékin. Et on ne s’étonnera pas qu’un tigre erre dans les rues désertées par les curieux de l’éclipse. Nébuleux et lent : adapté à l’intelligentsia cannoise...
Film chinois pas mal qui propose de beaux plans de paysage notamment. L'intrigue tourne autour d'un amour entre un chien et son maitre, le chien est très agressif au départ et se révèle être très affectueux prenant même la défense de son maître. L'endroit où se déroule l'histoire, Chixia, est une ville avec un climat assez compliqué (tornade, grêle, neige) où la violence semble être la solution. Quelques passages lents contemplatifs. Plaisir de retrouver la musique de Pink Floyd
Une parabole splendide. Rarement la Chine continentale nous avait offert une oeuvre de cette classe. La qualité artistique ET la qualité technique sont au niveau du meilleur cinéma mondial, et ceci sans les effets spéciaux auxquels nous avons été malheureusement habitués. L'acteur principal est taiwanais; son interview à Cannes est superficielle et sans intérêt; on sent un ego sur-dimensionné. Mais son jeu est à la hauteur du film.
Un western chinois avec une très belle photographie, une atmosphère de film indé américain transposé dans la chine de la fin des années 90. L'acteur principal habite vraiment le film ainsi que le levrier qui devient son fidèle compagnon. Les chiens sont d'ailleurs selon moi l'image de ces populations chassées de leurs domiciles pour moderniser cette chine à course forcée
Un vrai choc. . Sans doute le film le plus bouleversant de ce début d’année. Le cinéaste nous propose une vision apocalyptique de son pays, la Chine, ou l’abandon des plus faibles, le cruauté et le retour à l’etat sauvage sont le quotidien des habitants d une région qui se prépare à célébrer les futurs JO. Et pourtant on a l’impression d’etre au moyen âge, ou après une catastrophe nucléaire. Et bien sûr, dans cette océan de tristesse et de misère, la sauvagerie ordinaire cible les plus démunis. ici ce ne sont pas les migrants que l’on stigmatise et élimine, ce sont les chiens. Le cinéaste nous conte, avec peu de dialogues et des plans extraordinaires, la rencontre entre un ex taulard taiseux et mystérieux, et un opiniâtre lévrier noir qui devient son alter égo, et qui lui offre une sorte de réfemption. On ne sait plus qui protège l’autre ni comment survivre sans cet ami. Rien de plus … mais c’est déjà beaucoup , et c’est bouleversant. J’ajouterai que la musique de PinkFloyd, âpre et inquiétante, y fait merveille. Ne vous privez pas de ce bijou qui me conforte dans l’idée que désormais le grand cinéma, ça se passe souvent en Asie
Belle réussite que ce film, Prix Un Certain Regard à Cannes 2024, qui raconte son histoire grâce à l'enchaînement des plans et pas du tout grâce au dialogue. Le film en comporte très peu, et le personnage principal est mutique pendant tout le film.
Avec plusieurs composantes impressionnantes. La première est l'utilisation des décors magnifiques du désert de Gobi et de ceux de la ville abandonné. Tous les personnages sont noyés au sein de ces décors et le réalisateur les utilisent pleinement pour créer un climat et des perspectives permanentes. Une autre composante est la présence de chiens qui pullulent dans cette ville, que les autorités locales veulent faire disparaître pour pouvoir reconstruire la ville et attirer les investisseurs. Les autorités traquent les chiens pour les enlever. Parmi ceux-ci le chien noir du titre qui rapporte beaucoup d'argent s'il est attrapé car il a la rage. Notre personnage principal décide de se mettre à sa recherche pour gagner la prime ; il sort de prison et n'est pas bien accueilli par les locaux. Les choses ne se dérouleront pas comme il le souhaite et le film évoluera vers plusieurs composantes où bien sûr des animaux et les humains auront un rôle très important. Le film contient quelques gags bienvenus, autour d'un pont effondré et le side-car qui essaie de passer. Il faut dire que le mutisme d'Eddie Peng conduit à ce comique de situation. Le film utilise, et c'est très rare, une chanson de Pink Floyd vers la fin, qui donne aux images un impact encore plus important : c'est une excellente idée.
L'amitié improbable d'un ex-détenu taiseux et d'un chien rejeté car soupçonné d'avoir la rage. Sur le papier, je vous avoue que ce n'est pas le meilleur des synopsis et il peut en dérouter plus d'un...
Je vous conseille de passer outre vos appréhensions car ce film est d'une poésie et d'une beauté à couper le souffle !!
Dans un décor désertique et lunaire d'un esthétisme renversant, chaque plan est soigné, travaillé et absolument magnifique !!
On assiste à la rencontre de ces deux êtres écorchés par la vie, qui s'acceptent sans se juger, qui se comprennent sans se parler et s'apprivoisent petit à petit...
Ce film nous baigne dans la contemplation et il est plutôt silencieux. Mais il est immergé d'un silence qui veut tout dire, comme si le récit voulait entrer en communion avec la nature et les chiens errants dans les rues laissées à l'abandon...
Au final, ces compagnons abandonnés par leurs maîtres sont empathiques et ont tellement plus de coeur que n'importe quel humain !!
C'est un film à l'esthétisme sans pareille, dans lequel le décor est autant important que le message.
Il véhicule de beaux messages comme le fait que tout monde a droit à une seconde chance, qu'il faut se méfier des apparences et que le respect à la nature est primordial car elle reprendra tôt au tard ses droits.
L'acteur principal est incroyable : toutes les émotions passent par son regard... Le fait qu'il ne prononce quasiment aucun mot augmente son intensité de jeu et c'est impressionnant !!
C'est un film qui ne peut laisser indifférent. J'ai été subjuguée et j'ai versé beaucoup de larmes (mon petit coeur de sensible a fondu) mais le message final est porteur d'espoir et ça fait tellement de bien !!
2025 nous offre de belles surprises et ce film en fait indéniablement partie ❤️
Je vous conseille d'aller le voir les yeux fermés vous ne le regretterez pas !
J’ai adoré « Black Dog » qui ne ressemble à pas grand chose que je connaissais. La photo est sublime, le cadre du désert de Gobi est aussi impressionnant que poétique et l’acteur principal a un charisme fou. Alors oui c’est lent et peu bavard mais l’image parle tellement bien que je suis restée complètement happée, hypnotisée. Un western chinois sur la solitude, la redemption et le règne animal comme possible lecture dystopique.
Film de la Chine en 2008 avec les JO de Pékin et la difficile et rapide mutation d’un pays qui s’éveille à la mondialisation. Rencontre entre un repris de justice sorti de prison et un chien noir soupçonné d’avoir la rage. J’ai pas eu d’émotion en regardant ce film qui pourtant était annoncé par les critiques. Peut-être faudra-t-il le revoir pour sentir cela. Mais bon..
Prix Un Certain Regard à Cannes, "Black Dog" se déroule dans un désert poussiéreux du nord de la Chine, où un ancien prisonnier est chargé de capturer des chiens errants avant une grande fête locale. Entre le western et le film existentiel, pas de grands discours, mais un regard précis sur des hommes cabossés, sur un monde qui avance sans eux. Le chien noir du titre devient plus qu’un animal : un double, un miroir, une sorte de frère muet du héros. La mise en scène, à la fois sèche et élégante, laisse de l’espace au silence, à la poussière, aux regards. C’est un film qui avance à pas feutrés, mais qui finit par frapper fort.
Le personnage principal de Black dog, ne parle quasiment pas. Juste sorti de prison, il se contente, pendant une bonne partie du film, de contempler les ruines de sa ville d'enfance qui se meurt, menacé par la famille du jeune garçon qu'il a tué.
On pense donc d'abord que ce film se situe dans une série d'oeuvres chinoises très noires, souvent déprimantes, comme People mountain, People sea, ou le polar Black coal.
Et puis Lang fait une série de rencontres qui change son existence : une jeune femme artiste dans un cirque ambulant et un chien retourné à l'état sauvage, à la silhouette extraordinaire (pour simplifier, une mante religieuse à pattes). Un chien tellement séduisant que l'acteur Eddie Peng l'a adopté à la fin du tournage.
Black dog devient alors une chronique attachante, d'une grande richesse. De grands évènements (les JO de Pékin, une éclipse de soleil, l'industrialisation du pays à marche forcée) viennent alors heurter avec douceur la vie quotidienne de Lang. Les évènements prennent des tours inattendus (j'ai eu plusieurs fois l'impression d'assister à la scène finale du film... qui rebondit alors).
Doté d'une image splendide, de décors qui constituent un personnage à part entière, et d'une interprétation de très haut niveau (à noter la présence du grand cinéaste Jia Zhang Ke dans un petit rôle), Black dog est captivant de bout en bout. Il offre en bonus plusieurs scènes d'anthologie, notamment la première, dans laquelle on voit une meute de chiens sauvages se précipiter sur une route, dans un décor de far-west.
Une chronique sociale mélancolique qui dresse le récit de l’amitié improbable entre un ancien détenu marginalisé et un chien errant dans la Chine désindustrialisée des laissés pour compte.