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Y Leca
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3,5
Publiée le 15 juillet 2026
Un héros solitaire, taiseux et ostracisé. Des paysages désertiques splendides, une ville décrépite vouée à la démolition, des chiens errants partout. Cela ne suffit pas à créer un chef d'oeuvre surtout que l'action est lente mais le charme opère. La rédemption s'opère grâce à l'amour unique des chiens, par-delà la mort.
Au vue de l'affiche du film, j'aurais dû me douter qu'il n'était pas pour moi : des chiens (dont des jappements qui n'en finissent pas) et une moto (et son bruit de moteur). Peu de dialogues, quelques chanson en bande son, et des jappements et des bruits de moteurs. Le scenario enfile les poncifs : le méchant charcutier qui vend des serpents cherche à se venger, la jolie jeune fille cherche l'amour... et les chiens courent toujours. Un personnage principal mutique mais qui aurait gagné à être travailler plus en profondeur : il ne parle pas et n'exprime rien. Une ville en voie de décrépitude, seule subsiste les anciennes échoppes. Heureusement, les images du désert de Gobi et son immensité rocailleuse apportent un epu de vie dans ce film désespérant.
Une chronique sociale mélancolique qui dresse le récit de l’amitié improbable entre un ancien détenu marginalisé et un chien errant dans la Chine désindustrialisée des laissés pour compte.
Un film stéréotypique du cinéma (d'auteur) chinois : de jolis plans, une atmosphère singulière, mais un scénario improductif qui se regarde un peu trop le nombril. Beaucoup d'éléments vont et viennent, parfois sans réel ancrage ni resolution.
Le chien et l’homme se trouvent. Unis par leur solitude. Le film n’est pas très gai. Tout y est terne et triste. Paysages comme personnages. On s’égare vite dans cette ambiance morose.
Black Dog (Gou Zhen) est une excellente surprise et une œuvre d'une grande poésie visuelle. Le
réalisateur Guan Hu nous plonge dans une Chine en pleine mutation, à la veille des Jeux Olympiques de 2008, à travers les paysages désolés et quasi-apocalyptiques d'une ville minière en déclin à la lisière du désert de Gobi. Visuellement, le film est une claque absolue : la photographie est somptueuse et chaque plan large met parfaitement en valeur l'immensité du décor face à la solitude des personnages.
spoiler: L'histoire de ce condamné en liberté conditionnelle et mutique (interprété avec une incroyable retenue par Eddie Peng) qui se lie d'amitié avec un lévrier noir rebelle est d'une pudeur magnifique. Le film évite brillamment le piège du mélo larmoyant ou de la niaiserie. C'est brut, parfois âpre, mais profondément humain. Cette relation entre l'homme et l'animal devient le symbole d'une seconde chance mutuelle dans un monde qui les a tous les deux abandonnés.
Le rythme très contemplatif et quelques petites longueurs au milieu du récit l'empêchent d'atteindre la note maximale, mais l'ambiance unique, la beauté de la mise en scène et la force de ce duo insolite en font un grand moment de cinéma. Un voyage poignant et singulier qui reste en tête bien après le générique. Je recommande vivement !
Comment ce film peut il être au dessus de 4 ? L’histoire est basée sur un scénario stupide doublée d’une image très moche dans ce désert au milieu de nulle part.
Une œuvre à l’esthétique très soignée et une ambiance feutrée malgré un scénario relativement simple. Un excellent film qui mérite d’être regardé et apprécié.
Je suis resté perplexe devant cette histoire de chinois mutique de retour de prison - présumé coupable d’assassinat - qui s’apitoie sur le sort d’un lévrier noir agressif dans une Chine miséreuse aux limites du désert de GOBI. Au bout d’1h 30 interminable, on entendra du Pink Floyd devant une éclipse à 1 semaine des JO de 2008 à Pékin. Et on ne s’étonnera pas qu’un tigre erre dans les rues désertées par les curieux de l’éclipse. Nébuleux et lent : adapté à l’intelligentsia cannoise...
Voici un film chinois bien singulier sur deux âmes perdues qui se rencontrent et s'apprivoisent. La rédemption serait ainsi le maître mot de l'histoire sur un fond politique, celui d'une Chine qui se modernise alors que certains sont mis de côté et que d'autres tentent de survivre comme ils le peuvent en capturant, par exemple, des chiens errants. Si certaines longueurs étaient évitables, ce long-métrage est tout de même intéressant à visionner par les paysages magnifiques qu'il nous montre, notamment le désert de Gobi, mais aussi par son côté très contemplatif, un peu comme certains hommes qui acceptent leur destin alors que d'autres sont en perpétuelle recherche d'une quête..
Sentiment mitigé sur ce film. Sans doute lié aux louanges critiques unanimes quand on le rattrape sur le tard. La photo et le cadre sont splendides. J'adore Pink Floyd et Another Brick in the wall, Mother et Hey you apportent à la splendeur (le héros mutique est fà de The Wall comme en témoigne l'affiche de sa chambre, même s'il porte aussi un t-shirt animals). Autre joli moment, l'interprétation des recuerdos de la Alhambra de T'arrêtais sur une guitare classique qui traîne dans les décombres de cette ville fantôme. Voilà pour mes biais positifs envers ce film. Pour les négatifs, je ne suis pas trop fan de chiens. Comme pour la fable hongroise White dog, il me manque cette empathie pour ces animaux qui doit enchàter certains. Le propos quasi post-apocalyptique, un peu ironique, est plutôt abscon. On dirait que le réalisateur, jusque là adepte de gros films de guerre, s'est dit qu'il allait faire un film de festival, en se faisant fort de n'oublier aucun des clichés qui vont de pair. Grosse limite donc malgré la séduction de l'œuvre
Le problème de ce film, au demeurant particulièrement bien filmé, est pour moi plusieurs défauts dissuasifs. D’abord, un misérabilisme exacerbé. Par les temps qui courent, on n’a vraiment pas besoin de ça, même si on peut comprendre que la lisière du désert de Gobi en Chine n’est pas un long fleuve tranquille. Ensuite, la longueur, exagérée, car il ne se passe pas grand chose et des scènes sont répétitives. Enfin, la mise en scène mettant trop peu en valeur l’histoire de cette amitié entre un homme, un peu caricatural, et un chien, et heureusement que la scène finale montrant l’homme sur sa moto avec le chien dans son dos visiblement heureux d’être là relève le niveau de l’ensemble. Techniquement bien mais je n’ai pas apprécié.
Un héros mutique, une ville fantomatique au bout du monde, qui milieu de nulle part, le désert, des chiens errants. La photo, les palettes de couleurs, tout est très travaillé et stylisé, pour donner cette impression de western post-apocalyptique. On n'était pas loin du chef-d'oeuvre, malheureusement le scénario est un peu bancal.
À la croisée du western contemporain et du drame social, le film raconte avec une grande pudeur la rencontre entre deux êtres cabossés, un homme et un chien, liés par une même solitude. Cette relation, à la fois rude et profondément tendre, devient le cœur émotionnel d’un récit marqué par la rédemption et la quête d’une place dans un monde en mutation. Porté par une esthétique saisissante et un minimalisme habité, Black Dog est une œuvre envoûtante, à la fois âpre et bouleversante.