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CINÉ FEEL
83 abonnés
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5,0
Publiée le 28 mars 2025
Un vrai choc. . Sans doute le film le plus bouleversant de ce début d’année. Le cinéaste nous propose une vision apocalyptique de son pays, la Chine, ou l’abandon des plus faibles, le cruauté et le retour à l’etat sauvage sont le quotidien des habitants d une région qui se prépare à célébrer les futurs JO. Et pourtant on a l’impression d’etre au moyen âge, ou après une catastrophe nucléaire. Et bien sûr, dans cette océan de tristesse et de misère, la sauvagerie ordinaire cible les plus démunis. ici ce ne sont pas les migrants que l’on stigmatise et élimine, ce sont les chiens. Le cinéaste nous conte, avec peu de dialogues et des plans extraordinaires, la rencontre entre un ex taulard taiseux et mystérieux, et un opiniâtre lévrier noir qui devient son alter égo, et qui lui offre une sorte de réfemption. On ne sait plus qui protège l’autre ni comment survivre sans cet ami. Rien de plus … mais c’est déjà beaucoup , et c’est bouleversant. J’ajouterai que la musique de PinkFloyd, âpre et inquiétante, y fait merveille. Ne vous privez pas de ce bijou qui me conforte dans l’idée que désormais le grand cinéma, ça se passe souvent en Asie
Y'avait du gros potentiel, en fait l'idée est super, et le déroulé narratif (dans le principe) plutôt bien.
Sauf que la mise en œuvre sonne à mon sens terriblement faux, et du coup ça fonctionne très mal. Le plus emblématique (mais il n'y a (malheureusement) pas que ça) : ce personnage taiseux de façon bien trop caricaturale et forcée, poussant les autres protagonistes à faire les questions et les réponses jusqu'à l'absurde, pour des scènes pas du tout crédibles tournant régulièrement au ridicule :/. Les comportements des personnages sont aussi régulièrement pétris d'incohérences. On a aussi bien trop d'ellipses/hors-champ qui tombent à plat quand au contraire les évènements appellent de l'intensité (et le procédé est utilisé de façon trop régulière, mécanique, artificielle). Même la superbe photographie prend des aspects esthétisants qui en fait trop - tout le temps, à en devenir lassant et puis finalement hors de propos.
Pourtant tout était là pour une œuvre touchante, tant portrait de laissés pour compte que d'une Chine écrasée par le poids d'un progrès décrété et subi.
Mais tout ça ne fonctionne donc qu'en demi-teinte ; et avec une lenteur exagérée, aussi. Même si la photographie est donc très belle (mais dessert limite l'émotion) ; et le personnage canin réellement touchant, le seul vraiment convaincant (en même temps, c'est le rôle titre ;)).
Une magnifique photographie (couleurs, textures), dans une ville désertique aux portes du désert de Gobi, envahie par des chiens errants. On reste un peu sur notre faim avec un héros placide, qui lance 5 phrases à tout casser dans le film (on se demande parfois « mais, il est muet ? » puis « ah non c’est vrai il a prononcé une phrase il y a 20 min »). L’amitié avec le chien noir est intéressante mais s’installe trop rapidement, on a du mal à y croire. En résumé : une très belle coquille, mais un peu vide.
Une première heure formidable. Par l’efficacité de la narration, qui repose sur la construction et le montage cinématographique (les dialogues sont rares, les deux personnages principaux étant un taiseux et un chien !). Par l’univers que le spectateur découvre : une ville agonisante aux allures de ville fantôme, perdue dans des immensités désertiques superbement filmées. Un univers westernien, revendiqué par Guan Hu, avec ses virevoltants poussés par le vent et même un début calqué sur une scénographie typique du western, avec le bus en guise de diligence et la meute de chiens dévalant vers elle en guise d’Indiens. La difficulté de réintégration de ce taulard récemment libéré et l’évolution de sa relation avec le chien considéré lui aussi comme un paria donne une succession de très belles scènes, non dénuées d’humour par moments, le tout sur fond des profondes mutations de la Chine contemporaine (abandon de régions entières ; organisation des Jeux Olympiques, à la fois vitrine du pays et ferment de patriotisme). Mais le film ne tient pas la distance. Une fois tous ces ingrédients présentés, on a l’impression que le cinéaste ne sait plus trop où aller : alors on a du mal à comprendre certaines attitudes ou comportements (spoiler: les passages sur le petit pont branlant) . Et il cède à des facilités manquant de cohérence qui visent plutôt l’esbrouffe,spoiler: comme la scène de l’éclipse ou celle de la déambulation des animaux (le tigre est très photogénique) libérés dans la ville. Dommage.
L 'histoire est tirée par les cheveux Le montage est plus approximatif Le scénario est sans surprise Aucun sujet n'apporte de réelles réflexions Pourtant j'avais été séduit par la bande-annonce Le personnage principal ne parle presque pas
Je suis habitué aux films asiatiques , par exemple l'excellent film de Kim ki Duke "Locataires" ou le personnage principal ne parle pas du tout , Ici peu de dialogue mais aussi peu d'émotions, les scènes avec le chien sont moyennes, la technique de montrer des chiens partout façons film d'horreur est juste ridicule. On est plus sur un film amateur que sur une oeuvre primée à Cannes.
Et bien cela faisait longtemps que je n’avais été touché par un film! Le travail de la photographie est superbe et cette parabole sur un monde qui se détruit et sur cette redemption est magnifique! La bande-son est aussi extraordinaire, ps de musique ou du moins je ne crois pas, mais le bruit des trains qui passent en arrière plan comme pour montrer le monde qui passe derrière cette société perdue! Un film à decouvrir
Une atmosphère très étrange, presque irréelle, qui vous prend complètement. Un film brut, avec une histoire brute, des personnages "bruts de décoffrage", et parfois brutaux... Une part d'onirisme et de poésie triste. Un vrai bijou de cinéma.
Bienvenue en Chine, et plus précisément dans une petite ville, pas très loin du désert de Gobi, qui semble avoir été ravagée par la guerre, et qui a aussi la particularité d’être envahie par des chiens errants, pourchassés par la police locale. Parmi ceux-ci, il y a un très beau lévrier noir, accusé d’avoir la rage et qui va attirer la sympathie d’un homme (Eddie Peng) mutique, de retour dans cette ville qu’il a quittée il y a quelques années, après avoir fait de la prison, alors qu’il était une star locale. Que s’est -il passé ? On l’apprendra au fil des minutes dans ce film signé Weizhe Gao, assez avare en dialogue, mais en revanche, riche en (très belles) images, avec des plans magnifiques sur la nature, mais aussi sur cette ville fantôme délabrée, qui contraste terriblement avec la Chine officielle, montrée lors des Jeux olympiques de 2008... époque où se déroule l'intrigue. Black dog est une œuvre sombre, pour raconter la solitude d’un homme qui doit se reconstruire dans une ville peu accueillante et où les chiens font quasiment partie du décor. Un film à la mise en scène magnifique, qui prend par moment des allures de western, qui a pour effet de nous faire presque oublier le monde qui nous entoure, durant 1h50. Le plus beau film mettant en scène des hommes et des chiens depuis le Dogman de Matteo Garrone en 2018. https://www.hop-blog.fr/black-dog-film-de-weizhe-gao-une-vie-de-chien/
Premier plan : caméra fixe, le désert, et soudain le choc de cette impressionnante meute de chiens qui envahit l'image. C'est tout l'esprit du film : iconoclaste et gentillement provocateur. Black dog évoque un sujet majeur : la transformation de la nature humaine par la civilisation. Deux chiens fous y résistent avec peine : le Black dog et le personnage de Lang. L'un sort de prison, l'autre veut y échapper, et tous les deux pissent sur le même mur de cette ville qui se transforme à l'instar de l'ensemble de la Chine. C'est un film profond où rien n'est explicite. Guan Hu laisse le spectateur comprendre par lui-même. Aucune phrase ne vient expliquer, aucun plan n'est de trop, et pourtant tout est limpide. C'est un film également incroyablement créatif car Guan Hu a réussi à créer l'atmosphère d'un western dans le Grand ouest chinois : image du désert de Gobi, vent, ville presque fantôme, bruit lancinant des trains et règlements de compte, sur une image aux teintes grisées avec exagération des contrastes... et la musique de Pink Floyd. Une belle surprise cinématographique.
Du grand cinéma en cinémascope. Les mœurs sont brutales, la technique est sophistiquée. Les animaux sont extra-ordinaires et extrêmement charismatiques, on pense à L'île aux chiens de Wes Anderson, c'est mieux. La performance de l'acteur principal, Eddy Peng, est époustouflante, il n'a jamais été aussi beau.
j en suis sorti la larme a l'œil tant cet échange e regard et cet unique sourire de Lang m'ont touché dans ce final sobre et intense ,la marche lente dans la ville du tigre libéré est pour moi une des plus belles séquence de tout le cinéma ce film est magnifique du début a la fin,et je suis désolé qu'il ne sorte qu'au compte goutte même dans les salles art et essais
Ce film tient en haleine grâce à ce personnage mutique et attachant mais à force d attendre... nous sommes saisis par le générique de fin. La photo est la seule réussite incontestable Je n' oserais pas le conseiller .
Une ambiance travaillée Qq séquences spectaculaires surtout la première bien filmée Mais aussi bcp d’ennui avec un acteur principal qui ne dira pas un mot Et puis la reconstruction, d’un ancien assassin grâce à son amitié avec un chien … mince comme scénario Enfin pourquoi donner un titre anglais à un film chinois qui sort en France ? le chien noir, ça n’allait pas ?
Le décor est glauque, le scénario pas terrible, l'acteur principal ne décroche pas un mot de tout le film, bref je ne comprends pas l'engouement autour de ce film qui pour ma part m'a royalement barbé !