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Mim Mim
7 critiques
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5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Superbe film..Une ode à la liberté. Superbe interprétation de tous les acteurs mais surtout de Eddie Peng qui avec peu de mots nous entraîne sur son ès belles images et musique
Un film d’une beauté et d’une originalité extraordinaires. Le spectateur est transporté dans un autre univers aussi désertique que l’éloquence du personnage principal. Les silences portent et touchent. L’histoire et les personnages sont extrêmement touchants, l’amitié entre le héros et le chien font chavirer le cœur avec délicatesse. Aucune touche en trop. C’est triste, beau, désespérant et en même temps plein d’espoir, excellemment filmé. On versé qq larmes mais on rit aussi. Un pur chef d’œuvre.
Un bon film avec un cadre naturel qui rappelle l'exode forcé de chinois à cette époque et qui est encore d'actualité. Le Cas des chiens errants dans ces régions est saisissant. une Bonne histoire bien réalisée.
Très beau film par son image et surtout par le développement qui est fait de cette Chine rurale a abandonné du désert de Gobi en pleine préparation des JO à Pékin, à l'autre bout du pays. Le film avait tout pour plaire avec ces innombrables chiens et quelques scènes sympas, mais les développements suggérés (ce qui n'est pas pour me déplaire au contraire) sont parfois peu cohérents ou peu utiles... ça reste un beau film mais déçu pour ma part
Ce film avec des décors du désert de Gobi en toile de fond prend des allures de western d’autant que le récit mettant en scène un marginal sortant de prison se prenant d’affection pour un chien errant alors qu’il a pour travail d’éliminer les chiens de la région détonne avec son humour noir et sa manière de dépeindre la Chine du début du millénaire. La réalisation soignée met à l’honneur un bien étrange personnage principal dont le mutisme embrasse cette réalisation rude aux paysages fantomatiques. Un film singulier, aux touches poétiques de cette improbable amitié.
BLACK DOG (« Gou Zhen », soit Combat de chiens, en mandarin) de Guan Hu
Lang revient dans sa ville natale après un séjour en prison. Ancienne ville minière industrielle aux portes du désert de Gobi, la ville est exsangue de ses habitants. Ils sont partis abandonnant leurs chiens. En 2008, à la vieille des jeux Olympiques la ville est en proie à de grands changements. Les animaux sont revenus à l’état sauvage et vivent en meutes aux alentours de la ville.
Dans ce road-movie de sa ville en destruction, Lang n’a rien à dire aux hommes, qu’il laisse parler à sa place. Il est au ban de sa communauté, elle-même au ban de la société chinoise qui avance à grande vitesse. Il se rapproche d’un lévrier noir. Les deux aux mêmes caractéristiques physiques, racés et élancés, se découvrent de nombreux points communs. Lang héros mutique sur sa moto dans une ville qui se meurt et Black Dog, tel Anubis associé aux chiens errants, gardien des nécropoles.
Black Dog est visuellement d’une redoutable beauté. La mise en scène minimaliste brille par sa sobriété, avec une quasi-absence de gros plans. Elle s’inscrit en contradiction aux grosses productions hollywoodiennes. Les images très travaillées, font de chaque plan-séquence un élément narratif fort. Tout comme Lang nous sommes spectateurs des grandes mutations architecturales qui impactent les paysages urbains et marquent socialement les habitants de ces villes chinoises. Récemment « Les Feux Sauvages » de Jia Zhangke abordait la même thématique de ces grandes transformations à marche forcée qui viennent bouleverser la vie des gens et créaient des laissés pour compte dans la société chinoise. Le même Jia Zhangke qui apparaît dans le film sous les traits du personnage de Yao. Guan Hu et Jia Zhangke sont de cette sixième génération de réalisateurs dont les œuvres respectives s’intéressent à « l’envers du miracle économique chinois ». Tout comme leur plus jeune compatriote Xiaogang Gu avec son superbe « Séjour dans les monts Fuchun », qui nous laisse orphelin de la suite de l’évolution de cette famille.
Depuis quelques décennies un grand cinéma chinois arrive jusqu’à nous. Les réalisateurs extrêmement talentueux font des propositions cinématographiques qui cassent les codes de ce que nous pouvions découvrir en occident. Ces films nous racontent la difficulté de s’adapter à un monde en mouvement, qui créait dans la société chinoise l’isolement, la pauvreté, le crime, etc. Cette liste de chefs d’œuvre n’est pas exhaustive tant il y a dans cet immense pays des réalisateurs et artistes polyformes hors norme (A Touch of Sin, Au-delà les montagnes, Les Eternels, Black Coal, Le lac des oies sauvages, etc.). Black Dog est de ces films qui nous habitent longuement après le clap de fin…
Black Dog (Chine – 1h50) de Guan Hu avec Eddie Peng, Tong Liya, Jia Zhangke, Zhang Yi, Zhou You et Xin, le chien noir
Très bien filmé rythmé ,nous suivons les errances d'un personnage atypique et taiseux dans un décor désertique type "fin du monde ou mad max..... un parfum sucré salé un peu indéfinissable et assez envoutant ... Pourrait on dire de notre principal personnage qu'il préfère l'animal moche et puant plutôt que l'homme et de ses travers qu'il ne supporte pas ou plus...
Belle réussite que ce film, Prix Un Certain Regard à Cannes 2024, qui raconte son histoire grâce à l'enchaînement des plans et pas du tout grâce au dialogue. Le film en comporte très peu, et le personnage principal est mutique pendant tout le film.
Avec plusieurs composantes impressionnantes. La première est l'utilisation des décors magnifiques du désert de Gobi et de ceux de la ville abandonné. Tous les personnages sont noyés au sein de ces décors et le réalisateur les utilisent pleinement pour créer un climat et des perspectives permanentes. Une autre composante est la présence de chiens qui pullulent dans cette ville, que les autorités locales veulent faire disparaître pour pouvoir reconstruire la ville et attirer les investisseurs. Les autorités traquent les chiens pour les enlever. Parmi ceux-ci le chien noir du titre qui rapporte beaucoup d'argent s'il est attrapé car il a la rage. Notre personnage principal décide de se mettre à sa recherche pour gagner la prime ; il sort de prison et n'est pas bien accueilli par les locaux. Les choses ne se dérouleront pas comme il le souhaite et le film évoluera vers plusieurs composantes où bien sûr des animaux et les humains auront un rôle très important. Le film contient quelques gags bienvenus, autour d'un pont effondré et le side-car qui essaie de passer. Il faut dire que le mutisme d'Eddie Peng conduit à ce comique de situation. Le film utilise, et c'est très rare, une chanson de Pink Floyd vers la fin, qui donne aux images un impact encore plus important : c'est une excellente idée.
C'est un film magnifique, pétri d'humanité dans un monde qui ne l'est pas. L'homme et le chien apprennent à se connaître, l'un aussi rebelle que l'autre. Et les deux s'en retrouvent grandis. Il n'y a pas de maître, de dominant ou de dominé, juste deux esprits libres. L'un humain, l'autre animal et franchement c'est très beau je conseille vivement.
Bon, soyez prévenus, ce film est d'une certaine lenteur. Oserais-je dire d'une lenteur certaine. A tel point que certains décrocheront. Entre un héros (très) taciturne sortant de prison, et un récit qui mise sur l'ambiance. Néanmoins, "Gou Zhen" est un drame réellement intéressant. D'abord visuellement c'est somptueux. Dès les premiers plans, le réalisateur en met plein la vue avec ces panoramas du désert de Gobi. Puis il nous emmène dans cette ville décrépie et semi-abandonnée : entre les rues désertes, les annonces des autorités aux haut-parleurs, et les métiers improbables (chasseur de chien, éleveur de serpents...), on a l'impression de se trouver devant une oeuvre post-apocalyptique ! Il y a là d'ailleurs un message assez fort sur une certaine Chine laissée à l'abandon. Alors que les grandes villes continuent d'exploser, et que la capitale s'apprête à recevoir les Jeux Olympiques (l'histoire se passe en 2008). L'arc dramatique du héros, et du chien errant auquel il va s'attacher, fonctionne sur la longueur. Grâce à des scènes poignantes, et un jeu en finesse de Eddie Peng, qui parle peu. Je regrette simplement des éléments pas forcément utiles au récit (la présence de la danseuse, par exemple), dont la suppression aurait pu atténué la lenteur.
Beaucoup d’émotions qui arrivent l’air de rien. On suit la construction d’une histoire d’amour entre un homme et un Chine, la deconstruction d’une ville, la fin d’une relation père fils, le pardon dans une famille. Et les couleurs qui petit à petit colorent les paysages… c’est beau émouvant
Un film beau et soigné, sur la redemption, la solitude et l’amitié qui lie l’homme à son meilleur ami canin avec qui il se trouve plus de points commun qu’avec ses semblables humain, avec en toile de fond les bouleversements profonds du développement chinois à marche forcé.
Bien que l'image soit très belle et l'atmosphère d'ensemble réussie, le silence quasi constant du personnage ne suffit pas à créer l'intensité que le film voudrait se donner. Le scénario assez stéréotypé est tout de même compensé par la finesse de la relation entre chiens et humains, qui parvient finalement à nous toucher
Lang revient dans sa ville natale après une longue absence. Il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants. C’est à cette occasion qu’il va se lier d’amitié avec l’un d’entre eux, marquant ainsi un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires…
Ce qui frappe en premier lieu ici, c’est l’impressionnante beauté plastique qui se dégage du film. D’entrée de jeu, on est frappé par l’immensité du paysage qui se dévoile sous nos yeux, la rudesse et l’hostilité du désert d’un côté et l’extrême pauvreté et la déliquescence de la ville où se déroule l’histoire de l’autre.
On y fait la rencontre de deux laissés-pour-compte, Lang un jeune homme mutique qui vient de purger une peine de prison et un lévrier noir comme la suie et terriblement farouche. Ils étaient fait pour se rencontrer, le destin va les réunir de la plus drôle des façons spoiler: (lorsqu’ils urinent chacun leur tour en bas d’une tour HLM, l’un pour se soulager, l’autre pour marquer son territoire).
Tourné dans une simili ville fantôme qu’est Hongliuyuan, dans le district de Guazhou (dans la province du Gansu), ainsi que dans le désert de Gobi, le film de Guan Hu détonne et ne laisse pas indifférent, surtout après son blockbuster La Brigade des 800 (2020). On le retrouve aux commandes d’un film épuré, privilégiant les panoramiques pour mieux nous rendre compte des impressionnants et magnifiques paysages désertiques (la photo est sublime). Le résultat donne l’impression de voir un film post-apo, le tout, transcendé par la . de Pink Floyd - The Wall ("Mother" & "Hey You").
Derrière cette histoire de rédemption et d’apprivoisement, se cache aussi un sous-texte, celui de la Chine d’aujourd’hui qui se modernise à marche forcée tout en laissant sur le bas-côté, toute une frange de la population, tout en n’oubliant jamais de leur inculquer (façon, lavage de cerveau) par le biais des hauts-parleurs disséminés dans toute la ville, comment ils doivent se comporter.
Le film n’est pas exempt de défauts spoiler: (le scénario y va à font dans la symbolique parfois lourdingue, comme les scènes avec le père de Lang ou celles avec le pont brinquebalant que Lang souhaite franchir coûte que coûte). Black Dog (2025) 狗阵 risque de diviser mais ne laissera pas indifférent, ça c’est certain.