Black Dog
Note moyenne
4,0
3159 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

253 critiques spectateurs

5
39 critiques
4
117 critiques
3
58 critiques
2
30 critiques
1
8 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2025
BLACK DOG (« Gou Zhen », soit Combat de chiens, en mandarin) de Guan Hu

Lang revient dans sa ville natale après un séjour en prison. Ancienne ville minière industrielle aux portes du désert de Gobi, la ville est exsangue de ses habitants. Ils sont partis abandonnant leurs chiens. En 2008, à la vieille des jeux Olympiques la ville est en proie à de grands changements.
Les animaux sont revenus à l’état sauvage et vivent en meutes aux alentours de la ville.

Dans ce road-movie de sa ville en destruction, Lang n’a rien à dire aux hommes, qu’il laisse parler à sa place. Il est au ban de sa communauté, elle-même au ban de la société chinoise qui avance à grande vitesse.
Il se rapproche d’un lévrier noir. Les deux aux mêmes caractéristiques physiques, racés et élancés, se découvrent de nombreux points communs. Lang héros mutique sur sa moto dans une ville qui se meurt et Black Dog, tel Anubis associé aux chiens errants, gardien des nécropoles.

Black Dog est visuellement d’une redoutable beauté. La mise en scène minimaliste brille par sa sobriété, avec une quasi-absence de gros plans. Elle s’inscrit en contradiction aux grosses productions hollywoodiennes.
Les images très travaillées, font de chaque plan-séquence un élément narratif fort. Tout comme Lang nous sommes spectateurs des grandes mutations architecturales qui impactent les paysages urbains et marquent socialement les habitants de ces villes chinoises.
Récemment « Les Feux Sauvages » de Jia Zhangke abordait la même thématique de ces grandes transformations à marche forcée qui viennent bouleverser la vie des gens et créaient des laissés pour compte dans la société chinoise. Le même Jia Zhangke qui apparaît dans le film sous les traits du personnage de Yao.
Guan Hu et Jia Zhangke sont de cette sixième génération de réalisateurs dont les œuvres respectives s’intéressent à « l’envers du miracle économique chinois ». Tout comme leur plus jeune compatriote Xiaogang Gu avec son superbe « Séjour dans les monts Fuchun », qui nous laisse orphelin de la suite de l’évolution de cette famille.

Depuis quelques décennies un grand cinéma chinois arrive jusqu’à nous. Les réalisateurs extrêmement talentueux font des propositions cinématographiques qui cassent les codes de ce que nous pouvions découvrir en occident. Ces films nous racontent la difficulté de s’adapter à un monde en mouvement, qui créait dans la société chinoise l’isolement, la pauvreté, le crime, etc.
Cette liste de chefs d’œuvre n’est pas exhaustive tant il y a dans cet immense pays des réalisateurs et artistes polyformes hors norme (A Touch of Sin, Au-delà les montagnes, Les Eternels, Black Coal, Le lac des oies sauvages, etc.).
Black Dog est de ces films qui nous habitent longuement après le clap de fin…

Black Dog (Chine – 1h50) de Guan Hu avec Eddie Peng, Tong Liya, Jia Zhangke, Zhang Yi, Zhou You et Xin, le chien noir
Bodou11
Bodou11

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Très bien filmé rythmé ,nous suivons les errances d'un personnage atypique et taiseux dans un décor désertique type "fin du monde ou mad max.....
un parfum sucré salé un peu indéfinissable et assez envoutant ...
Pourrait on dire de notre principal personnage qu'il préfère l'animal moche et puant plutôt que l'homme et de ses travers
qu'il ne supporte pas ou plus...
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

21 abonnés 702 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2025
Belle réussite que ce film, Prix Un Certain Regard à Cannes 2024, qui raconte son histoire grâce à l'enchaînement des plans et pas du tout grâce au dialogue. Le film en comporte très peu, et le personnage principal est mutique pendant tout le film.

Avec plusieurs composantes impressionnantes. La première est l'utilisation des décors magnifiques du désert de Gobi et de ceux de la ville abandonné. Tous les personnages sont noyés au sein de ces décors et le réalisateur les utilisent pleinement pour créer un climat et des perspectives permanentes. Une autre composante est la présence de chiens qui pullulent dans cette ville, que les autorités locales veulent faire disparaître pour pouvoir reconstruire la ville et attirer les investisseurs. Les autorités traquent les chiens pour les enlever. Parmi ceux-ci le chien noir du titre qui rapporte beaucoup d'argent s'il est attrapé car il a la rage.
Notre personnage principal décide de se mettre à sa recherche pour gagner la prime ; il sort de prison et n'est pas bien accueilli par les locaux. Les choses ne se dérouleront pas comme il le souhaite et le film évoluera vers plusieurs composantes où bien sûr des animaux et les humains auront un rôle très important.
Le film contient quelques gags bienvenus, autour d'un pont effondré et le side-car qui essaie de passer. Il faut dire que le mutisme d'Eddie Peng conduit à ce comique de situation.
Le film utilise, et c'est très rare, une chanson de Pink Floyd vers la fin, qui donne aux images un impact encore plus important : c'est une excellente idée.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 168 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Film à l’ambiance froide et triste dans des décors mélancoliques et angoissants.
On s’attache volontiers au personnage principal et au chien.
LaFouine
LaFouine

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2025
C'est un film magnifique, pétri d'humanité dans un monde qui ne l'est pas.
L'homme et le chien apprennent à se connaître, l'un aussi rebelle que l'autre. Et les deux s'en retrouvent grandis. Il n'y a pas de maître, de dominant ou de dominé, juste deux esprits libres. L'un humain, l'autre animal et franchement c'est très beau je conseille vivement.
Redzing

1 455 abonnés 4 943 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2025
Bon, soyez prévenus, ce film est d'une certaine lenteur. Oserais-je dire d'une lenteur certaine. A tel point que certains décrocheront. Entre un héros (très) taciturne sortant de prison, et un récit qui mise sur l'ambiance.
Néanmoins, "Gou Zhen" est un drame réellement intéressant. D'abord visuellement c'est somptueux. Dès les premiers plans, le réalisateur en met plein la vue avec ces panoramas du désert de Gobi. Puis il nous emmène dans cette ville décrépie et semi-abandonnée : entre les rues désertes, les annonces des autorités aux haut-parleurs, et les métiers improbables (chasseur de chien, éleveur de serpents...), on a l'impression de se trouver devant une oeuvre post-apocalyptique !
Il y a là d'ailleurs un message assez fort sur une certaine Chine laissée à l'abandon. Alors que les grandes villes continuent d'exploser, et que la capitale s'apprête à recevoir les Jeux Olympiques (l'histoire se passe en 2008).
L'arc dramatique du héros, et du chien errant auquel il va s'attacher, fonctionne sur la longueur. Grâce à des scènes poignantes, et un jeu en finesse de Eddie Peng, qui parle peu. Je regrette simplement des éléments pas forcément utiles au récit (la présence de la danseuse, par exemple), dont la suppression aurait pu atténué la lenteur.
Canengagequemoi
Canengagequemoi

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Beaucoup d’émotions qui arrivent l’air de rien. On suit la construction d’une histoire d’amour entre un homme et un Chine, la deconstruction d’une ville, la fin d’une relation père fils, le pardon dans une famille. Et les couleurs qui petit à petit colorent les paysages… c’est beau émouvant
QuiGonVinz
QuiGonVinz

4 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
Un film beau et soigné, sur la redemption, la solitude et l’amitié qui lie l’homme à son meilleur ami canin avec qui il se trouve plus de points commun qu’avec ses semblables humain, avec en toile de fond les bouleversements profonds du développement chinois à marche forcé.
Oriane
Oriane

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2025
Bien que l'image soit très belle et l'atmosphère d'ensemble réussie, le silence quasi constant du personnage ne suffit pas à créer l'intensité que le film voudrait se donner. Le scénario assez stéréotypé est tout de même compensé par la finesse de la relation entre chiens et humains, qui parvient finalement à nous toucher
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 882 abonnés 8 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Lang revient dans sa ville natale après une longue absence. Il travaille pour la patrouille locale chargée de débarrasser la ville des chiens errants. C’est à cette occasion qu’il va se lier d’amitié avec l’un d’entre eux, marquant ainsi un nouveau départ pour ces deux âmes solitaires…

Ce qui frappe en premier lieu ici, c’est l’impressionnante beauté plastique qui se dégage du film. D’entrée de jeu, on est frappé par l’immensité du paysage qui se dévoile sous nos yeux, la rudesse et l’hostilité du désert d’un côté et l’extrême pauvreté et la déliquescence de la ville où se déroule l’histoire de l’autre.

On y fait la rencontre de deux laissés-pour-compte, Lang un jeune homme mutique qui vient de purger une peine de prison et un lévrier noir comme la suie et terriblement farouche. Ils étaient fait pour se rencontrer, le destin va les réunir de la plus drôle des façons spoiler: (lorsqu’ils urinent chacun leur tour en bas d’une tour HLM, l’un pour se soulager, l’autre pour marquer son territoire).


Tourné dans une simili ville fantôme qu’est Hongliuyuan, dans le district de Guazhou (dans la province du Gansu), ainsi que dans le désert de Gobi, le film de Guan Hu détonne et ne laisse pas indifférent, surtout après son blockbuster La Brigade des 800 (2020). On le retrouve aux commandes d’un film épuré, privilégiant les panoramiques pour mieux nous rendre compte des impressionnants et magnifiques paysages désertiques (la photo est sublime). Le résultat donne l’impression de voir un film post-apo, le tout, transcendé par la . de Pink Floyd - The Wall ("Mother" & "Hey You").

Derrière cette histoire de rédemption et d’apprivoisement, se cache aussi un sous-texte, celui de la Chine d’aujourd’hui qui se modernise à marche forcée tout en laissant sur le bas-côté, toute une frange de la population, tout en n’oubliant jamais de leur inculquer (façon, lavage de cerveau) par le biais des hauts-parleurs disséminés dans toute la ville, comment ils doivent se comporter.

Le film n’est pas exempt de défauts spoiler: (le scénario y va à font dans la symbolique parfois lourdingue, comme les scènes avec le père de Lang ou celles avec le pont brinquebalant que Lang souhaite franchir coûte que coûte).
Black Dog (2025) 狗阵 risque de diviser mais ne laissera pas indifférent, ça c’est certain.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
sylvain b.
sylvain b.

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2025
Primé à Cannes (un certain regard) le film se lance sur se personnage taiseux de retour dans son bled à l'orée du désert de Gobie apres un sejour en prison. La fermeture des champs pétroliers à provoqué un exode massif et la ville est quasi déserte.
Les chiens, abandonnés sur place par les humains partis chercher fortune ailleurs, ont pris possession des lieux. L'un d'entre eux, un levrier noir est particulièrement dans l'oeil des autorités locales qui les soupçonnent d'être le chef de ce gang canin qui terrorise le peu de population encore attachée à cette ville fantôme.
Bien évidemment les deux âmes vont se rencontrer et s'attacher l'un à l'autre.
Le film est assez lent et mal sonorisé (en VO) ce qui le rend assez pénible à suivre, mais les personnages haut en couleur sont intéressants, sauf le heros qui reste inexpressif tout au long du film. Le chien lui vole facilement la vedette.
A voir par curiosité mais cela reste optionnel.
AdeleBastien
AdeleBastien

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2025
Scène d'ouverture incroyable, et photo magnifique. Le film est gravé pour très longtemps dans nos esprits, cette relation magnifique entre cet homme (incarné par un acteur génial) et son chien (qui aurait mérité la Dog Palm à Cannes!) est bouleversante.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2025
On croirait un western.

Du sable de la sécheresse, un paysage un peu lunaire, une diligence remplacée par un bus. Dans une ville presque fantôme livrée aux meutes de chiens un aspect fin du monde servi par une image d'une remarquable beauté. Lang qui retourne dans sa ville de naissance sans que l'on connaisse la raison de se retour se trouve employé a traquer les chiens errants.

Un film envoutant, outre sa beauté formel. Les rapports humains sont là ceux entre Lang et son père. L'humanité entre Lang et un chien noir. Tout cela évoqué par touche en douceur grâce a une construction intelligente de ce film.

Un très grand film.
Fred ciné
Fred ciné

11 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2025
Un grand moment de cinéma. Des images incroyables, une ambiance , des métaphores permanentes. Un film qui reste gravé dans notre mémoire pour longtemps et qu on aura envie de revoir
Nath Visuals
Nath Visuals

86 abonnés 279 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2025
Black Dog est un bon film chinois réalisé avec une esthétique un peu particulière. Pendant un bon moment au début du film, j'ai cru qu'il avait été tourné en nuit américaine, ce qui donnait cette colorimétrie bien spécial avec ces montagnes très sombres. Puis j'ai remarqué qu'il y avait des ombres et que c'était donc impossible. Mais cette intuition est la preuve que ce film a quelque chose de spécial visuellement. Il use beaucoup des plans d'ensemble et nous situe dans ces lieux un peu montagneux, rocheux ou dans la ville avec ses lieux abandonnés.

Black Dog est donc l'histoire d'un homme dans une société ou plutôt dans une ville où un chien noir rode avec la rage. Il est recherché mais cet homme va aller à l'encontre de tout le monde et va devenir son meilleur ami.
Le film a deux particularités : d'abord, nous avons très peu de dialogues, du moins du personnage principal qui ne parle quasiment jamais et ensuite le fait que le film a été tourné avec des dizaines de chiens voir une centaine pour quelques scènes. C'est un défi incroyable qui est relevé.

BlackDog obtient le prix "Un certain regard" à Cannes et c'est le prix qu'en général on arrive pas trop à situer. Moi je le vois un peu comme le bon ou très bon film, qui mérite toute notre attention sans pour autant être meilleur que les autres. Alors qu'en fait c'est des films qui sont dans la sélection de ce prix et qui sont en parti financé par la France.

Bref, Black Dog est un bon film, original, très bien réalisé et avec des contraintes vraiment bien menés.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse