3194 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
258 critiques spectateurs
5
39 critiques
4
121 critiques
3
58 critiques
2
30 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
sylvain b.
3 abonnés
60 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 15 juillet 2025
Primé à Cannes (un certain regard) le film se lance sur se personnage taiseux de retour dans son bled à l'orée du désert de Gobie apres un sejour en prison. La fermeture des champs pétroliers à provoqué un exode massif et la ville est quasi déserte. Les chiens, abandonnés sur place par les humains partis chercher fortune ailleurs, ont pris possession des lieux. L'un d'entre eux, un levrier noir est particulièrement dans l'oeil des autorités locales qui les soupçonnent d'être le chef de ce gang canin qui terrorise le peu de population encore attachée à cette ville fantôme. Bien évidemment les deux âmes vont se rencontrer et s'attacher l'un à l'autre. Le film est assez lent et mal sonorisé (en VO) ce qui le rend assez pénible à suivre, mais les personnages haut en couleur sont intéressants, sauf le heros qui reste inexpressif tout au long du film. Le chien lui vole facilement la vedette. A voir par curiosité mais cela reste optionnel.
Scène d'ouverture incroyable, et photo magnifique. Le film est gravé pour très longtemps dans nos esprits, cette relation magnifique entre cet homme (incarné par un acteur génial) et son chien (qui aurait mérité la Dog Palm à Cannes!) est bouleversante.
Du sable de la sécheresse, un paysage un peu lunaire, une diligence remplacée par un bus. Dans une ville presque fantôme livrée aux meutes de chiens un aspect fin du monde servi par une image d'une remarquable beauté. Lang qui retourne dans sa ville de naissance sans que l'on connaisse la raison de se retour se trouve employé a traquer les chiens errants.
Un film envoutant, outre sa beauté formel. Les rapports humains sont là ceux entre Lang et son père. L'humanité entre Lang et un chien noir. Tout cela évoqué par touche en douceur grâce a une construction intelligente de ce film.
Un grand moment de cinéma. Des images incroyables, une ambiance , des métaphores permanentes. Un film qui reste gravé dans notre mémoire pour longtemps et qu on aura envie de revoir
Black Dog est un bon film chinois réalisé avec une esthétique un peu particulière. Pendant un bon moment au début du film, j'ai cru qu'il avait été tourné en nuit américaine, ce qui donnait cette colorimétrie bien spécial avec ces montagnes très sombres. Puis j'ai remarqué qu'il y avait des ombres et que c'était donc impossible. Mais cette intuition est la preuve que ce film a quelque chose de spécial visuellement. Il use beaucoup des plans d'ensemble et nous situe dans ces lieux un peu montagneux, rocheux ou dans la ville avec ses lieux abandonnés.
Black Dog est donc l'histoire d'un homme dans une société ou plutôt dans une ville où un chien noir rode avec la rage. Il est recherché mais cet homme va aller à l'encontre de tout le monde et va devenir son meilleur ami. Le film a deux particularités : d'abord, nous avons très peu de dialogues, du moins du personnage principal qui ne parle quasiment jamais et ensuite le fait que le film a été tourné avec des dizaines de chiens voir une centaine pour quelques scènes. C'est un défi incroyable qui est relevé.
BlackDog obtient le prix "Un certain regard" à Cannes et c'est le prix qu'en général on arrive pas trop à situer. Moi je le vois un peu comme le bon ou très bon film, qui mérite toute notre attention sans pour autant être meilleur que les autres. Alors qu'en fait c'est des films qui sont dans la sélection de ce prix et qui sont en parti financé par la France.
Bref, Black Dog est un bon film, original, très bien réalisé et avec des contraintes vraiment bien menés.
Sûrement le film de l'année 2025. La réalisation, le scénario et la mise en scène sont époustouflantes. Le film est taciturne, comme j'adore. Hu Guan est un prodige. Il invite au casting un autre réalisateur prodige chinois: Jia Zhangke.
Poème bleuté,dont on voudrait qu’il ne se termine jamais. Le comédien quasiment mutique joue une palette d’émotions sans sensiblerie dans le désert de Gobi. Son silence ne fait qu’attiser la curiosité.
Film coup de coeur ❤️ ! L'histoire d'un repris de justice dans un mépris de justesse. Une errance cohérente pour cet écorché vif en duo de solitaires avec un chien aussi sombre qu'une sidérurgie mandchoue en déclin. Ce taiseux déconstruit son passé au diapason d'une ville en destruction. Les murs tombent sous fond de The Wall. Hey you! nous interpelle autant qu'il accompagne notre acrobate entiché d'une danseuse. C'est simple ! C'est l'histoire d'un homme qui vient solder son passé et tend vers l'avenir. Nom d'un chien !
Il y a dans Black dog quelques fulgurances. Certaines séquences sont esthétiquement remarquables surtout dans la dernière partie qui rehausse un film qui traîne un peu en longueurs. A force de non dits, le propos du film notamment en ce qui concerne les actions des personnages nous échappe un peu. Black dog est lent parfois contemplatif mais manque paradoxalement d'épaisseur. Une œuvre qui mérite pour ses qualités artistiques qu'on s'y attarde mais qui souffre de ses problèmes de rythme.
De Hu Guan (2025). Titre original Gou Zhen un film étonnant comme un road movie de deux êtres , un homme et un chien , deux êtres solitaires , abandonnés dans un Chine elle aussi à la limite de l'abandon ! Très bien filmé que cette partie de la chine en l'occurence le désert de Gobi où la désolation de zones entièrement sinistrée donne à voire un pays loin des images d'une économie triomphante ! Entre des villes abandonnées aux hordes de chiens devenus sauvages et des no man's lands industriels limite apocalyptiques . Dans ces décors particulier , un être solitaire et mutique va devenir inséparable jusqu'à le chercher partout avec un chien . C'est parfois désenchanté , mais c'est souvent très beau . Et les silences de ce personnage écorché vif et solitaire avec son ami à quatre pattes en dit long . On s'étonne même comment ce film a pu être réalisé dans une Chine qui veut donner au monde une image triomphante ! Eddie Peng est formidablement touchant . Avec aussi , Liya Tong et Jia Zhangke .
Prix Un Certain Regard à Cannes, "Black Dog" se déroule dans un désert poussiéreux du nord de la Chine, où un ancien prisonnier est chargé de capturer des chiens errants avant une grande fête locale. Entre le western et le film existentiel, pas de grands discours, mais un regard précis sur des hommes cabossés, sur un monde qui avance sans eux. Le chien noir du titre devient plus qu’un animal : un double, un miroir, une sorte de frère muet du héros. La mise en scène, à la fois sèche et élégante, laisse de l’espace au silence, à la poussière, aux regards. C’est un film qui avance à pas feutrés, mais qui finit par frapper fort.